
Les poésies de langue française et l'histoire au XX siècle
Depuis la fin du romantisme, la question de l'histoire pour la poésie française est-elle devenue sans objet ? Est-elle à l'inverse omniprésente dans les poésies francophones, notamment celles des aires marquées par la fin des empires coloniaux ? Cet ouvrage entend précisément nuancer cette opposition. La relation de la poésie française à l'histoire est au XXe siècle paradoxale mais bien réelle : relation d'extériorité assumée, oblique et non thématisée, elle n'est pas à chercher seulement dans un dispositif de représentation. Densité, vitesse, opacité : la poésie française donne à lire l'histoire de son temps d'une manière autre, irréductible aux discours sociaux ou historiens. Les poésies francophones, d'autre part, recouvrent des champs différents et ne se laissent pas rassembler dans un impératif commun, qu'il soit d'adhésion plus étroite à l'événement ou de reconstruction d'une histoire confisquée par la colonisation. Elles s'inscrivent dans des traditions nationales, mais dialoguent aussi avec les poésies françaises, dont elles partagent bien des paradoxes dans leur rapport à l'histoire.
| Nombre de pages | 208 |
|---|---|
| Date de parution | 02/01/2014 |
| Poids | 286g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782753528598 |
|---|---|
| Titre | Les poésies de langue française et l'histoire au XX siècle |
| Auteur | Michel Laure ; Rumeau Delphine |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 155 |
| Poids | 286 |
| Date de parution | 20140102 |
| Nombre de pages | 208,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

RENE CHAR. LE POEME ET L'HISTOIRE 1930-1950
MICHEL LAURETout au long de son ?uvre, René Char prend soin de situer ses recueils par rapport à leur temps. Loin de se construire hors de tout contexte, sa poésie témoigne d'une constante attention portée à son époque. A rebours d'un certain nombre de réceptions, fondées sur une lecture heideggerienne ou, à l'inverse, sur les seules circonstances biographiques de l'écriture, cet ouvrage montre l'évolution de la relation du poème à son temps, depuis la période surréaliste jusqu'au début des années 1950. D'abord située dans un rapport polémique avec la société, l'écriture de Char connaît un premier tournant avec la guerre d'Espagne: elle prend à témoin ses contemporains et en appelle à une justice de l'histoire. À partir de 1939, l'engagement du résistant passe au premier plan. Char refuse de publier pendant la guerre, ruais il ne cesse pas d'écrire pour autant. Le poème montre alors sa nécessité dans le soutien qu'il apporte au combattant: il est le lieu où s'élabore on temps de l'histoire, fondement nécessaire à l'action. L'après-guerre est pour Char le moment d'une crise de confiance dans l'action collective. Le mal n'a pas disparu malgré la victoire obtenue sur le nazisme. Il resurgit sous d'autres formes que l'auteur examine dans ses textes journalistiques et dans ses pièces de théâtre, avant de se dégager peu à peu de ses activités politiques. L'?uvre poétique connaît alors un second tournant. Elle s'attribue une place à l'écart, en rupture avec l'aventure collective de ses contemporains, mais ne renonce pas à dénoncer l'oppression qu'ils subissent.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER82,00 € -

A la lettre. Représentation et littéralité chez Emmanuel Hocquard et Jean-Marie Gleize
Michel LaureComment dire le réel sans le représenter ? Apparue dans le champ poétique à partir des années 1980, la littéralité s'est imposée comme une catégorie centrale de l'histoire de la littérature récente : elle sous-tend jusqu'à aujourd'hui de nombreuses pratiques littéraires et artistiques. Qu'elle désigne la recherche d'une écriture simple, minimale, voire tautologique, ou la création par prélèvement, duplication et montage d'énoncés antérieurs, la littéralité engage la question majeure de nos possibilités de dire le réel. Elle poursuit à ce titre l'aventure de la modernité propre au ne siècle. A bien des égards cependant, la littéralité conduit plus loin : ses enjeux de contestation générique, de remise en question de la subjectivité créatrice et de critique des discours collectifs en font une notion indispensable à la compréhension du contemporain. Emmanuel Hocquard et Jean-Marie Gleize sont les principaux jalons de cette histoire. fileur revient d'avoir fait de la littéralité un outil et une catégorie, rendant ainsi visible, au tournant du me siècle, un moment littéral de la poésie française. Cet essai s'attache à situer leur usage de la notion, à en dégager les pratiques et à en mesurer la portée.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 € -

Lire en autonomie CM1. 30 fiches photocopiables
Michel Laurence ; Ballandras Elodie ; Liennard MarLe fichier autour d'une oeuvre intégrale comprend 30 fiches photocopiables et détachables composées:- d'un roman dans son intégralité : Le maître des éléphants, de René Guillot,décomposé en extraits;- de textes documentaires et autres types d'écrits;- de fiches d'activités accessibles à l'élève en toute autonomie;- de fiches autocorrectives. Le maître des éléphants, de René Guillot, © Magnard Jeunesse.EpuiséVOIR PRODUIT29,00 € -

Lire en autonomie cycle 3. Autour de l'Histoire
Michel LaurenceAméliorer les compétences liées à la lecture silencieuse, guider l'élève vers l'autonomie. Cette pochette comprend 40 fiches photocopiables et détachables: des textes littéraires: extraits de romans, d'albums de jeunesse, des textes documentaires, des fiches d'activités accompagnées de leurs corrigés.EpuiséVOIR PRODUIT29,00 €
Du même éditeur
-

Les motifs au cinéma
Ballo Jordi ; Bergala AlainPourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Victimes et profiteurs de guerre ? Les patrons du Nord (1914-1923)
Mastin Jean-Luc ; Hirsch Jean-PierreLa guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Au bonheur des clients. Travail de la vente et rapports sociaux dans les grands magasins
Barbier PascalLe Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 € -

Tiers-lieux. Travailler et entreprendre sur les territoires : espaces de coworking, fablabs, hacklab
Krauss Gerhard ; Tremblay Diane-GabrielleEpiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 €
