Une des branches originelles du Droit international public, le Droit International Humanitaire est un ensemble des règles internationales d'ordre conventionnel et coutumier. Elles sont porteuses d'interdictions, des obligations et prescriptions à observer au cours d'un conflit armé, pour limiter la liberté des belligérants quant au choix des méthodes et des moyens de combat et pour protéger les personnes qui ne participent pas ou plus aux hostilités. Il est un corps de normes qui protègent "...les droits essentiels et la dignité de la personne en temps de conflit armé." L'auteur peint un tableau présentant le DIH comme un équilibre entre les considérations humanitaires et les nécessités militaires. Les règles du DIH ne sont pas dérogeables. Car, par essence, elles constituent un Droit exceptionnel, qui régit des circonstances graves. Le respect du Droit international humanitaire est indifférent de la licéité ou non de la guerre. Qu'un Etat soit victime ou non au regard du jus contra bellum, il reste tenu par le Droit humanitaire. Ni la légitime défense, ni le maintien ou le rétablissement de la paix ne permettent de se passer des obligations humanitaires. Ils n'autorisent non plus de s'en prendre à des catégories de personnes et de biens protégés ou d'utiliser des moyens et des méthodes prohibés. Une autre spécificité des "Leçons du Droit international humanitaire" demeure, selon l'auteur, le jumelage nécessaire entre le DIH et le Droit international pénal.
Cet ouvrage se veut un outil important qui permet aux membres de ces institutions et structures de l'État de se familiariser avec les concepts qu'ils sont appelés à utiliser ou à rencontrer dans l'acquittement de la mission leur confiée par le peuple souverain. Il a été conçu pour servir d'instrument d'information, mais aussi de travail pour ceux qui sont pourvus du pouvoir de vouloir pour le peuple.
Dans la perspective de la tenue (annoncée) de "Concertations en vue de raffermir la cohésion nationale en République Démocratique du Congo", Jean-Pierre Kambila Kankwende Wa Mpunga, figure intellectuelle bien connue du débat politique congolais, reprend sa plume. Avec une ambition à la fois théorique et politique : objectiver plus largement la notion de la "cohésion nationale" qui, comme un serpent de mer, traverse l'histoire politique si complexe, et sinueuse du plus grand pays de l'Afrique noire. Après une synthèse théorique, qui fixe les notions de base du livre (quid de la nation, de la cohésion nationale...), l'auteur examine avec clarté et pertinence les conditions de la naissance et du développement de la nation congolaise, et s'interroge sur l'état de sa cohésion après plus d'un siècle d'existence de la RDC. L'auteur conçoit son texte comme "une arme de guerre" : sa contribution à la résistance contre l'agression dont la RDC est l'objet. Il tente de démontrer que seule une cohésion mieux affirmée peut assurer un avenir, autre que violent, à la République Démocratique du Congo.