Politique(s) de la décroissance. Propositions pour penser et faire la transition
Lepesant Michel
UTOPIA
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EAN :9782919160129
LE MOUVEMENT DE LA DÉCROISSANCE se doit d'entrer dans une nouvelle phase. Il ne suffit plus de dénoncer l'impasse de la croissance, d'annoncer la catastrophe qui vient, de prophétiser tel ou tel effondrement. Entre le rejet du monde d'hier et le projet de celui de demain, c'est d'un trajet dont nous avons besoin, pour ici et maintenant. Mais est-ce suffisant de définir la décroissance comme un trajet ? Et pour ce faire, quels rapports les décroissants doivent-ils entretenir avec le/la/les politiques ? Les initiatives concrètes et les expérimentations sont-elles suffisantes pour constituer les pièces éparpillées d'un gigantesque puzzle qui préfigurerait le monde convivial et serein de demain ? Ne risque-t-on pas de se disperser et de s'égarer dans des mondes parallèles faits d'expérimentations minoritaires tout à la fois compatibles et tolérées par le système dominant ? La juste critique du gaspillage ne risque-t-elle pas de dériver vers une injuste et indécente défense de la pénurie ? La simplicité volontaire est-elle un ascétisme qui n'ose pas dire son nom ? Ce livre propose des éléments de réponse à toutes ces questions et défend une pédagogie de la décroissance qui consiste, non pas à comprendre avant de faire, mais à faire en s'interrogeant. Car on ne peut avoir raison contre tous. Les minorités, fussent-elles les plus cohérentes, dans leur Faire, leur Agir et leur Penser, doivent finir par affronter l'épreuve politique de la majorité. C'est un autre trajet auquel la décroissance ne peut se soustraire. La décroissance est le nom politique qui désigne la transition d'une société de croissance à une société d'a-croissance. Ce livre explore ce que le "dé" de la "décroissance" peut apporter à cette hypothèse politique. Il s'adresse aux décroissants et plus largement à tous ceux, et ils sont nombreux, que ce mot, cette philosophie ou ce mouvement, interpellent.
Nombre de pages
164
Date de parution
01/06/2013
Poids
175g
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EAN
9782919160129
Titre
POLITIQUE(S) DE LA DECROISSANCE
Auteur
Lepesant Michel
Editeur
UTOPIA
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0
Poids
175
Date de parution
20130601
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164,00 €
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Baptiste Mylondo et Michel Lepesant nous proposent un choix raisonné de textes politiques, philosophiques et critiques des penseurs du revenu inconditionnel. PRÉSENTATION DE L'OUVRAGE En la remettant en perspective, les auteurs retracent l'évolution politique et intellectuelle du revenu inconditionnel, idée aux multiples facettes, aujourd'hui sur le devant de la scène démocratique. La première partie de cette anthologie, historique, présente le travail théorique des More, Fourier, Kropotkine ou Russel, autant d'utopistes qui ont vu dans cette idée de revenu inconditionnel une mesure de bon sens. La deuxième partie retrace les différentes justifications avancées à l'appui du revenu incondition-nel, des auteurs libéraux comme Locke ou Friedman, jusqu'aux approches fon-dées sur une autre idée de la coopération et de la société (Aristote, Flahault), en passant par le célèbre article de Philippe van Parijs «Pourquoi il faut nourrir les surfers», inédit en français. La troisième partie prolonge la réflexion au-delà du simple revenu inconditionnel en se penchant sur la problématique plus large des inégalités, à partir de textes de Platon, Rousseau, Montesquieu, et d'auteurs contemporains tels Gorz et Caillé, plaidant pour un revenu suffisant, mais aussi pour l'introduction d'un plafond de richesse.
La gauche des luttes ne peut-elle se définir que négativement ? Elle est antilibérale, anticapitaliste, souvent antinucléaire, anti-ogm, anti-gaz de schiste... Au mieux, quand elle se fatigue des luttes "contre", quand elle essaie de proposer des "pour" et des "avec", semble-t-elle pouvoir se définir en référence au monde qu'elle critique, de façon "alter": altermondialisme, alter-développement ; ou "slow": slow food, slow city, slow money... Pourquoi devrait-elle maintenant se prétendre antiproductiviste ? Est-ce seulement possible ? Car le productivisme a appartenu au logiciel commun de la gauche et du monde qu'elle prétendait critiquer. Une gauche antiproductiviste devra doubler sa critique du capitalisme d'une critique des critiques classiques du capitalisme. Autant dire qu'il y a là un potentiel de radicalité que la gauche n'a peut-être jamais osé approcher. Comment atteindre une telle radicalité ? Suffit-il d'ajouter au rouge du socialisme le vert de l'écologie pour obtenir une réelle transition vers une société libérée de la religion du progrès et de la croissance ? Suffit-il d'ajouter au refus du productivisme le rejet du consumérisme pour pouvoir construire un monde de juste répartition de la richesse et de respect de la nature ?
