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Lire dans la nuit et autres essais. Pour Jacques Derrida
Michaud Ginette
PU MONTREAL
31,01 €
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EAN :9782760642584
Jacques Derrida est sans contredit le philosophe qui s'est le plus passionné pour la littérature, sous toutes ses formes (impossibles à formaliser) et en tous genres (impossibles à assigner). Dès les commencements de son oeuvre philosophique, il s'est non seulement engagé à penser la question de l'écriture en tant qu'elle avait toujours été marginalisée et abaissée dans la tradition occidentale, il s'est aussi inlassablement tourné vers la littérature pour élaborer ses propres questions touchant le secret, le témoignage, la promesse, le mensonge, le pardon et le parjure, pour en nommer quelques-unes. A la littérature, on ne saurait imposer, selon Derrida, des règles, des prescriptions ou des fonctions. Les essais réunis ici s'emploient à examiner plusieurs des propositions du philosophe au sujet de la "littérature sans condition., à commencer par celles qui concernent la souveraineté poétique et qui relient, de manière indissociable, la littérature comme "droit de tout dire" à la démocratie (à venir). Derrida insiste en effet sur la "puissance" du "principe" littéraire, qui permet a la littérature de s'affranchir en interrogeant ses propres règles, voire la loi même, dans une performativité sans précédent. L'expérience littéraire s'avère aussi le lieu par excellence pour expérimenter toutes les modalités de la représentation et de la délégation sur lesquelles se fonde la démocratie. La littérature est ainsi associée pour Derrida à une certaine (ir) responsabilité, à une manière singulière de penser la question de l'éthique en la dégageant de toute morale et de toute instrumentalisation et, il va sans dire, de tout préjugé. S'appuyant sur Kafka Bartleby et Abraham, Derrida souligne avec force l'importance que cette question d'une éthique autre revêt pour lui et il n'hésite pas à donner une préséance — préférence encore — à la littérature en ce qu'elle s'avance vers la loi pour en comprendre l'origine. De manière significative, il place la question de l'invention poétique et du langage — de ce qu'il appelle l'idiome, irréductible à toute traduction — au coeur de sa réflexion au sujet de la différence sexuelle et de l'hospitalité. C'est à cette passion de Derrida pour la littérature que sont consacrés les essais réunis dans cet ouvrage.
Nombre de pages
260
Date de parution
25/03/2021
Poids
396g
Largeur
150mm
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EAN
9782760642584
Titre
Lire dans la nuit et autres essais. Pour Jacques Derrida
Auteur
Michaud Ginette
Editeur
PU MONTREAL
Largeur
150
Poids
396
Date de parution
20210325
Nombre de pages
260,00 €
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Résumé : Cosa volante l'art n'est ni un objet, ni un ensemble de composantes formelles, ni schème, ni substance. L'art, les arts plutôt, dans leur pluralité différentielle lève la question d'une forme en formation. Cette forma formans traverse de part en part la pensée des arts de Jean-Luc Nancy où importe surtout l'approche de ce qui, dans l'art, fait sens (sensibilité, intelligence, sensation, sensualité). A travers touches, intensités, vibrations, timbres, tonalités, colorations, grains, résonances, rythmes, il s'agit de voir comment les arts donnent forme au monde. Les textes réunis dans cet ouvrage explorent plusieurs motifs du travail de Nancy : sa réflexion sur l'iconologie "chrétienne" au sein de sa "déconstruction du christianisme", la question de ses "étranges corps étrangers", les modalités de ses ekphraseis, sa poétique cinétique, entre autres. Trois entretiens avec le philosophe constituent des moments privilégiés de cet échange autour de la question de l'art.
