Cet ouvrage rassemble les interventions des participants du colloque qui se tint il y a peu, à la Sorbonne, sur l'actualité du christianisme à l'aube du XXIe siècle. Certes, il ne s'agit pas d'y dresser un " bilan " de l'ère chrétienne - qui oserait s'y risquer ? sinon pour constater, avec H. Maier, l'enracinement définitif du calendrier chrétien - mais de demander, de se demander, ce que le christianisme a rendu possible, ou impossible, dans l'ordre de l'histoire, de la politique, de l'art, de l'éthique, depuis qu'il gouverne secrètement le destin de l'Occident. Dans ces pages, une controverse se fait ainsi jour entre A. Renaut, A. Finkielkraut et C. Taylor sur l'éthique de nos sociétés démocratiques, dont R. Brague interroge la volonté de survie, ou entre le philosophe K. Flasch et le cardinal Ratzinger, sur le caractère libérateur ou oppressif d'une prétention à la vérité. Une critique de l'idée d'" art chrétien " par A. Besançon fait face à l'analyse de J. Kristeva sur l'évolution de la représentation de la beauté féminine, des Madones aux nus, et au verdict de P Brunel sur le renouveau de la musique sacrée. On trouvera également, dans les méditations de la psychanalyste M. Balmary, du pasteur E. Fuchs, ou de G. Steiner, une matière à réflexion bien différente des propos strictement " philosophiques " tenus par J.-L. Marion et G. Vattimo, le premier réfléchissant sur une forme d'infinité dans l'homme, et le second sur la nouveauté radicale du christianisme qui fait penser la vérité comme amour et amitié, tandis que M. Henry propose une phénoménologie de la vérité faite chair. Enfin, R. Girard se risque ici à une critique de Heidegger et de l'idée d'" ère post-chrétienne " dont le sociologue J. Baechler tend à montrer qu'elle ne saurait s'appliquer ni au présent, ni au futur prévisible. Florilège plutôt que " somme ", le présent ouvrage reflète également un âge singulier de la pensée où l'héritage des Lumières est mis en cause. Il permet surtout de faire le point sur le sens moderne d'une religion dont on ne sait si elle agonise ou si elle traverse une de ses étapes les plus réformatrices.
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Date de parution
23/01/2002
Poids
235g
Largeur
110mm
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EAN
9782253943181
Titre
CHRISTIANISME : HERITAGE ET DESTINS
Auteur
MICHON CYRILLE
Editeur
LGF
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110
Poids
235
Date de parution
20020123
Nombre de pages
0,00 €
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La raison et la foi, Aristote et la Bible : la Somme contre les Gentils offre une synthèse unique par l'ampleur de son dessein. Thomas a trente-trois ans quand, pour "accomplir le métier de sage", il entreprend de penser la Révélation en parlant le langage de "la raison naturelle, à laquelle tous sont contraints d'assentir". "Nous avons déjà parlé, dans le livre précédent, de la première opération de Dieu, en traitant de la connaissance et de la volonté divines. Pour compléter notre étude de la vérité divine, il nous reste donc à disserter de la seconde opération, par laquelle les choses sont produites et gouvernées par Dieu". Création, puissance divine, éternité du monde et, surtout, théorie de l'intellect sont la matière du livre II, dans un fréquent débat avec Maïmonide, Avicenne et Averroès.
Le reniement de saint Pierre pouvait-il ne pas avoir lieu après que Jésus l'eut prédit, étant admis que cette prédiction exprimait la prescience infaillible de Dieu? Et, dès lors, Pierre pouvait-il encore être libre et responsable de ce reniement? La question de la compatibilité entre la prescience (divine) et la liberté (humaine) n'est pas nouvelle, et elle n'est pas réglée. Elle donne une figure particulière au problème des "futurs contingents" et constitue une difficultémajeure pour une conception de Dieu qui veut maintenir l'attribut d'une omniscience portant sur les actions libres futures, tout en comprenant cette liberté comme un pouvoir d'agir autrement. Quelles sont exactement les raisons de cette incompatibilité apparente, et prétendue de manière croissante par les philosophes contemporains de la religion? Et pourquoi les réponses classiques ne sont-elles pas jugées recevables? Il revient à une théologie philosophique d'instruire le débat, de dégager ses enjeux, et d'avancer une réponse. Tel est l'objet de ce livre qui tente une défense de la compatibilité entre les concepts de prescience essentielle et de liberté entendue au sens fort (libertarien, incompatibiliste), après une présentation et une discussion des solutions traditionnellement appelées "boécienne", "ockhamiste" et "moliniste". Biographie de l'auteur Cyrille Michon est professeur de philosophie à l'Université de Nantes.