Depuis 1989, une géographie nouvelle de l'Europe du Centre-Est émerge. À l'échelle de la région, la fragmentation politique s'est accompagnée d'une intégration à l'Union européenne par les normes et par les échanges. À l'est du continent, une nouvelle cartographie des réseaux, des fenêtres maritimes, des discontinuités socio-économiques influe également sur la recomposition de cet entre-deux"qui s'étire de la Baltique à l'Adriatique. Les stratégies des investisseurs européens, américains et asiatiques ont dessiné de nouveaux bassins de production. À ce jeu, certains territoires sont valorisés, d'autres marginalisés. Comment dès lors contenir les disparités spatiales, réformer la gouvernance des métropoles, soutenir l'émergence d'une économie de la connaissance pour que l'Europe centrale conjure enfin cette position périphérique qu'elle doit au moins autant à l'histoire qu'à la géographie? Des stratégies novatrices d'aménagement et de développement des territoires sont à réinventer. Ici, l'Union européenne n'apporte pas que son marché, elle met à disposition des pratiques éprouvées, des partenariats, des financements. En s'inscrivant dans les paradigmes contemporains de la géographie économique, en comparant les stratégies de développement déployées par les États d'Europe centrale à d'autres, irlandaises ou asiatiques notamment, ce livre fournit aux étudiants, aux décideurs et aux entrepreneurs une grille de lecture précieuse pour la compréhension de la nouvelle géographie du continent européen."
Soulignant les risques d'instabilité en Europe centrale et orientale, l'Allemagne refuse que les limites orientales de l'Union européenne et de l'OTAN coincident durablement avec ses propres frontières. Formulée par les dirigeants allemands dès 1989-90, cette vision géopolitique a valu à la Pologne et à la République tchèque un soutien allemand constant et déterminant dans leur stratégie d'intégration au sein des structures politiques, économiques et militaires occidentales. La gestion des frontières orientales de l'Europe s'annonce comme un défi majeur pour l'Union Européenne élargie.
Comment mettre en oeuvre la véritable protection sociale de demain ? Depuis une dizaine d'années, l'idée d'un revenu, d'une allocation universelle creuse son chemin et fait l'objet de débats et publications diverses, démontrant que l'intérêt pour cette question dépasse les cercles universitaires. Mais cette profusion est également révélatrice des controverses que cette proposition suscite. Récemment, en 2017 en France, un candidat à l'élection présidentielle l'a popularisée et même le pape François s'y est dit favorable.
A travers la dénonciation de quinze idées reçues, ce livre démontre que la politique de l'immigration, qui s'illustre à travers la question des sans-papiers, est inefficace socialement et économiquement, même par rapport aux propres objectifs qu'elle s'est fixés. En s'appuyant sur les travaux de chercheurs et d'intellectuels, sur les études des associations et sur le rapport 2009 du PNUD, ce livre prouve que cette politique de l'immigration est contraire à l'intérêt de notre pays et plus généralement à celui du monde. La liberté de circulation est une pratique ancestrale et un droit fondamental. Vouloir s'y opposer constitue une régression mais aussi une aberration. Il est plus que temps, au-delà de la légitime indignation morale, d'amplifier le combat idéologique en dénonçant, avec rigueur et méthode, les idées reçues sur l'immigration. Outil indispensable à l'information et à la compréhension de la question des sans-papiers, ce livre propose également, à destination des partis de gauche, une nouvelle politique de l'immigration à travers treize mesures fondamentales.
Et si l'on proclamait un droit au revenu? Et si l'on versait à chaque citoyen une allocation de base, sans aucune condition ni contrepartie... L'idée est séduisante et ses avantages nombreux: Baptiste Mylondo en présente dix et nous explique que s'il y a un revenu inconditionnel "de gauche", il y en a aussi un "de droite". Ces deux approches correspondent en fait à des logiques opposées. Mais les objections, qu'elles soient de principe, idéologiques ou financières, ne manquent pas: utopique, pas finançable, techniquement impossible, immoral, plus personne ne voudra travailler, pas de droit sans devoir... Ces critiques sont analysées par l'auteur en s'appuyant sur les nombreux textes, réflexions ou expérimentations réalisées dans différents pays. Ce livre vise à répondre à ces principales objections opposées aujourd'hui au revenu inconditionnel, objections qui restent trop souvent sans réponses du fait de l'absence d'un débat politique éclairé sur laquestion. Un ouvrage indispensable pour qui pense que la crise sociale et environnementale ne pourra pas se résoudre sans une remise en cause profonde des systèmes qui nous ont conduits à cette situation.