Un groupe de huit femmes, se sont réunies chaque mois durant deux années pour écrire et partager entre elles quelques éléments importants de leur histoire de femmes au cours du siècle écoulé. Elles appartiennent à la même génération - elles ont toutes dépassé la cinquantaine - et elles sont toutes diplômées de l'enseignement supérieur. Bien des femmes, sans doute, se retrouveront dans leurs propos : dans les satisfactions qu'elles ont pu éprouver en ce siècle où les acquis juridiques et sociétaux ont été très importants pour les femmes, mais aussi dans les difficultés vécues en cours de trajectoire. Le fait que ces femmes soient plutôt privilégiées, confère un poids réel au témoignage des obstacles qui ont pu jalonner leurs itinéraires. Pour se construire en tant que femmes, elles se sont diversement mesurées aux pressions sociales qui pèsent sur le Genre féminin dans nos sociétés et au modèle traditionnel de la femme, pourtant déjà fortement ébranlé. Leur construction identitaire de femme dans cette deuxième partie du 20ème siècle s'entoure des questionnements et des tensions que l'émergence et le développement des féminismes ont largement contribué à faire naître. Leur appartenance au Genre féminin dans un environnement historique et social donné, définit bien certaines des caractéristiques et des options qu'elles ont en commun ; elle n'épuise pourtant pas, à l'évidence, une construction identitaire de soi, dont la dimension individualisante est si importante en ce siècle.
Nombre de pages
164
Date de parution
02/06/2004
Poids
184g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747563963
Titre
Ecrire sur soi entre femmes
ISBN
2747563960
Auteur
Million-Lajoinie Marie-Madeleine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
184
Date de parution
20040602
Nombre de pages
164,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Eté 1947, fait divers tragique : la brusque montée des eaux dans un chenal emporte un camp de jeunes filles. Près d'un demi-siècle plus tard, une victime et témoin à la fois se souvient. Ce texte est articulé autour du récit autobiographique d'un événement traumatique de l'adolescence et des traces peut-être insoupçonnées qu'il imprime à la "vie d'après". "L'autre rive" ne serait donc pas seulement celle que certaines n'atteignirent pas lors de ce naufrage collectif ; c'est aussi celle entrevue à divers moments de sa trajectoire par une femme du XXe siècle, confrontée aux importantes mutations sociétales qui ont marqué son époque. L'auteure se livre, sans complaisance, à une pratique longuement étudiée par ailleurs. Ce récit très personnel, nourri de références littéraires et de sciences humaines, propose aussi une réflexion sur le récit de soi qui rencontre un public de plus en plus large depuis quelques décennies, notamment parce qu'il constitue un moyen de transmission intergénérationnelle privilégié.
Million-Lajoinie Marie-Madeleine ; Lejeune Philipp
Pourquoi, dans quelles "situations", sous la pression de quel "désir" entreprend-on d'écrire son récit de vie ? La question est posée ici à partir d'une lecture sociologique de récits de vie non publiés, mais déposés auprès de l'A.P.A. (Association Pour l'Autobiographie) ; lecture centrée sur la "reconstruction de l'identité" dans le récit, par l'articulation entre le "Je" et le (les) "nous". Les auteurs de récits de vie autobiographiques, en revisitant leur itinéraire, cherchent à reconstituer la continuité et l'unicité de leur personne au travers d'une histoire où se lisent le plus souvent la diversité et le changement. L'écriture de soi, quelle qu'en soit la forme, constitue de nos jours l'un des symptômes de la valorisation de la personne individuelle ; c'est aussi une expression de la "revendication identitaire" dont est porteuse, sous diverses formes, la société actuelle. La lecture et l'analyse qualitative de quatorze récits de vie rédigés par des hommes et des femmes d'origine sociale et culturelle diversifiée, ayant atteint ou dépassé la soixantaine, ont été complétées par des entretiens avec leurs auteurs. La présentation adoptée leur fait une large place à travers citations et extraits d'interviews.
Million Stéphane ; Dustan Guillaume ; Cuvilliez Jo
Résumé : Quand Stéphane Million m'a demandé d'ouvrir le nouveau Bordel, j'ai été émoustillé ; dans un premier temps, tout du moins. C'est vrai que je suis sensible à toute proposition presque intellectuelle. Cela me fait chaud dans mon petit c?ur qui a été malade et encerclé d'un virus meurtrier à l'âge de seize ans. Une fois le passage du nuage égocentrique, j'en suis venu à me demander si, déguisée derrière cette proposition, on ne trouvait pas l'esquisse d'une petite charité en vue de mon dés?uvrement sensuel. Selon le vieil adage, le premier venu est le premier servi... J'imaginai alors que tout le monde allait me regarder, et que je ne serais pas à la mesure de la chose. On me pousserait dans le dos : " Allez vas-y, tu nous l'ouvres ce Bordel ! "
« La chambre de la princesse possédait un balcon qui donnait sur la campagne. Un jour, elle s'y assit pour coudre. Elle contemplait le paysage magnifique qui se déployait devant le château, les bois et les collines, lorsqu'elle vit arriver sept lapins blancs qui formèrent une ronde sous son balcon. Elle était si surprise et occupée à observer les lapins que, dans un moment d'inattention, elle laissa échapper son dé à coudre. » Mais que faire d'un dé quand on est un lapin? Et pourtant ce conte a une suite, car, dans les contes espagnols comme dans tous les contes, il ne faut pas se fier aux apparences. Observez donc soigneusement les lapins, les grenouilles, sans oublier les lézards. Restez sur vos gardes et n'hésitez pas à questionner les oiseaux, ils parlent la langue des hommes. Surtout méfiez-vous du diable. Il est partout, dans les forêts et sur les chemins, et il joue aux cartes comme personne. Mais n'ayez pas peur, les enfants sont toujours vainqueurs, même la fille du diable, les amoureux aussi.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.