Konstantin Mihajlovic, Serbe d'Ostrovica, village situé non loin de Nish, fut capturé par les Turcs à l'âge de vingt ans en 1455. Incorporé de force dans le corps de Janissaires du sultan ottoman, il fut à nouveau fait prisonnier par les Hongrois en 1463. Ayant recouvré sa liberté, il s'en fut en Bohème, puis en Pologne. C'est là qu'il écrivit son ouvrage, une Chronique turque. Mais ce livre présente nombre de parts d'ombres. On ne sait, en réalité, en quelle langue au juste il fut écrit. Il en existe des versions en tchèque et des versions en polonais, mais, quant à la version originale qui aurait du être en serbe, on ignore tout. Ces considérations philologiques ne sont guère tout à fait dénuées d'intérêt: la Chronique turque de Konstantin est un tableau du monde ottoman en plein essor, rapporté par un homme qui passa près de dix ans parmi les soldats d'élites que constituait le corps des janissaires. Ce qu'il rapporte, ce sont des récits tout à fait inédits sur les origines de l'Empire, sur les moeurs des "Turcs" de cet âge, qu'il a sans doute puisés du fin fond de son casernement. Et il s'adresse aux rois de Pologne et de Hongrie afin qu'ils partent en guerre contre le Sultan: autrement dit, ces Mémoires d'un janissaire constituent un récit qui, des marches de Hongrie aux confins septentrionaux de la Pologne, a donné à connaître le monde turc à l'ensemble de l'Europe centrale. Ses multiples versions en différentes langues témoignent de l'importance qu'il a revêtu à cet égard. On connaît les "visions du turc" en Occident à la fin du XVe siècle; il est nettement plus rare que l'on rencontre une figuration des "ennemis intimes" des populations de l'Europe dite "médiane". Les Mémoires d'un janissaire déploient ainsi une représentation encore inédite des peuples variés qui composaient les "Turcs", selon le principe de récits qui s'apparentent souvent à des légendes colportées sans doute au sein des contingents d'origine chrétienne du Sultan, ou bien issus de l'expérience de l'auteur. Au total, le récit de Constantin, qui balance entre l'exposé historique et le récit de vie, expose toute la matière, parfaitement méconnue en France, qui va donner lieu aux romans nationaux des mondes balkaniques contemporains. Après Des Turcs, du Saxon de Transylvanie Georges de Hongrie, et Captif des Tatars du Bavarois Johannes Schiltberger, Anacharsis poursuit ses enquêtes sur le monde turc naissant tel que rapporté par d'anciens captifs. Ici, le Serbe Konstantin propose une autre entrée dans ce monde, un autre regard; mais, toujours, il reste en bascule entre peur et fascination.
Date de parution
25/01/2012
Poids
226g
Largeur
126mm
Plus d'informations
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EAN
9782914777834
Titre
MEMOIRES D'UN JANISSAIRE - CHRONIQUE TURQUE
Auteur
MIHAILOVIC CONSTANTI
Editeur
ANACHARSIS
Largeur
126
Poids
226
Date de parution
20120125
Disponibilité
Epuisé
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Mihailovic Constantin ; Balivet Michel ; Zaremba C
À la fin du XVe siècle, le Serbe Constantin Mihailovic adresse aux rois de Pologne et de Hongrie ses Mémoires d'un janissaire, où il récapitule les instants les plus dramatiques du siècle de fer et de feu qui vient de s'écouler.Il avait servi, de 1455 à 1463, dans le régiment turc des janissaires, lorsque l'Empire ottoman achevait la conquête du monde balkanique.En forme de chronique des règnes des sultans ottomans, son récit rapporte la disparition des principautés chrétiennes, et expose, de la bataille de Kosovo à la prise de Constantinople en passant par la figure de Vlad Dracul « l'Empaleur », toute la matière qui donna lieu, quelques siècles plus tard, aux romans nationaux des Balkans contemporains.4e de couverture : À la fin du XVe siècle, le Serbe Constantin Mihailovic adresse aux rois de Pologne et de Hongrie ses Mémoires d'un janissaire, où il récapitule les instants les plus dramatiques du siècle de fer et de feu qui vient de s'écouler.Il avait servi, de 1455 à 1463, dans le régiment turc des janissaires, lorsque l'Empire ottoman achevait la conquête du monde balkanique.En forme de chronique des règnes des sultans ottomans, son récit rapporte la disparition des principautés chrétiennes, et expose, de la bataille de Kosovo à la prise de Constantinople en passant par la figure de Vlad Dracul « l'Empaleur », toute la matière qui donna lieu, quelques siècles plus tard, aux romans nationaux des Balkans contemporains.
