Le mouvement des images. Edition bilingue français-anglais
Michaud Philippe-Alain ; Bajac Quentin ; Migayrou
CENTRE POMPIDOU
29,90 €
Epuisé
EAN :9782844262950
Aujourd'hui, au seuil du XXIe siècle, alors que l'on assiste à une migration massive des images en mouvement des salles de projection vers les espaces d'exposition, migration portée par la révolution numérique, il devient nécessaire de redéfinir le cinéma hors des conditions d'existence qui auront été les siennes au siècle précédent. Défilement, projection, récit, montage: les données fondamentales de l'expérience filmique échappent au dispositif cinématographique traditionnel pour apparaître désormais comme un principe de renouvellement de l'expérience des oeuvres. En s'ouvrant au déplacement, à la répétition, à la discontinuité, les images en mouvement exposées sur les cimaises s'inscrivent dans une nouvelle temporalité, produisant de nouveaux régimes de perception et d'intelligibilité qui rejaillissent en retour sur l'ensemble des arts réputés statiques-peinture, sculpture, dessin, photographie, mais aussi architecture et design. Ce catalogue, qui reprend le déroulé de la nouvelle présentation des collections du Musée national d'art moderne (avril 2006 janvier 2007), s'attache à montrer comment le cinéma, après avoir irrigué les problématiques artistiques du XXe siècle, conditionne celles du XXIe siècle commençant.
Nombre de pages
150
Date de parution
06/04/2006
Poids
800g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782844262950
Titre
MOUVEMENT DES IMAGES (LE)
Auteur
Michaud Philippe-Alain ; Bajac Quentin ; Migayrou
Editeur
CENTRE POMPIDOU
Largeur
220
Poids
800
Date de parution
20060406
Nombre de pages
150,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les quatre essais qui composent cette étude explorent, en des lieux et des temps différents de l'Antiquité tardive (Byzance au VIIIème siècle, la Syrie du Vème siècle, Carthage à l'aube du IIIème siècle) la manière dont, au sein de l'anthropologie chrétienne, s'est construit, entre l'homme et l'image, un espace de transaction, dont la culture visuelle contemporaine n'est pas tout à fait sortie et dont on trouve des exemples chez un cinéaste comme Pasolini, des artistes comme Gordon Matta-Clark et Chris Burden, et un couturier comme Martin Margiela.
L'?uvre de Paul Kallos possède cette rare qualité, dans notre époque si soucieuse de classifications, de ne jamais vraiment se rattacher à aucun des mouvements artistiques qui ont vu le jour depuis la Seconde Guerre mondiale. Dès l'origine, elle s'est tenue sur une voie singulière, sans complaisance à l'égard des modes, trouvant sa vivacité dans une oscillation permanente entre " figuration " et " abstraction ". En quarante uns, elle a connu plusieurs métamorphoses aux premières scènes d'intérieur des années 1950, véritables " structures analytiques " de l'espace, ont succédé des clairs-obscurs traités en glacis, dans l'esprit de Rembrandt ou de Vélasquez. L'expression " figurative " l'emportait, des Crucifixions (1961) au Balcon (d'après Monet) (1967). Le rapport s'est ensuite inversé après une période de transition (1969-1975), marquée par le choix du " paysage " comme motif d'élection : les Brumes ou Nuées signalent l'abandon de l'huile pour l'acrylique. Elles donnent alors naissance aux premières Strates, d'aspect mural, d'abord constituées de blocs massifs (l977-1978) - bien que les bords en soient comme rongés par la lumière - puis de plus en plus fluides (au cours des années 80), mesurant à l'infini sur un mode quasi architectural tous les jeux possibles de la transparence. Dans ses ?uvres les plus récentes, Kallos accorde au blanc de la toile un rôle pour ainsi dire matriciel. Comme si, du blanc " originel ", surgissait de manière holographique une multitude de combinaisons formelles, profils perdus, conservés jusqu'ici en mémoire dans l'?uvre même et soudain délivrés, rendus visibles avec la plus extrême rigueur. Peintre d'origine hongroise, venu à Paris en 1950 à l'âge de vingt-deux ans, Paul Kallos est très vite repéré par Pierre Loeb, l'un des marchands les plus respectés de la capitale, qui le prend sous contrat pendant dix ans, jusqu'à la fermeture de sa galerie (la Galerie Pierre), en 1963. Depuis 1955, ses ?uvres ont été présentées à Paris et en Province ainsi qu'à l'Étranger : Londres, Bâle, Stockholm, Tokyo, New York, Toronto... En France, il expose régulièrement à la Galerie Bernard et Gwénolée Zurcher (Paris), et à la Galerie Jade (Colmar).
A la fois dispositif technique et spectacle, manière de penser les images et système de représentations, le cinéma est une détermination instable. Selon une démarche qui trouve son origine dans la méthode d'analyse développée par Aby Warburg au cours des années 1920, ce recueil montre les échanges et les transferts qui se produisent entre histoire de l'art et cinéma, des recherches d'Étienne-Jules Marey et des films Lumière au cinéma expérimental (Jack Smith, Anthony Mc-Call...), de l'art des tapis et des spectacles pyrotechniques à la bande dessinée et au dessin animé (George Herriman, Walt Disney). Le cinéma est envisagé depuis ses bords, c'est-à-dire depuis ses origines et ses marges - expérimentales, underground et populaires -, là où ses propriétés rencontrent celles de la peinture, de la sculpture, du dessin, voire de la musique, esquissant une histoire ouverte où les registres, les médiums et les techniques ne sont pas entièrement fixés. Cet ouvrage amplement illustré paraît à l'occasion du nouvel accrochage du Musée national d'art moderne, Le mouvement des images (avril 2oo6-janvier 2007), conçu par l'auteur, conservateur en charge de la collection des films au Centre Pompidou.