La biographie de celui qui servit quatre régimes successifs tout en restant fidèle à ses idées. Il était important qu'une biographie fût enfin consacrée au comte Molé (1781-1855), figure marquante de l'Empire, de la Restauration, de la Monarchie de Juillet et de la IIe République. Fils du président Molé de Champlâtreux qui fut guillotiné, il servit Napoléon qui le nomma au Conseil d'Etat, puis le fit successivement préfet de la Côte-d'Or, directeur des Ponts et Chaussées et Grand Juge (ministre de la Justice). Il fut ensuite ministre de Louis XVIII avant de passer à une opposition modérée. Louis-Philippe le nomma ministre des Affaires étrangères, puis Premier ministre (1836-1839). Député sous la IIe République, il fut l'un des fondateurs du "parti de l'Ordre". Jean d'Ormesson dépeint Mathieu Molé dans "La Douane de mer" comme un conservateur opportuniste et sceptique, un "éternel rallié". Le journal "Le Siècle" le qualifia d'"adorateur de tous les soleils". Son adversaire privilégié, Guizot, et le petit groupe des "doctrinaires" furent féroces, l'accusant d'être léger et inconstant. Pourtant, le comte Molé, séducteur et séduisant, fut l'homme d'une triple fidélité à Napoléon, qu'il servit en 1814 jusqu'à la dernière minute alors que tant d'autres le trahissaient ; à ses idées : ordre et élitisme ; à une femme : Cordélia de Castellane, qui fut aussi un grand amour de Chateaubriand. Car le souvenir de Molé est inséparable de celui de l'écrivain, l'un de ses proches amis au début du siècle dans le salon de Pauline de Beaumont, avant que la méfiance puis une sorte de haine les séparent.
Nombre de pages
265
Date de parution
26/08/1994
Poids
387g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782262010478
Titre
Le comte Molé ou La séduction du pouvoir
Auteur
Molé Louis-Mathieu ; Sedouy Jacques-Alain de
Editeur
PERRIN
Largeur
140
Poids
387
Date de parution
19940826
Nombre de pages
265,00 €
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En Afrique, la condition de dépendance des personnes et des institutions est un sujet d'une grande actualité. Pour l'Eglise catholique en RDC, il s'agit d'une question lancinante et délicate, d'autant que cette dépendance revêt de multiples aspects. Le noeud du problème se situe, non seulement dans la précarité de vie et l'aide reçue des organismes humanitaires, mais aussi dans une législation qui place, de façon quasi permanente, les Eglises du Sud sous la tutelle du Dicastère missionnaire à Rome. Certaines contradictions naissent des difficultés à concilier impératifs du droit canonique et rigidités du droit étatique. L'ouvrage pose les fondements d'une meilleure connaissance des deux systèmes juridiques applicables aux biens ecclésiastiques. Il esquisse certaines pistes de réflexion afin de résoudre, dans un strict respect tant du droit de l'Eglise que du droit de l'Etat, les problèmes concrets auxquels sont confrontés l'Eglise et ses responsables. Cette dynamique articulant le droit canonique et le droit étatique est la recherche d'un ars boni et aequi adapté aux circonstances de temps et de lieu, c'est-à-dire d'un droit patrimonial particulier envisagé comme ius condendum.
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