Midal Alexandra ; Ryan Zoë ; Fichot Francis ; Hoye
NORMA
70,00 €
Sur commande en 6-10 jours
EAN :9782915542455
Cette première monographie consacrée à Matali Crasset retrace les vingt dernières années du parcours d'une des créatrices les plus renommées du design international. De l'objet à l'architecture, le travail de Matali Crasset interroge à la manière d'un sociologue le rôle du design dans la vie quotidienne et redéfinit les modes d'usage, les modes de vie et les interactions humaines. Diplômée des Ateliers-ENSCI en 1991, Matali Crasset garde de son passage chez le designer italien Denis Santachiara un intérêt pour les nouvelles technologies. Dès son retour à Paris, elle développe cette expérience de design électronique lorsqu'elle collabore pendant cinq ans avec Philippe Starck, devenant responsable de Tim Thom, la structure de design intégrée de la société Thomson Multimedia, et en 1996 lorsque le VIA lui donne carte blanche pour son projet de mobilier domestique informatique W at Hôm. Sa maison-atelier, qu'elle installe en 1998 à Belleville au milieu de petits jardins dans une ancienne imprimerie, est propice à la réflexion et à la recherche. Elle y crée des objets souvent transformables proposant des solutions originales saluées par la critique pour leur caractère fonctionnel, poétique, imaginaire et récréatif. Parmi les innombrables réalisations, on peut citer : la colonne d'hospitalité Quand Jim monte à Paris ou le canapé-aire de jeux Permis de construire pour Domeau & Pérès ; les structures en métal et les plateaux amovibles Table Trays & Shelves pour Aiki ; la suspension Ierace pour Artemide ; la suspension Evolute pour Danese ; la psyché et la lanterne Diamonds are a Girl's Best Friend pour Meta/Mallett ; l'espace "meublé" Open Room n° 1 pour Established la Chambre d'ami pour Campeggi ; la collection d'ustensiles de pâtisserie Essentiel de pâtisserie pour Alessi. Les projets de Matali Crasset se succèdent et se ramifient au gré des rencontres. Elle travaille avec des acteurs aussi distincts que l'hôtelier qui veut développer un nouveau concept (hôtels Hi à Paris et à Nice ou Dar Hi à Nefta en Tunisie), le musée qui souhaite se métamorphoser (SM's à s'Hertogenbosch aux Pays-Bas), ou encore la Direction des affaires culturelles de Bourgogne qui veut placer des lustres contemporains dans la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon. Matali Crasset trouve dans les expositions un espace de réflexion et d'expérimentation différent du design industriel et multiplie les occasions de collaborer avec des artistes, notamment Peter Halley avec "Nature morte à habiter" à la galerie Thaddaeus Ropac où elle expose régulièrement. Elle réalise de nombreuses scénographies pour des sociétés privées, Hermès, Première Vision, ou pour des institutions, le Mobilier national, la Biennale de Saint-Etienne, le Salon de Montrouge.
Nombre de pages
320
Date de parution
12/06/2012
Poids
2 100g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782915542455
Titre
Matali Crasset
Auteur
Midal Alexandra ; Ryan Zoë ; Fichot Francis ; Hoye
Editeur
NORMA
Largeur
0
Poids
2100
Date de parution
20120612
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-10 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Pour Charles & Ray Eames, le Design n'est pas seulement affaire d'objets ou d'architecture, même s'ils figurent à juste titre parmi les plus grands designers américains du 20e siècle. Armé d'appareils photo, dès les années 1950, le couple se rend sur les plateaux de tournage de leur ami, le cinéaste Billy Wilder (Certains l'aiment chaud, Sept ans de réflexion, Sabrina...). Dans les studios hollywoodiens et les décors naturels, ils réalisent des milliers de clichés d'acteurs et d'actrices, de figurants, de techniciens et de machines. Eames & Hollywood présente 160 clichés fascinants, méconnus et souvent inédits qui dévoilent la manière dont les Eames, en artistes, ont non seulement placé la photographie au centre de leur oeuvre, mais aussi pris le cinéma de Wilder comme modèle pour leur design.
