Littératures classiques N° 89/2016 : Naissance de la critique dramatique
Michel Lise ; Bourqui Claude
PU MIDI
24,99 €
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EAN :9782810704354
Ce volume vise à mettre au jour les supports et les enjeux de la critique des spectacles par les spectateurs telle qu'elle fait son apparition en France au XVIIe siècle. Non doctes, parfois même anti-théoriciens, ces nouveaux discours, prenant comme objet la représentation elle-même, dans son déroulement ou dans ses effets concrets, ouvrent le champ d'un discours spécifique sur le fait théâtral, proche de ce que nous plaçons aujourd'hui sous la catégorie de " critique théâtrale ". Les contributions se focalisent sur un épisode décisif (3 sont consacrées à la réception de la Sophonisbe de Corneille, une à celle du Tartuffe), ou bien élargissent la perspective en adoptant un éclairage latéral, sur les plans géographique (discours des spectateurs étrangers à la Cour de France ou des voyageurs français assistant à des représentations en Angleterre), socio-historique (rôle de la concurrence, existence d'une voix critique féminine, ou données issues des registres de la Comédie-Française), générique (comédies de spectateurs), ou en établissant un lien avec d'autres formes de critiques, dans les domaines de la musique et de la peinture. Toutes jettent un jour nouveau sur le fait théâtral au XVIIe siècle à la période décisive où les spectateurs, de destinataires et d'objets des discours sur le théâtre, s'en instituèrent définitivement la source.
Nombre de pages
207
Date de parution
02/05/2016
Poids
386g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782810704354
Titre
Littératures classiques N° 89/2016 : Naissance de la critique dramatique
Auteur
Michel Lise ; Bourqui Claude
Editeur
PU MIDI
Largeur
160
Poids
386
Date de parution
20160502
Nombre de pages
207,00 €
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Rien n'est plus riche d'effets, au théâtre, que la fameuse "scène de reconnaissance ", dans laquelle, les fausses identités se dissipant, les soeurs retrouvent leurs frères dans les jeunes inconnus que la voix du sang leur désignait confusément, les parents leurs enfants qu'ils croyaient perdus à jamais, et les héros leurs origines jusque-là mystérieusement voilées. Dans sa définition aristotélicienne, la reconnaissance (anagnorisis), théorisée à propos de la tragédie, est étroitement liée au renversement final et au dénouement de la pièce. La reconnaissance canonique est une surprise paradoxale, puisqu'elle émane de la logique même de l'action : plus qu'une scène, elle est un véritable processus qui se prépare dans les rouages de la dramaturgie. A l'époque classique, cette conception aristotélicienne de l'" agnition " reste au fondement de la réflexion théorique sur la question. La pratique, cependant, en est souvent bien éloignée : on use et on abuse du procédé, tandis qu'il s'épanouit dans la comédie, la tragicomédie et le drame. Peu à peu, de nouvelles dramaturgies, ainsi que de nouveaux enjeux esthétiques, sociaux et philosophiques induisent en outre de nouvelles pratiques de la reconnaissance. Dans le théâtre moderne et contemporain, la difficulté à cerner les contours d'une identité pouvant soutenir le principe de la révélation deviendra le sujet même des drames de la reconnaissance. Les contributions réunies dans le présent volume étudient les formes et les usages de la reconnaissance, en France, du XVIIe au XXIe siècle, aussi bien dans les formes de théâtre où la constance et l'identité du personnage sont des présupposés de la dramaturgie, que dans celles où, précisément, elles en constituent un enjeu. Instrument critique privilégié, l'étude de la reconnaissance se révèle, pour chaque époque, un moyen efficace d'interroger les ressorts de l'action.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.