Dans cet ouvrage, Mgr Roland Minnerath aborde quatre sujets réputés difficiles et qui se situent au coeur de la relation foi et raison : la création, l'âme humaine, la résurrection de la chair, le sens de l'histoire. Ces études ont fait l'objet, en 2006, des conférences de Saint-Bénigne à Dijon, conférences qui ont pour but de montrer que le christianisme est capable d'inspirer une pensée sur l'homme, la société, l'histoire, qui puisse rejoindre l'humanité de l'homme, sa raison, sa sensibilité et son coeur, et qui puisse être partagée, développée et enrichie par tous. Ces quatre études se déploient de l'instant de la création à celui de la transfiguration finale, et se nouent autour de la figure du Christ, homme nouveau, « par qui et en vue de qui tout a été fait » (Col I, 16-17). La révélation biblique nous tourne vers un horizon de sens qui sature notre curiosité tout en l'aiguisant toujours davantage. Elle nous enseigne avec réalisme que ce monde a été voulu par un Créateur pour un but précis : associer la création entière à sa propre vie, par amour. Le dessein de Dieu se réalise dans son Fils épousant notre chair et, avec elle, l'indicible souffrance des créatures. Pour la création entière, passer par la souffrance et la mort est le chemin qui mène à la résurrection glorieuse, où l'Esprit renouvelle toute chose. L'ouvrage montre la pertinence de la foi, qui ne retire pas à la raison et à la science leur autonomie, mais accueille paisiblement la révélation divine. Il insiste sur l'anthropologie chrétienne éclairée par la vision christique de l'homme et de l'histoire. Le propos est concis, solide et très abordable.--In this book, Mgr Roland Minnerath treats four reputedly difficult subjects at the heart of the relation between faith and reason: the Creation, the human soul, the resurrection of the flesh, the meaning of history. In 2006, these studies were the subject of conferences from Saint-Bénigne to Dijon, whose aim was to demonstrate that Christianity is capable of inspiring a philosophy of mankind, society and history one that can converge with man's humanity, reason, sensitivity and emotions, and be shared, developed and enriched by all. These four studies span a period from the instant of the creation to the final transfiguration, and come together in the person of Christ, the new man, who is "before all things, and by him all things consist" (Col I, 16-17). The Biblical revelation points us to a horizon of meaning which satisfies our curiosity while constantly kindling it. It teaches us, with realism, that this world was desired by a Creator for one precise purpose: to associate the whole creation to his own life, through love. God's design is realized when his Son assumes our flesh and with it, the indescribable suffering of his creatures. For all creation, to pass through suffering and death is the way to the glorious resurrection, in which the Spirit renews all things. This book reveals the importance of faith, which does not deprive reason or science of their autonomy, but serenely welcomes the divine revelation. It highlights Christian anthropology enlightened by the Christic vision of man and history. The text is concise, well founded and highly accessible.
Construit pour les trois moments de l'apprentissage de la foi : première annonce, initiation, approfondissement. Il répond à ce besoin maintes fois exprimé : une catéchèse qui nous permette de nous approprier les données fondamentales de la foi et de la vie chrétiennes. Largement illustré, ce sont donc plus de 80 questions qui y sont abordées pour chacun de ces moments, déclinées dans le langage de l'enfant, de l'adolescent et de l'adulte, accompagnées de textes de références de la Bible ou de l'enseignement de l'Eglise. Un parcours innovant et moderne mais en même temps très pédagogique et transmettant lesfondamentaux de la foi de manière organisée.
Un mouvement est en cours depuis le concile Vatican II qui, en revenant aux sources de l'initiation chrétienne, a déjà permis de rétablir pour les catéchumènes adultes l'ordre des trois sacrements : baptême, confirmation, eucharistie. Il s'agit de passer de la doctrine, clairement exposée par le Magistère, au changement de nos pratiques pour parvenir à une administration de ces sacrements au plus jeune âge alors que la confirmation est souvent reportée à l'adolescence avec un résultat connu : beaucoup de jeunes abandonnent le contact avec la vie de foi avant même d'être confirmés. C'est pourquoi beaucoup de diocèses dans le monde reviennent à un âge plus précoce pour ce sacrement. L'enjeu pastoral est évident.
Présentation de l'éditeur Notre époque rejette la religion associée à la violence, à l'obscurantisme, à l'intolérance. Elle produit aussi des pseudo-religions séculières, où l'homme et la société, privés de toute relation à la transcendance, sont rendus vulnérables à l'emprise des puissances technologiques, économiques et médiatiques. Seule la religion vraie ouvre le chemin vers l'infini de la vérité, qui n'appartient à personne. Le Christ est le visage de la vérité incarnée, infinie et proche.Le monde doit au christianisme les fondements de la liberté humaine : distinction entre le temporel et le spirituel, la raison et la foi, la nature et la grâce, la science et la mystique, la personne et le bien commun, la justice et la charité, l'Église et l'État, le pouvoir comme service, l'homme comme le coopérateur et l'intendant de Dieu dans la création, non le maître absolu de la nature. Seule la perspective de la vérité affranchit de la domination du plus fort ou du plus habile. L'heure de vérité est celle où les chrétiens sont appelés à témoigner du règne du Christ et de la vérité qui rend libre.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.