Un livre et recueil de promenades autour du Bassin d'Arcachon écrit par un amoureux lettré et rempli de références littéraires.Vingt-cinq ans de vie commune, presque la moitié de ma vie, ce n'est plus une union libre, c'est un mariage. Ce ne sont plus des vacances, c'est un emménagement. Ce n'est plus un décor, c'est le papier peint d'une existence. Fou de Bassin, je le suis devenu instantanément. Un regard, les odeurs, les jours, les nuits, les étés, puis le printemps et l'automne, inévitablement l'hiver à la manière d'une retraite, et enfin une expérience unique : 55 jours de confinement. Le bassin sans humains. Un pays offert à soi. Une lune de miel vertigineuse. Alors, il me fallait tout rassembler dans ce qui ne pouvait ressembler qu'à un livre, à cette vie imprimée de sensations. Textes insoumis, poèmes hirsutes, récits épiques, chroniques libres, promenades émerveillées, rêveries improbables et même les bains de mer se sont assemblés ensemble, ici, comme des souvenirs de voyage. Il faut des jambes pour se faire transporter par le bassin, des yeux pour s'impressionner, des bras pour nager dans ses eaux " intranquilles ". Le bassin est un pays rare. Aujourd'hui, c'est un livre...
Nombre de pages
201
Date de parution
16/07/2020
Poids
250g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782367602103
Titre
Fou de Bassin
Auteur
Moguérou Christian
Editeur
ERICK BONNIER
Largeur
145
Poids
250
Date de parution
20200716
Nombre de pages
201,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Longtemps, je me suis couché si tard, sans lire Proust... Mais, il m'est arrivé de coucher, ou de faire l'amour, avec des femmes singulières exerçant des métiers rares, de dormir seul, ou accompagné de mes doutes, donc j'écris dès le réveil. Alors il est là, l'homme qui vous écrit aujourd'hui, sexy, intelligent, comme aucun homme ne parvient à parler. Et sans doute comme toutes les femmes voudraient le lire. Surtout modeste. Je suis un mâle, je suis poli, je rêvais d'écrire à la suite de Simone de Beauvoir Le Troisième sexe. Sans doute n'en sommes nous pas si loin. Le Journal d'un mâle poli a été ma résurrection. Sans lui, je serai mort... A travers son journal quotidien, tenu durant plus d'une année, l'auteur croque notre société, hommes, femmes, Paris et ses fenêtres à la recherche du temps retrouvé, un Paname dandy et décalé, à travers différents portraits.
Je suis un homme, je suis le Mâle Poli, j'ai débuté ce journal un matin d'avant le printemps 2016, je dévorais Henry Miller, je n'avais toujours pas passé mon permis, j'approchais dangereusement de la cinquantaine, je devenais poivre et sel à certains endroits, je ne connaissais aucune amie qui avait songé à balancer son porc. J'avais eu recours à ce journal car je ne voulais pas rompre avec le bonheur, de vivre, de lire, d'écrire. Je ne vapotais pas, mes amours oscillaient entre l'expression de la nervosité, la douleur enfouie et la sujétion aux corps enhardis. Puis, un soir où le quartier de Montparnasse brassait son ventre et son esprit, mon éditeur décida de publier le premier volume de ce journal. Je l'ai poursuivi avec la même ténacité, convoquant l'époque et sa folle démesure, son incivilité et son désarroi, je flirtais avec cet exercice prodigieux : livrer un homme quinquagénaire aux femmes de toutes les conditions et aux hommes de toutes les hypothèses. Je ne suis pas devenu un mâle adroit, ni un mâle luné, je suis resté ce Mâle Poli, car finalement écrire, c'est se livrer corps et âme à l'absence de temps.
Donc ELLE(S)... Oui, mais qui sont-elles ? D'abord des femmes, des mères, des filles, des amies, des confidentes, des maîtresses, des aventures, des fantasmes, des apparitions, des souvenirs, des histoires, des chagrins, des sourires, des parfums, des vanités, des regrets, des douleurs, des instants, des fragments, des illusions et finalement des portraits et un livre. Je les ai tellement observées, tellement côtoyées, tellement aimées aussi, que je me devais de les écrire. Vous êtes forcément l'une d'entre ELLE(S).
C'est au coeur du massif des Aurès, dans le sud de l'Algérie, qu'au VIIe siècle vivait la puissante tribu berbère des Djéraoua, d'origine juive, dont la Kahéna était la reine. Cette femme, d'une beauté remarquable et dotée de pouvoirs étranges, prédisait l'avenir et guérissait les malades, jouissant parmi les siens d'une autorité indiscutée car elle rendait la justice avec équité mais savait aussi se montrer impitoyable. Lorsque les Arabes décidèrent de porter la parole du Prophète de par le monde, ils envahirent l'Afrique du Nord, détruisirent Carthage et chassèrent les Byzantins installés dans les colonies côtières. Refusant d'abjurer sa foi, la Kahéna rassembla les peuplades de l'Ifrikiya, de la Numidie à la Mauritanie et, à la tête d'une armée innombrable, parvint à infliger aux Arabes une terrible défaite. Ce fut le dernier acte de résistance contre l'Islam de cet étonnant peuple berbère, souvent méconnu, mélange d'anciens Libyens, Phéniciens et Juifsâ¦