Autobiographie, réflexivité et construction des savoirs en didactique des langues
Molinié Muriel
L'HARMATTAN
29,00 €
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EAN :9782140353536
Les dispositifs de formation présentés constituent de véritables "échafaudages" permettant aux étudiants de se projeter dans le métier d'enseignant-chercheur, via des écrits réflexifs donnant de la voix au sujet du savoir : en train d'apprendre ; en tant que professionnel ; en tant que personne biographique. Dans cette triade énonciative, une identité historique s'énonce : celle de l'étudiant plurilingue, biographant le rôle joué par certains héritages culturels sur son sentiment d'illégitimité face aux normes d'une communauté sociolinguistique ; celle du doctorant retraçant l'impact qu'ont ses savoirs situés sur son engagement en thèse ; celle du chercheur historicisant sa trajectoire scientifique. La mise en question de leurs savoirs par ceux de l'autre les conduit-elle à instituer des rapports plus justes et sensibles entre langues, savoirs et cultures dominants vs minorés ? C'est l'une des questions que pose cet ouvrage.
Nombre de pages
284
Date de parution
20/05/2023
Poids
450g
Largeur
155mm
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EAN
9782140353536
Titre
Autobiographie, réflexivité et construction des savoirs en didactique des langues
Auteur
Molinié Muriel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
450
Date de parution
20230520
Nombre de pages
284,00 €
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...