La littérature aura été pour Maurice Blanchot et Jacques Derrida le lieu par excellence du secret. L'un et l'autre posent en effet qu'il y a dans le secret un "il est impossible de dire" qui ne peut être levé même lorsqu'il est dévoilé ou rompu. Comment, dès lors, présenter ce qui, dans ce secret sans contenu et non caché, se refuse à toute présentation et, surtout, comment en parler sans déchirer sa nuit propre et privée? Cet essai se propose de suivre cette aporie dans le récit de Maurice Blanchot, L'Instant de ma mort, texte testamentaire d'une inépuisable réserve paru en 1994, et dans la lecture minutieuse, pas à pas, que lui consacrait Derrida dans Demeure-Maurice Blanchot. Prenant appui sur plusieurs séances inédites du Séminaire de Derrida intitulé "Répondre du secret"", qui se tint en 1991, cet essai cerne dans un premier temps l'originalité de l'approche derridienne en retraçant les choix que fait le philosophe de sémantiques et de logiques qui le portent à puiser à un fond plus mystérieux et même étranger au secret freudien ou (post-) psychanalytique. Dans un second temps, cette pensée hétéronomique du secret est saisie tant dans le récit de Blanchot, qui en offre une exemplaire mise en oeuvre, que dans les" effets de secret "qui viennent se déposer et se sceller en retour dans la propre lecture de Derrida. Forme de célébration de la parution de Demeure il y a quelque dix ans (et faisant constamment place à cette question de la date), ce livre tente de prendre la mesure de l'événement du secret qui s'est trouvé noué entre ces textes de Blanchot et de Derrida. Plutôt que d'interprétation ou d'herméneutique, c'est d'une autre expérience de la lecture qu'il sera aussi question une lecture qui souhaiterait elle-même" demeurer ", loin de toute évidence, de toute explication et de toute certitude, une" expérience secrète au sujet d'un secret ", comme y appelait Derrida dans Donner la mort."
Depuis la parution de Voiles en 1998, qui a réuni dans un même ouvrage " Savoir " d'Hélène Cixous et " Un ver à soie " de Jacques Derrida, donnant ainsi lieu à une première contresignature explicite entre l'écrivain et le philosophe, de multiples entrecroisements se sont produits entre leurs oeuvres. Au-delà d'un simple repérage thématique et formel, cet essai interroge ce qui fait événement d'écriture et de pensée entre ces deux oeuvres appelées par la " Toute-puissance-autre " de la littérature. A partir des textes qui témoignent des nombreux échanges entre Derrida et Cixous, deux lecteurs se lisant l'un l'autre, on suit ici à la trace quelques-uns des traits les plus caractéristiques et singuliers de chaque lecteur/lectrice, de Fourmis à Genèses, généalogies, genres et le génie, en passant par H. C. pour la vie, c'est à dire..., du côté de Derrida, et par le Portrait de Jacques Derrida en Jeune Saint Juif ; Insister. A Jacques Derrida et Hyperrêve, du côté de Cixous. Dans toutes ces scènes, il s'agit peut-être d'une seule chose : faire droit au même rêve de littérature et apprendre à lire : " il me faut vous apprendre à m'apprendre à me lire ", comme le prédisait Jacques Derrida dans " Circonfession ", lire, donc, ce qui s'appelle lire, à la hauteur de leurs inventifs et bien-nommés apprentissages.
Résumé : Depuis la parution de Voiles en 1998, qui a réuni pour la première fois "Savoir" et "Un ver à soie" dans un même ouvrage et donné lieu à une première contresignature explicite entre l'écrivain et le philosophe, de multiples entrecroisements se sont produits entre les oeuvres de Jacques Derrida et d'Hélène Cixous. Plus que d'un simple repérage thématique et formel, il s'agit, dans cet essai, de suivre ce qui fait événement d'écriture et de pensée entre ces oeuvres, également travaillées mais depuis leur "versant" propre, philosophique pour Derrida, littéraire pour Cixous, appelées par la "toute-puissance" de la littérature. Ces échanges textuels, qui prennent souvent la forme de chiasmes, donnent à lire le "point de rencontre" qui se produit entre eux : dans Voiles d'abord, où l'opération poétique prend corps pour une "première" fois inaugurale ; dans la figure du "monstre d'innocence", dans Le jour où je n'étais pas là de Cixous, figure qui permet de saisir au vif ce que Derrida nomme la "pervertibilité" de la littérature et aussi sa puissance, sa potentialité, sa virtualité phantasmatique infinies ; dans les résonances profondes qui ont cours entre Mal d'Archive et L'Ange au secret au sujet de l'archive et du secret littéraire. Le second volume, Comme en rêve, est pour sa part consacré aux oneirographies de Jacques Derrida et d'Hélène Cixous. Dans ces scènes d'hyperlecture, les grandes questions du rêve, de la puissance de la fiction et du phantasme, de même que le débat autour de "la vie la mort" se trouvent constamment convoqués et relancés. Entre Hélène Cixous et Jacques Derrida, il s'agit désormais désormais : un autre des cryptonymes de Derrida plus que jamais d'apprendre à lire "depuis la vie de Jacques Derrida", comme le dit bien son amie.
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