En mai 1983, le Théâtre d'Art populaire de Pékin accueille la première de Mort d'un commis voyageur. Arthur Miller, son auteur, assure lui-même la mise en scène de la pièce. Les obstacles politiques quant à la tenue d'un tel événement se sont avérés surmontables, mais abolir le fossé culturel qui sépare les deux pays relève peut-être de l'utopie. Outre l'océan qui les sépare, c'est aussi un vocabulaire, celui du capitalisme, qu'il lui faut faire entendre : "assurance-vie", "commis voyageur", "rente" relèvent pour la troupe et le public chinois d'une abstraction inintelligible. Au cours des six semaines passées en Chine, le dramaturge américain tient un journal mêlant réflexions culturelles et politiques : il y raconte comment le défi esthétique qu'il s'est lancé se transforme peu à peu en une fascinante expérience humaine. Ce document littéraire exceptionnel, jusqu'alors inédit en France, tient autant du reportage, à l'instar des Muses parlent de Truman Capote, que des carnets de mise en scène, dans la grande tradition des journaux de Roger Blin ou Jean Genet. "A un moment donné, lors de ces derniers adieux où nous étions pressés en groupe, je ne saurais dire pourquoi j'ai ressenti une sorte de désespoir ; c'était peut-être la peur, quand tout a été dit et fait, de ne plus avoir la moindre idée de ce que j'étais venu chercher ici ? ce que ma pièce signifierait pour les Chinois, et ce que les comédiens en avaient fait du plus profond de leur coeur."
Nombre de pages
285
Date de parution
06/04/2017
Poids
317g
Largeur
141mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782364682627
Titre
Un commis voyageur à Pékin
Auteur
Miller Arthur ; Debru Claire ; Morath Inge
Editeur
SOUS SOL
Largeur
141
Poids
317
Date de parution
20170406
Nombre de pages
285,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Peters, retraité que ronge une interrogation fondamentale, sans cesse à la recherche d'un « sujet » et d'un sens à la vie, entre dans un night club acheter des chaussures « extra-fines » en compagnie de Calvin, qui lui fait l'apologie des toilettes pour dames... Défilent alors des personnages avec qui il devisera sans relâche de sujets qui lui tiennent à coeur : Larry, à la recherche de sa femme Cathy-May - créature peu farouche venant hanter Peters -, Leonard et Rose, jeune couple encore insouciant qui attend un enfant, son épouse Charlotte, et l'énigmatique Adele, peu bavarde et imposante. L'absurde est présent dans les dialogues et les situations : Rose et Charlotte reviennent émerveillées des toilettes, Leonard ne sait s'il sera « accepté » comme père de l'enfant...Mais quel est donc cet endroit, ce night-club étrange où Peters semble voir revivre des morts et se sent porté aux confidences ? Serait-il mort lui aussi ? Le final proposé fait perdurer l'ambiguïté : Cathy May n'est pas une apparition, et père et fille se retrouvent dans l'obscurité et la solitude. Serait-ce cela, le « sujet » ...
Un hôtel, perdu au milieu du désert, quelque part en Californie, au début des années soixante. Une équipe de cinéma. Un film qui rappelle étrangement les Misfits de Huston, et son cortège de malédictions... Le tournage a dû être interrompu: la star, Kitty, dépressive, droguée aux médicaments, est incapable de sortir de son lit. Dehors, un feu de forêt menace l'hôtel. A l'intérieur se joue la vie d'une femme trop belle, trop célèbre et trop fragile - et l'avenir d'un film. L'ultime pièce d'Arthur Miller raconte, à peine déguisée, l'histoire du dernier film achevé de Marilyn, la ronde des croque-morts autour d'une déesse au crépuscule, la pathétique comédie des hommes. Une pièce cruelle et sublime. Biographie de l'auteur Arthur Miller, né en 1915 à New York et disparu en février 2005, est l'un des plus grands dramaturges du vingtième siècle. Son autobiographie, Au fil du temps, a été publiée par les éditions Grasset en 1988.
NEW-YORKAIS bon teint, descendant d'une famille anglaise dont les racines remontent au XIXe siècle, Laurent Newman achète sa première paire de lunettes. Celles-ci font ressortir son nez. Tout d'un coup sa vie bascule... on le prend pour un juif. Pressions, brimades, agressions, la spirale de la haine est inéluctable. Son épouse, la sensuelle et passionnée Gertrude, ne pourra éloigner l'orage. Et quel rôle jouera M. Finkelstein, le marchand de journaux du coin de la rue ? Avec Focus, Arthur Miller ose, dès 1945, s'attaquer à un sujet tabou : la présence d'un antisémitisme latent mais bien réel dans la société américaine. L'écriture, d'une grande sensibilité, nous fait découvrir le romancier derrière le dramaturge. Focus fut le premier roman d'Arthur Miller.
