Un certain M. Fabre. Valéry, Gide, Aragon et les autres...
Moatti Alexandre
H DIFFUSION
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EAN :9782363451644
A travers ce projet d'ouvrage illustré, l'auteur fait revivre un personnage des lettres parisiennes du XXe siècle, Lucien FABRE (1889-1952), prix Goncourt 1923. Cet ouvrage est le fruit d'une recherche de plus de dix ans, sur ce qui peut rester d'un personnage en son temps assez connu (principalement de 1920 à 1945) : qu'est-ce que la notoriété résiduelle d'un tel personnage ? L'ouvrage, à mi-chemin entre l'essai historique et la biographie, est bâti comme un docu-roman, incarnant de manière vivante les différentes facettes successives de notre héros : homme de lettres, très présent dans les salons littéraires (grand fidèle de Paul Valéry, mais moqué par Aragon), vulgarisateur scientifique, ingénieur, chef d'entreprise, navigateur, aviateur, candidat en politique, auteur de théâtre à la fin de sa vie. C'est toute une partie de l'histoire du XXe siècle, avec des points communs mais aussi des écarts importants, parfois surprenants, avec celle du XXIe siècle, qui apparaît ici, et qui est susceptible d'étonner un lecteur contemporain. L'iconographie interne à l'ouvrage (en noir & blanc) est dans cet objectif un précieux auxiliaire. Ces allers-retours entre les deux siècles sont soulignés par l'auteur, qui s'est d'une certaine manière identifié à son personnage. Sommes-nous tous des Lucien Fabre, voulant sortir du lot, généralement sans grand succès rétrospectif ...
Nombre de pages
155
Date de parution
12/06/2025
Poids
400g
Largeur
160mm
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EAN
9782363451644
Titre
Un certain Monsieur Fabre. Aragon, Gide, Valéry et les autres
Auteur
Moatti Alexandre
Editeur
H DIFFUSION
Largeur
160
Poids
400
Date de parution
20250612
Nombre de pages
155,00 €
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Le transhumanisme a le vent en poupe. Les prouesses et promesses conjuguées de l’informatique et de la biologie se chantent sur tous les tons à la une des médias. En bref : l’homme de demain ne nous ressemblera guère ! Mais cette chanson n’est pas nouvelle. Même revue par la technologie, elle parle toujours, in fine, d’eugénisme et de sélection, thèmes tabous que l’on agitait déjà dans les années 1930. On se demandait alors jusqu’où iraient les machines et si l’homme, dépassé par la science, ne pourrait pas en outre être modifié par elle. Quand le physiologiste Alexis Carrel, prix Nobel 1912, milite pour un eugénisme actif, Jean Rostand évoque le « surhomme » et Teilhard de Chardin l’ « ultrahumain ».Les racines du transhumanisme ne sont pas exclusivement françaises, mais elles ressortent avec une étonnante netteté de cette analyse, qui les montre croisant et recroisant les autres grandes idéologies du siècle dernier. Les technologies les plus « avancées » posent en termes nouveaux des questions débattues depuis un siècle : l’histoire des idées décrit parfois des boucles inattendues.
Internet est un formidable outil d'accès à la connaissance, grâce aux moteurs de recherche, aux encyclopédies, à de nombreux sites scientifiques ou culturels ; pourtant, en France notamment, des voix s'élèvent pour critiquer cet Internet de la connaissance. Sans verser dans l'angélisme, la technophilie aveugle et moins encore le transhumanisme, cet ouvrage analyse ces postures de critique et, quand elles existent, les alternatives proposées. Ainsi, qu'est-il advenu du projet "bibliothèque numérique européenne", censé contrer Google Livres, et Google lui-même ? De même, comment peut-on expliquer les diatribes anti-Wikipedia qui apparaissent régulièrement dans la presse ? Et ce alors que nos concitoyens utilisent massivement ces outils : faisons confiance en nos pairs internautes, capables d'apprendre sur Internet et d'y exercer leur discernement. Finalement, de manière plus générale, le livre examine si certaines positions de défense exacerbée des droits d'auteurs ou de conservation des données publiques (comme l'iconographie muséale, ou les émissions culturelles de radio) ne nuisent pas, en France, à la diffusion numérique de la connaissance, avec un effet inverse à l'objectif de rayonnement culturel français.