C'est avec la rationalisation de l'organisation de la cuisine, pensée en 1841 aux Etats-Unis, que le design trouve son origine: l'agencement de la maison et des tâches à y accomplir doit être modifié rationnellement pour non seulement soulager le travail des femmes mais aussi démontrer le bien-fondé de l'abolition de l'esclavage. Dès sa naissance, le design affirme une vision politique du monde. Pourtant c'est l'Exposition universelle de Londres de 1850 qui lance le design en tant que discipline à part entière. Mi-XIXe, la révolution industrielle européenne pousse les Britanniques à s'interroger les premiers sur les conséquences du progrès technique. Ancré dans l'économie, le design apparaît comme une réponse à l'industrialisation et à ses conséquences désastreuses sur le plan social: il entreprend d'abord la réconciliation entre l'art et la vie avant de se proposer de réformer les champs politique, social et artistique. En tentant de donner des formes au progrès contemporain et industriel, l'histoire du design se confond dès lors avec le mouvement moderne et ses utopies, devenant l'agent le plus visible d'un bonheur collectif jusqu'à nos jours...
En 1896, à l'âge de 35 ans, Henry Howard Holmes, de son vrai nom Herman Webster Mudget, le premier tueur en série des États-Unis, avoue des dizaines de crimes. Pour mener tranquillement ses activités, il a édifié à Chicago, à quelques encablures des abattoirs les plus sophistiqués du monde, une bâtisse si vaste que ses voisins l'ont appelée le Château. Létal, pratique et confortable, l'immeuble est doté des innovations les plus récentes. Chef-d'oeuvre rationnel et mécanique cosy du crime en pantoufles, le projet de Holmes, designer de l'extrême, s'inscrit à merveille dans le projet fonctionnaliste des modernes. Cette enquête interroge l'émergence quasi simultanée de la révolution industrielle et de la figure du serial killer. Loin d'être une coïncidence, elle annonce la rationalité de nouveaux modes de production dont la chaîne de montage et le meurtre sériel sont deux émanations. Le cas Holmes, anti-héros de l'histoire moderne, permet de mieux saisir le tournant que cette révolution économique, mécanique et culturelle a opéré dans le traitement du vivant. On trouvera, en annexe de cet essai, la première traduction française des Confessions du tueur, publiées juste avant son exécution, en avril 1896.
Avec cet ouvrage, Jean-Louis Cohen, architecte et historien, et Monique Eleb, psychologue et sociologue, proposent une promenade architecturale dans le Paris intra-muros et sa proche banlieue. Trente-trois bâtiments photographiés par Antonio Martinelli sont visités parmi la multitude de réalisations qui ont marqué le XXe siècle. Ils ont été choisis en fonction de leur contribution au paysage urbain, de leur force esthétique et de leur rôle dans la transformation des modes de vie. Des architectes du début du siècle à qui les découvertes techniques ont permis de se libérer des conventions à la génération actuelle qui a retrouvé une dimension intellectuelle après la crise architecturale des années 1960-1970, on suit dans le Paris d'aujourd'hui les transformations d'identité d'une ville dont le centre dense est enserré dans une agglomération de plus de dix millions d'habitants. Par la succession et la mise en correspondance d'édifices en apparence étrangers les uns aux autres, des ossatures de béton des frères Perret aux prismes transparents de Jean Nouvel, Jean-Louis Cohen et Monique Eleb révèlent combien l'idéal d'une architecture rationnelle et lisible aura marqué l'architecture du siècle. This book takes the form of an architectural promenade devised by the architect and historian Jean-Louis Cohen and the psychologist and sociologist Monique Eleb. Thirty-three buildings in Paris and the inner suburbs are presented with photographs by Antonio Martinelli. Selected from the multitude of buildings which have marked the 20th century, each has been chosen for the contribution it makes to the