Le président des Etats-Unis. Un pouvoir impérial ?
Michelot Vincent
GALLIMARD
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EAN :9782070358182
Conçue par les constituants de 1787 pour donner une unité exécutive fonctionnelle à une jeune République fragile, la présidence américaine est aujourd'hui le siège de l'homme le plus puissant de la planète. Limitée dans son mode d'élection et dans ses pouvoirs, elle a pourtant accru son champ d'action au gré des crises intérieures et des menaces extérieures. Pour cela, elle a su se glisser dans les silences de la Constitution et réduire la résistance des contre-pouvoirs - Etats, Cour suprême et surtout Congrès. Elle est devenue plébiscitaire pour aller chercher sa légitimité directement dans le peuple, puis impériale quand l'efficacité a primé sur les équilibres constitutionnels. L'homme et la fonction se confondant, la présidence s'est réinventée avec chaque nouvel occupant de la Maison-Blanche. Vincent Michelot, spécialiste de politique américaine, raconte ici l'histoire d'une institution complexe et paradoxale, de sa création avec George Washington à la présidence moderne de Franklin Roosevelt, de la présidence impériale de Johnson et Nixon à l'hyperprésidence de George W. Bush.
Nombre de pages
127
Date de parution
16/10/2008
Poids
202g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782070358182
Titre
Le président des Etats-Unis. Un pouvoir impérial ?
Auteur
Michelot Vincent
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
202
Date de parution
20081016
Nombre de pages
127,00 €
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Vincent Michelot est professeur d'histoire politique des Etats-Unis à Sciences-Po Lyon. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé d'anglais, il est l'auteur d'une thèse de doctorat sur les nominations à la Cour suprême des Etats-Unis et de deux essais sur la présidence américaine, L'Empereur de la Maison blanche (Armand Colin, 2004) et Le président des Etats-Unis: un pouvoir impérial? (Découvertes Gallimard, 2008). Spécialiste des questions électorales, institutionnelles et constitutionnelles, fréquent commentateur de la vie politique américaine, il a récemment co-dirigé Le Bilan d'Obama (Presses de Sciences-Po, 2012), un recueil d'essais sur le 44e président des Etats-Unis.
Qu'en est-il aujourd'hui du pouvoir qui s'exerce à la Maison-Blanche, de son extension à l'échelle du monde, de ses limites? En décembre 2000, pour la première fois dans l'histoire politique américaine, la Cour suprême des Etats-Unis décide du résultat d'une élection présidentielle. George W. Bush, minoritaire dans les suffrages populaires, devient président par la grâce du judiciaire. C'est ce président sans véritable mandat, dans une Amérique également partagée entre Démocrates et Républicains, qui va organiser, après le 11 septembre 2001, une extraordinaire concentration de pouvoir entre les mains de l'exécutif. Ballottée entre le Watergate et la mise en accusation de Bill Clinton, la fin de la guerre froide et l'entrée dans la guerre contre le terrorisme, destitution et restauration, la présidence américaine est aujourd'hui une institution paradoxale qui se veut plus puissante pour être plus efficace et teste donc continuellement la résistance de ses contre-pouvoirs. jusqu'à menacer les libertés et s'enfermer dans un splendide isolement. La question de sa légitimité est une nouvelle fois posée.
L'élection historique de 2008 et l'arrivée d'une majorité démocrate renforcée au Congrès ont fait naître l'espoir d'une présidence progressiste. Mais les contraintes institutionnelles et les pesanteurs liées à la confrontation partisane ont très vite érodé le capital politique d'Obama. Dès 2010, le Parti démocrate subissait une défaite. Héritier d'une situation diplomatique et économique difficile lors de sa prise de pouvoir - interventions militaires longues et impopulaires en Irak et en Afghanistan, dette publique, chômage, etc. Obama, pour être réélu en 2012, ne pourra pas uniquement compter sur son succès personnel dans la lutte contre le terrorisme ni sur le bénéfice de réalisations économiques et sociales importantes dans un contexte de crise. Il devra aussi persuader le peuple américain qu'il a remis le pays sur la voie de la croissance et remobiliser son électorat déçu par sa rhétorique conciliante et ses positions centristes. Rassemblant une équipe internationale de spécialistes des Etats-Unis, cet ouvrage propose une lecture des politiques intérieure et extérieure du premier mandat d'Obama, marqué par la fin du grand moment conservateur des années Bush et la difficile émergence d'un nouveau progressisme.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.