Le plus réel est ce hasard, et ce feu. Tome 2, Défends-toi, Beauté violente ! Intimations et expérie
Michel Jean-Paul
FLAMMARION
18,60 €
Épuisé
EAN :9782080681294
A quoi sert la beauté mortelle ?" demande le fragment de Gerard Manley Hopkins qui sert d'épigraphe à la deuxième partie de ce volume : "Elle garde brûlante l'attention humaine pour les choses qui sont" Depuis Un essai de ponctuation (1985, dédié à Jude Stéfan), jusqu'au dernier salut à Donatello (Florence, 2000), le même goût ardent du réel, la même rivalité amoureuse du poème avec la "musique de ce qui est", "Je cru des choses - leur or" se donnent ici à lire avec force. La conscience aiguë de l'étrangeté radicale de tout le réel provoque le pari d'art comme la seule possible "réponse" humaine au non-sens. "Défends-toi, Beauté violente !" en appelle ainsi aux deux instances en conflit de l'éclat de ce qui est et des puissances d'art de la langue.
Nombre de pages
199
Date de parution
15/03/2001
Poids
235g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782080681294
Titre
Le plus réel est ce hasard, et ce feu. Tome 2, Défends-toi, Beauté violente ! Intimations et expérie
Auteur
Michel Jean-Paul
Editeur
FLAMMARION
Largeur
130
Poids
235
Date de parution
20010315
Nombre de pages
199,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
S'il était donné à l'auteur de former un v?u pour ces pages, ce serait qu'elles rendent un peu de la surprise des vérités vécues, sans autre souci que de concision et d'intensité. J.-P. M.
D'avoir rassemblé ces poèmes permet peut-être de les lire aujourd'hui pour la première fois exactement 1996 répond à 1976, qui appelait cet écho comme sa vérité. La réciproque, aussi bien, peut valoir. Des premiers sacrifices des rhétoriques héritées, au pari sur une confiance nouvelle en une langue revigorée, âpre, vive, drue s'entend un obstiné refus de rendre les armes au nihilisme fin de siècle. Ici, l'on ne communie pas dans les religions de la "fin de l'art". Si l'art "n'efface pas la perte", il lui peut, néanmoins, "répondre". Ce défi est même son devoir le plus propre, et la seule posture qui puisse fonder sa nécessité. La poésie maintient devant elle l'entièreté de l'impossible qui la provoque, et se constitue d'un franc conflit avec ce destin. Du plus profond du "ravin moderne" (Denis Roche) on accède alors à cette vérité toujours neuve que ne pas assentir à la déchéance, c'est d'abord veiller à ne pas dégrader son langage - à lui garder sa puissance de surprise et d'éclat.
La poésie, pour Jean-Paul Michel, est un vigoureux geste intérieur, bataillant au plus fort de l'inquiétude, cherchant et trouvant "l'or" d'une existence crue dans la turbulence même, "l'ordre et le désordre" de l'énergie créatrice [...]. La poésie, loin d'un affaissement en quelque impuissance assumée, des modes résiduels de la crainte et de la mélancolie, affirme de cette manière son audace, reconnaît sa puissance, [...] n'hésite pas devant la libre, l'honnête, la réjouissante "folie de nommer". [...] "Manquer à la joie, écrit Michel, c est manquer à l'être". [...] La célébration [...] de ce qui est [...] n'est pas tant un "calcul" rationalisant qu'une "brûlure" [...]: une passion, les flammes d'un désir, une intensité, une aveuglante, instinctive consomption d'être - laquelle, pensée au-delà de toute "signification", produit un profond sens émotionnel et ontologique. Aimer est, ainsi, le seul geste "nécessaire", donnant valeur, faisant face à tout le "mal" que nous pouvons sentir "mordre" en nous. Il faut lire Michel. On exulte. Michael Bishop World Literature Today(2003).