Ethnologie et psychanalyse. L'autre voie anthropologique
Mohia-Navet Nadia ; Simonis Yvan
L'HARMATTAN
22,50 €
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EAN :9782738437587
Au départ, l'expérience d'une rencontre bouleversante : l'auteur, femme kabyle, découvre les Amérindiens à l'occasion de plusieurs : voyages "ethnologiques". Mais peut-être le terrain révèle-t-il un autre "primitif" que celui qu'on étudie : "le primitif en soi". Sans doute, ce livre veut en témoigner,le chercheur est-il conduit à un face à face incontournable avec sa propre singularité culturelle. Le terrain devient le cadre relationnel inattendu d'une analyse socio-culturelle - équivalant à une cure analytique -, qui n'est pourtant identifiée compte telle que beaucoup plus tard, lorsque la prise de conscience devient possible. C'est alors que s'impose la synthèse théorique : l'affectif et l'intellectuel, le psychique et le culturel, l'historique et l'actuel. l'Autre et Soi, ce sont la quelques-unes des dimensions initiées sur lesquelles peul se construire la position épistémologique du "primitif" anthropologue.
Nombre de pages
233
Date de parution
03/05/2000
Poids
286g
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EAN
9782738437587
Titre
Ethnologie et psychanalyse. L'autre voie anthropologique
ISBN
2738437583
Auteur
Mohia-Navet Nadia ; Simonis Yvan
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
286
Date de parution
20000503
Nombre de pages
233,00 €
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Franchir la mer, rejoindre un mari qu'elle ne connaît pas, que l'on a choisi pour elle : cet au-delà mythique deviendra pour Zehra comme pourtant d'autres le lieu de son malheur et une terre d'exil, déliquescence du coeur et de l'esprit. La rencontre de Zehra, paysanne illettrée, et de Nadia l'universitaire, qui partagent la même poésie de la langue et du souvenir, nous donne ce texte d'une grande profondeur humaine. L'exil, celui des femmes en particulier, est au coeur de ce livre, à la fois comme objet de réflexion et condition existentielle de son auteur. Par une écriture vivante, ce livre va au vif du sujet pour restituer, à travers une subjectivité affirmée, la réalité singulière, éminemment humaine, d'un phénomène - migration - que trop d'images déforment. L'écriture se fonde sur l'oralité dans quelques-unes de ses dimensions : comme mode d'expression privilégié d'une société marquée par l'exil - la société kabyle-, comme parole partagée qui dit l'exil des uns et des autres, enfin comme parole intérieure, compagne ineffable de la solitude, Mais au-delà du thème principal, une préoccupation hante l'auteur : celle de mettre en place une approche anthropologique affranchie de l'évolutionnisme social qui continue de marquer en profondeur la discipline.
Selon l'idée courante, l'ethno-anthropologie "moderne" se fonde sur l'expérience de terrain. En fait, c'est surtout l'enquête consacrée à la collecte des données ethnographiques qui occupe cette place déterminante, dans une démarche de connaissance dominée par le travail d'objectivation. Or, si l'on admet qu'il n'existe pas de réel humain en dehors de la relation à l'autre, alors il est temps de reconnaître l'expérience de terrain dans sa pleine réalité relationnelle et, ce faisant, de lui rendre sa juste place dans la démarche ethno-anthropologique. Les expériences considérées dans ce livre ne sont ni abstraites ni anonymes: ce sont celles que rapportent Bronislaw Malinowski dans Journal d'ethnographe, Michel Leiris dans L'Afrique fantôme et Claude Lévi-Strauss dans Tristes Tropiques. Pour l'essentiel, et dans le style d'un essai plutôt que d'un ouvrage académique, ce livre montre ce que la pensée ethno-anthropologique tend à ignorer: la relation à l'autre, cela même qui constitue fondamentalement toute réalité sociale. Ainsi ce livre s'adresse-t-il aussi aux sociologues qui pourront y trouver de quoi nourrir leurs réflexions méthodologiques et épistémologiques
La polysémie du terme même de professionnalisation ne permet pas de s'accorder sur un angle d'approche à privilégier. Une telle thématique est source de tensions dans la mesure où elle est le point nodal d'un rapport de forces entre deux systèmes dont les objectifs diffèrent : le marché du travail d'un côté, l'offre éducative de l'autre. Positionner le processus de professionnalisation comme objet central d'un ouvrage en sciences de l'éducation rend possible une lecture plurielle d'une problématique qui interroge le système éducatif en tant qu'il se transforme malgré lui pour répondre à des injonctions parfois paradoxales. Les auteurs ont développé des expertises dans les différents champs concernés ici : enseignement, formation, travail social. On trouvera dans cet ouvrage un effort définitionnel qui montre combien la professionnalisation est perçue à la fois comme un processus d'homogénéisation des pratiques à l'intérieur des groupes professionnels, mais également comme une injonction à modifier le contenu des savoirs transmis, pour répondre aux demandes du secteur productif en termes de compétences professionnelles ; ensuite une description des mécanismes de professionnalisation en termes de mise en oeuvre de dispositifs, d'ingénierie de diplôme, de modalités de financement et d'outillage des établissements d'enseignement supérieur et de ses acteurs ; enfin une réflexion sur les cadres théoriques ou idéologiques sous-jacents à ce processus de professionnalisation et les risques que cette évolution engendre sur le marché du travail et les systèmes de formation.