Dans ce livre, où chaque page représente un âge, se trouve tout ce que l'on apprend au cours d'une vie, de 0 à 99 ans.?Un ouvrage destiné à toute la famille, à feuilleter dans un sens comme dans l'autre, pour apprendre à grandir et réapprendre à s'émerveiller.
Un récit poignant et magnifique sur la perte d'un enfant, couronné par deux prix prestigieux en Espagne : le Premio Tigre Juan et le Premio Ojo Crítico de Narrativa. "Un fils s'en va, et son départ devient un livre qui nous captive et nous attriste.' Manuel Vilas "Ce livre est un dictionnaire à une seule entrée, la quête d'un mot qui n'existe pas [...] : celui par lequel on nomme les parents qui ont vu leurs enfants mourir.' C'est pleinement conscient de cette faille du langage que Sergio del Molino tente de cerner les contours de la douleur, de cette douleur innommable qui ne le quitte jamais. Plongé dans un crépuscule continu, l'"heure violette', selon l'expression empruntée au poète T. S. Eliot, il tente de trouver les mots justes pour raconter la maladie de son fils, Pablo, atteint d'une leucémie à l'âge de dix mois, et sa mort. L'Heure violette est un récit sensible dans lequel l'auteur navigue entre infraordinaire, fragments d'hospitalisation, réminiscences musicales et résonances littéraires pour adresser une émouvante lettre d'amour à son fils disparu. Un texte déchirant, en écho à certains grands livres de la littérature du deuil comme À ce soir de Laure Adler, Martin cet été de Bernard Chambaz, ou encore Philippe de Camille Laurens
Journal d'amitié magnifique, Amphibienne d'Emmelene Landon est le récit, par-delà le traumatisme et l'amputation, d'une célébration du vivant. Un texte formidable et envoûtant. En escale à Nouméa, Emmie, écrivaine de marine et peintre, rencontre Phuong, professeure de français et nageuse invétérée ; une amphibienne. C'est un coup de foudre amical. Emmie rentre à Paris où elle vit et où est installé son atelier. Une correspondance aux airs de journal d'amitié se dessine au fil des pages. Les deux femmes discutent de leur rapport à la mer : Emmie a eu l'occasion d'entreprendre de longues navigations et l'océan est omniprésent dans son art, tandis que Phuong y voit un lieu de ressource. Elles évoquent aussi leur relation au vivant, à la Nature, à la création... Une date vient brusquement interrompre le cours de leurs échanges : le 29 janvier 2023, Phuong est attaquée par un requin. Elle survit à ce qu'elle tient à appeler "l'accident', mais son état est critique. Transportée en Australie pour être soignée, elle entame une longue période de reconstruction. Leur compagnonnage se poursuit dans une forme de quiétude inespérée, sans jamais que cette force de vie tombe dans l'écueil de la résilience. Vibrant, presque incantatoire, Amphibienne est une célébration de l'élan vital et de l'amitié
Leur mémoire ne cesse de sauter d'un point à l'autre, constate Victoria, comme les pages d'un livre qu'on aurait arrachées et mélangées.' Mars 2022. Un mois après le début de l'invasion russe, Volodymyr Vakulenko, l'original d'un petit village de l'est de l'Ukraine, si fier de publier des livres pour enfants, est kidnappé par l'occupant. Il disparaît. Au même moment, de l'autre côté du pays, Victoria Amelina, jeune espoir de la littérature ukrainienne, décide de s'engager dans une organisation qui documente les crimes de Moscou. De tous ces petits faits vrais, de ces mots patiemment recueillis, elle veut faire un livre sur la guerre, se confronter au réel et en ces temps de détresse oublier la fiction. Sous le cerisier d'un jardin, après le retrait des troupes russes, elle déterre le journal d'occupation du disparu. En reportage en Ukraine, Ariane Chemin la croise peu avant Noël 2022, à Kharkiv, veillant une bougie à la main le cercueil du poète dont on vient enfin de retrouver le corps. La romancière des villes met alors toute son énergie à faire publier le manuscrit inachevé. Mais en Ukraine, depuis un siècle, la guerre ne cesse de rattraper les livres et les écrivains. La roue du malheur n'en finit pas de tourner.