Dès sa publication, en 1968, ce roman a reçu en Yougoslavie un succès significatif. L'auteur nous entraîne dans les quartiers périphériques de Belgrade avec ses jeunes voyous, dans le monde de la rue où la violence a ses lois et se teinte souvent d'un curieux romantisme. Avec un naturel qui semble parfois toucher à la désinvolture, Mihailovic nous apprend quel fut le cadre réel dans lequel toute une génération tenta de vivre au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Ce récit plein d'une vie naïve et violente est écrit dans une langue savoureuse.
Oh, pauvres de vous, vendus comme des chiens, infortunés et maltraités! Votre courage s'est-il donc pétrifié? Désormais n'agirez-vous donc plus et serez-vous éternellement des serviteurs alors que vous pourriez être des seigneurs et venger les affronts et les humiliations qui vous sont faits ?". Le mardi de Pâques 31 mars 1282, la Sicile tout entière se révolte contre Charles d'Anjou, frère de Saint Louis, qui occupe le royaume depuis près de vingt ans. Au signal donné à l'heure des vêpres, la population se précipite dans une chasse aux Français qui va faire près de 8000 victimes puis refouler Charles d'Anjou hors de l'île et y installer pour finir la Couronne d'Aragon. A la fois chant populaire et chronique historique, le bref récit de la fin du XIIIe siècle ici présenté met en scène Jean de Procida, l'âme de la rébellion. Héros bafoué mais rusé comme Ulysse, il tisse tambour battant un immense complot à travers toute la Méditerranée, de Byzance à Barcelone en passant par Rome et Palerme. Ce Complot de Jean de Procida, évocation épique de la Sicile insoumise, est aussi à sa façon l'un des tout premiers romans d'espionnage.
L'oeil chafouin, le poil hirsute, Paul Cézanne crapahute par les collines, suant sous son melon, le dos courbé sous le poids du chevalet. Apparaît la bottine d'une femme gisant sur un talus, et c'est le drame. Trois jours dans la vie de Paul Cézanne suffisent à Mika Biermann pour faire sauter les écailles de peinture, gratter la trame, ajourer jusqu'à l'os le portraitiste de la Sainte-Victoire. Un vilain fait divers transformé en une odyssée de garrigue sur une mer de peinture, dans le sillage du peintre bourru, vaniteux et obsédé par des chimères grotesques qui n'engendrent pas la mélancolie. On en termine la lecture l'oeil fringant et les doigts maculés de couleurs fauves.
Hämäläinen Pekka ; Cotton Frédéric ; White Richard
L'Empire comanche, paru en 2008 aux États-Unis, est devenu un grand classique de la littérature historique. Il montre comment les Comanches instituèrent un empire prédateur fondé sur l'élevage des chevaux, la chasse aux bisons et le pillage, qui inversa radicalement le mouvement de l'expansion européenne en Amérique du Nord ? jusqu'à son effondrement brutal dans les années 1870.En un récit palpitant, Pekka Hämäläinen parvient ainsi à restituer leur place d'acteurs de l'histoire aux peuples autochtones, et invite à repenser l'histoire coloniale grâce à une approche novatrice des dynamiques à l'?uvre dans les mondes frontaliers. En ce sens, L'Empire comanche est plus encore qu'un chapitre inédit de l'histoire universelle.4e de couverture : L'Empire comanche, paru en 2008 aux États-Unis, est devenu un grand classique de la littérature historique. Il montre comment les Comanches instituèrent un empire prédateur fondé sur l'élevage des chevaux, la chasse aux bisons et le pillage, qui inversa radicalement le mouvement de l'expansion européenne en Amérique du Nord ? jusqu'à son effondrement brutal dans les années 1870.En un récit palpitant, Pekka Hämäläinen parvient ainsi à restituer leur place d'acteurs de l'histoire aux peuples autochtones, et invite à repenser l'histoire coloniale grâce à une approche novatrice des dynamiques à l'?uvre dans les mondes frontaliers. En ce sens, L'Empire comanche est plus encore qu'un chapitre inédit de l'histoire universelle.