Pourquoi est-il difficile, dans certains lycées, d'enseigner la théorie de Darwin à une partie des élèves musulmans ? Cette opposition à une théorie scientifique pourtant structurante de la science contemporaine s'inscrit dans une forme d'imbrication entre science et religion, qu'on peut appeler concordisme. L'ouvrage analyse, à partir des discours et écrits de certains penseurs musulmans contemporains ? notamment Tariq Ramadan ?, la critique d'une science dite " occidentale ", certains allant jusqu'à proposer une " science islamique ", plus conforme aux principes de la religion. Cette critique trouve ses racines historiques dans une opposition à la modernité technique occidentale dès les années 1920, avec l'effondrement de l'Empire ottoman et la création des Frères musulmans. Si certains de ces arguments critiques sont intéressants et rejoignent dès les années 1970 une critique écologique de la science, ils se sont trouvés amplifiés sur internet, dans des discours radicaux qui n'ont plus rien d'académique. Enfin, l'ensemble de ces discours en arrive à remettre en cause la démarche scientifique en elle-même. C'est pourtant cette capacité de questionnement, induite par la relation à la science, que doit prendre en considération l'islam d'aujourd'hui.
Cet ouvrage, pour la première fois, met en lumière la "clownanalyse". Initiée par les auteurs, cette pratique artistique mobilise et combine de façon originale deux champs jusque-là disjoints : l'improvisation théâtrale en jeu de clown et l'intervention sociale à la demande d'une organisation, d'une entreprise ou d'une institution. Cette innovation replacée dans le contexte culturel et sociopolitique a ouvert avec le clown d'intervention sociale de nouveaux espaces de jeu dans les organisations et dans la vie sociale. Son sens sociopolitique et artistique est décrypté et son évolution depuis une trentaine d'années. Les clownanalystes du Bataclown s'investissent sur le terrain social, comme semeurs de rires et comme ferments des valeurs de solidarité et d'émancipation. A leur suite, les clowns d'intervention sociale traversent les lieux et les événements publics avec empathie et humour plutôt qu'avec agression et ironie, pour rejoindre sans contraindre, révéler sans abuser... Une tragique actualité a mis en valeur l'importance sociale et la fragilité des caricaturistes et dessinateurs de presse... Avec eux, la clownanalyse traite de l'actualité sociale et politique et des enjeux du monde par le jeu métaphorique, l'effronterie et la dérision, dans une prise de distance avec les problèmes ainsi dédramatisés. Entre jeux de miroir et changements de regard, ils témoignent d'une inventivité sociale sur le registre d'un jeu parodique, critique et régénérateur d'une réelle modernité, retrouvant une fonction politique/poétique dont nous avons bien besoin pour humaniser la vie sociale et explorer son potentiel d'imaginaire. Empêcheurs de tourner en rond, pertinents et impertinents, ces miroirs révélateurs incitent à imaginer et à agir, ferments d'espoir et de transformation.
La mémoire peut-elle tutoyer l'Histoire et lui faire entrevoir des réalités volontairement ou inconsciemment refoulées ? C'est à cette question que tente de répondre cet ouvrage sans la poser solennellement. Si la colonisation de l'Algérie est aujourd'hui reconnue comme "un crime permanent" elle a aussi été une rencontre, riche et intense, entre des cÅurs, des chairs, des cultures, des langues, des rires, des joies de vivre et des désirs d'humanité. Démêlant l'accessoire et l'essentiel avec une finesse et une lucidité singulières, trente personnalités d'Algérie et de France, universitaires, chercheurs, artistes, écrivains, diplomates, architectes, médecins et hommes de foi, tous "vêtus de peau fraternelle" se sont plongées dans l'intimité des mémoires franco-algériennes pour en extraire ce qu'il y a de beau et de commun : les promesses de l'avenir. La pluralité même des points de vue, récits de vie, témoignages et analyses fait de ce travail polyphonique un objet original.
Être idiot en politique n'est pas forcément un handicap mais plutôt une ressource nécessaire pour retrouver une fraîcheur dans le questionnement. À travers des dialogues philosophiques, des rencontres, des discussions et des expériences dans des milieux socio-culturels variés, le personnage principal de ce récit, retrouve grâce à son idiotie enjouée de nouvelles orientations capables d'atténuer la misère sociale et spirituelle qui est présentement la nôtre, malgré l'abondance des biens et les progrès en tout domaine des technologies nouvelles. « L'Idiot » est un récit littéraire qui retrace le cheminement d'une réflexion politique qui dégage les soubassements affectifs du politique. Sans être retenu par les convenances intellectuelles et politiques, l'idiot fait ironiquement apparaître la folie interne du politique et le démembrement de la démocratie. Il s'achemine vers la découverte de la dualité du monde qui est le nôtre en tant qu'un autre rapport à la Terre.