cityscape, for its aesthetic value and for the role it has played in transforming life-styles. From the technical discoveries which enabled architects to break free from conventions in the early 20th century, to the rediscovery of an intellectual dimension by the present generation of architects in the wake of the architectural crisis of the 1960s and 1970s, this itinerary through today's Paris reveals transformations in the identity of the densely-built capital city at the center of an agglomeration populated by over ten million people. By explaining the connections between a sequence of buildings which look very different from one archer, ran no from the Perret brothers' concrete frames to Jean Nouvel's transparent prisms, Jean-Louis Cohen and Monique Eleb reveal the extent to which the long-established French architectural ideal of rationality and legibility has marked the architecture of the 20th century
« Mon ambition est de me consacrer aux grandes décorations murales, à la fresque, qui m'intéresse plus que tout. [?] Vous voyez que mes ambitions sont vastes ! » Première femme à obtenir le Grand Prix de Rome en peinture en 1925, à seulement 22 ans, Odette Pauvert (1903-1966) est une figure méconnue du XXe siècle, à contre courant des avant-gardes. Après un voyage à Pise où elle découvre les fresques monumentales du Camposanto, elle est durablement inspirée par le Quattrocento italien, notamment par Pisanello, Piero della Francesca ou encore Gozzoli. Née dans une famille de peintres et de miniaturistes, elle revendique un style classique et décoratif, et la tradition de la peinture d'histoire et de la fresque. D'abord élève à l'École des Beaux-Arts de Paris, où elle prend part à l'atelier de Ferdinand Humbert, puis pensionnaire pendant 3 ans à Rome, elle intègre les Ateliers d'art sacré en 1929, et passe l'année 1934 à la Casa Velázquez à Madrid, aux côtés d'Alfred Giess et de René Cottet. Elle participe au Salon des artistes français de 1923 à 1966. Peintre du monumental comme de la miniature, elle participe à de grands chantiers comme l'Église du Saint-Esprit à Paris, qui sera sa commande la plus importante, et se distingue tout particulièrement avec ses autoportraits, sujet singulier pour une femme de cette époque. Une première rétrospective lui est dédiée en 1986 au musée Sainte-Croix de Poitiers.
Barsac Jacques ; Viatte Germain ; Brunhammer Yvonn
Invitée en 1940 par le gouvernement japonais pour orienter la production d'art industriel du pays, Charlotte Perriand découvre une pensée, un mode de vie et une architecture ancestrales, conformes aux préceptes modernistes qu'elle défendait avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret. L'élaboration de son "art d'habiter", qui modifia profondément la manière de vivre des Français dans les années 50, est née des réflexions qu'elle a menées pendant sa mission au Japon. En retour, elle a contribué avec passion, à travers ses interventions dans les ateliers de production, au renouveau de l'artisanat japonais. "De tous les Occidentaux qui ont travaillé au Japon, c'est probablement elle qui a eu la plus grande influence sur le monde du design japonais", a déclaré le grand designer Sôri Yanagi, qui fut son assistant. Ses expositions au Japon, "Sélection, Tradition, Création" (1941) et "Proposition d'une synthèse des arts" (1955), qui eurent un grand retentissement, ses publications et ses études, ses réalisations à Tôkyô, la maison de Jacques Martin (1953), l'agence Air France (1959), ou à Paris, la résidence de l'ambassadeur du Japon (1966-1969), le showroom Shiki Fabric House (1975) et la maison de Thé à l'Unesco (1993) sont autant de témoignages des liens entre cultures occidentale et japonaise et de leur enrichissement réciproque. L'ouvrage, qui révèle la liberté de pensée de cette grande créatrice face aux enjeux d'une période complexe, est d'un enseignement précieux pour les nouvelles générations d'architectes et de designers, mais aussi pour l'homme d'aujourd'hui.