Hormis les œuvres de Comte lui-même, rien n'a peut-être autant contribué à faire connaître le positivisme que cet opuscule. A la différence des autres grands classiques des études comtiennes, il ne s'agit pas d'un travail universitaire, ce qui n'a pas été pour rien dans son succès. L'auteur ne s'adresse pas aux seuls spécialistes, et offre, en deux cents pages, une vue d'ensemble qui, si elle demande à être corrigée sur bien des points, ne manque pas de mérites. Pour qui ne connaît l'œuvre de Comte que par ouï-dire et s'en tient au sens actuel de positivisme, la lecture fera l'effet d'une découverte. La présence de Clemenceau au côté de Comte et de Mill témoigne de ce que la politique positive n'était pas moins importante alors que la philosophie positive. Si nos contemporains s'obstinent à refuser à Comte la place qui lui revient, c'est qu'ils ne savent que faire d'un penseur qui, n'étant ni révolutionnaire ni libéral, met en échec les schèmes classificatoires aujourd'hui en vigueur. La présentation du Cours et du Système est accompagnée d'un examen critique. Depuis 1865, les temps ont bien changé, mais le débat entre les deux auteurs n'a rien perdu de son actualité.
Nombre de pages
202
Date de parution
03/05/2000
Poids
286g
Plus d'informations
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EAN
9782738478672
Titre
Auguste Comte et le positivisme
ISBN
2738478670
Auteur
Mill John Stuart
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
286
Date de parution
20000503
Nombre de pages
202,00 €
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Le sujet de cet essai est la liberté sociale ou civile : la nature et les limites du pouvoir que la société peut légitimement exercer sur l'individu. Cette question, bien que rarement posée ou théorisée, influence profondément les controverses pratiques de notre époque par sa présence latente et devrait bientôt s'imposer comme la question vitale de l'avenir. (...) Je considère l'utilité comme le critère absolu dans toutes les questions éthiques ; mais ici l'utilité doit être prise dans son sens le plus large : se fonder sur les intérêts permanents de l'homme en tant qu'être susceptible de progrès. Je soutiens que ces intérêts autorisent la sujétion de la spontanéité individuelle à un contrôle extérieur uniquement pour les actions de chacun qui touchent l'intérêt d'autrui."
Comment savoir ce qui est bien ou mal ? Ce que la société doit autoriser ou interdire ? Cette question très ancienne se pose d'une manière plus urgente à une époque où les sciences ouvrent tellement de possibilités nouvelles : doit-on permettre aux parents de choisir le patrimoine génétique de leurs enfants ? Doit-on fournir un revenu même à ceux qui ne veulent pas travailler ... Depuis l'Antiquité, les philosophes recherchent les bons critères pour trancher ce genre de questions. Selon une des écoles éthiques les plus anciennes, mais toujours actuelle, la pierre de touche des bonnes lois et institutions est leur conformité avec la nature. Dans ce bref essai, John Stuart Mill affirme que ces doctrines sont creuses et nocives et il tente de démontrer que " la conformité avec la nature n'a absolument rien à voir avec le bien et le mal ". Au passage, Mill critique sans pitié le célèbre premier chapitre (" La loi naturelle ") de De l'esprit des lois de Montesquieu " considéré, même de nos jours, comme de la philosophie profonde par la plupart des penseurs français ". Un lexique original, à la fin du livre, donne les différentes acceptions des principaux mots techniques utilisés dans la philosophie morale anglaise, en attirant l'attention sur les problèmes posés par leur traduction. La réédition de ce classique de la philosophie politique, dans une nouvelle traduction, sera très utile à tous ceux qui s'intéressent aux débats sur les rapports entre nature, éthique et politique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...