L'ouvrage défend la conception dite "libertarienne" selon laquelle la liberté requise pour la responsabilité morale est incompatible avec toute forme de détermination. Après avoir analysé les notions de liberté, de responsabilité et de détermination, il soutient que la position inverse, dite "compatibiliste" , se heurte à des objections dirimantes. Mais face à la menace d'une impossibilité de la liberté, qui serait à la fois incompatible avec le déterminisme et avec l'indéterminisme, il récuse l'idée que l'indétermination des actions humaines serait nécessairement au détriment de leur contrôle et donc de la responsabilité. Il suggère une conception positive de ce contrôle indéterminé. Ayant ainsi défendu la possibilité de la liberté, il envisage enfin les arguments donnés en faveur de son existence.
Philosopher sur la religion, c'est d'abord étudier les concepts qui permettent d'en construire le contenu doctrinal, et les arguments par lesquels on peut en montrer la plausibilité ou en défendre la possibilité. Dieu est-il éternel, hors du temps, ou sempiternel, dans le temps? Que valent les arguments classiques en faveur de l'existence de Dieu? La bonté de Dieu est-elle compatible avec l'existence du mal dans le monde? Pouvons-nous percevoir Dieu? Les croyances religieuses sont-elles justifiables? Ces questions de théologie et d'épistémologie sont traditionnelles, mais elles restent actuelles. Elles sont aujourd'hui poursuivies à nouveaux frais, notamment au sein de la tradition de la philosophie analytique. Les textes ici présentés composent ainsi une théologie philosophique dont on a pu croire, à tort, que les philosophes y avaient renoncé.
Trois destinées. Trois cultures. Trois combats. Trois femmes qui se battent avec volonté, courage et fierté pour acquérir leur place dans la société malgré les discréminations et les traditions. Un premier roman fort sur trois destins liés comme les trois brins d'une tresse...
Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l'harmonie familiale s'est disloquée en même temps que son « petit pays », le Burundi, ce bout d'Afrique centrale brutalement malmené par l'Histoire.Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de ceur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d'orage, les jacarandas en fleur... L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais. Un livre lumineux. Astrid de Larminat, Le Figaro. Un très beau premier roman, déchirant et incandescent, qui force l?admiration. Yann Perreau, Les Inrockuptibles. Gaby n?est pas un petit Africain, c?est un enfant du monde emporté par la fureur du destin. Notre hantise commune. Maria Malagardis, Libération. PRIX GONCOURT DES LYCÉENS / PRIX DU ROMAN FNAC / PRIX DU PREMIER ROMANNotes Biographiques : Franco-rwandais, Gaël Faye est auteur compositeur interprète. Aussi influencé par les littératures créoles que par la culture hip hop, il a sorti deux albums solo nourris d?influences musicales plurielles: Pili Pili sur un Croissant au Beurre et Rythmes et Botanique, enregistrés entre Kigali, Paris et Bujumbura. Petit pays, son premier roman, a été récompensé par le prix Goncourt des Lycéens.
Olivia Ruiz offre un premier roman très touchant inspiré de son histoire familiale. Par le biais d'une série de lettres, elle nous fait découvrir l'histoire de Rita, une femme au caractère bien trempé. Celle-ci a eu une vie mouvementée, faite d'exil, de fuites, de retours aux sources, de solidarité, ... sans cesse en quête de liberté. Un récit qui sent bon l'Espagne, à la fois triste et joyeux, empli de douceur et de poésie.
Médecin légiste depuis plus de trente ans, Philippe Boxho livre son quotidien fait de morts qui ne le sont pas toujours ou pas encore, de disparitions de cadavres, de dissimulations de meurtres, de suicides étonnants. De la scène de crime à la salle d'autopsie, entre pratique médicale et enquête policière, l'expert médico-légal raconte son métier, qui est aussi sa passion. Il relate ainsi l'évolution du corps après la mort à travers des histoires de mouches, puis il s'arrête sur cet homme qui pensait mourir d'un seul coup de feu et qui a dû s'y prendre à quatorze reprises, sur cet autre qui, en voulant se pendre, est finalement décédé d'une fracture du crâne, sur ce meurtrier qui n'aurait jamais dû consommer d'alcool ou encore sur cette morte qui avait le mauvais goût de transpirer. Les histoires rassemblées ici sont toutes vraies. Ames sensibles, s'abstenir.