Le roman anonyme de Robert le Diable est attachant par la variété de ses épisodes et de son inspiration. Autour du thème central du repentir et du rachat du héros condamné au crime par sa naissance diabolique se développent des scènes de combat qui apparentent l'oeuvre à la littérature épique ; des scènes d'amour, un amour longtemps tu de la princesse pour cet inconnu qu'elle soupçonne d'être un vaillant chevalier malgré sa vie misérable ; des scènes de la vie quotidienne, cour de l'empereur, tumulte des rues, us et coutumes du palais pontifical.Le tout s'achève par un coup de théâtre bien préparé où le vainqueur des Turcs confond l'imposteur qui prétendait épouser la princesse, avant de se retirer dans un ermitage où il meurt en odeur de sainteté.Le merveilleux, qui n'est ni profane, ni celtique, ajoute au charme de cette histoire au récit habilement mené par un écrivain pleinement maître de son métier.
Nombre de pages
124
Date de parution
02/01/1997
Poids
90g
Largeur
108mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782080708786
Titre
Robert le Diable. Roman du XIIe siècle
Auteur
Micha Alexandre
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Poids
90
Date de parution
19970102
Nombre de pages
124,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les Evangiles canoniques sont fort avares de renseignements sur l'enfance du Christ. Or cette discrétion ne satisfaisait pas la curiosité des fidèles qui voulaient en savoir davantage sur la vie cachée de jésus au sein de la Sainte Famille. Comment vivait-il? A quoi passait-il son temps ? Quels étaient ses rapports avec ses parents ?... C'est ainsi que, dès le deuxième siècle, en marge des Evangiles reconnus par l'Eglise, des écrits issus de traditions populaires virent le jour, présentant une histoire continue de l'enfance de jésus depuis sa naissance jusqu'à la douzième année, et remontant même, pour certains, aux ancêtres de l'enfant, Joachim et Anne. Apparaît alors, à travers des récits pleins de charme où se mêlent l'histoire et la fantaisie pure, un petit Jésus joueur, espiègle et même cruel parfois, omniscient, guérisseur et sachant, tel Orphée, apprivoiser les bêtes ou se métamorphoser en formes inattendues comme Merlin, face à des parents modèles, inquiets et incapables de se faire obéir de leur sacré rejeton. Les Evangiles apocryphes de l'enfance, traduits et remaniés jusqu'au Moyen Age, ont certes été critiqués, méprisés, voire condamnés au nom de l'orthodoxie ou de la rationalité. Mais ils connurent en général un tel succès que, peu à peu, la nativité miraculeuse de Marie, la présentation de la Vierge au Temple, la désignation miraculeuse, elle aussi, de Joseph pour être son gardien ou son époux, la naissance de Jésus dans une grotte, etc. devinrent objets de croyance. La tradition ecclésiastique et la liturgie en ont même conservé quelques éléments, tandis que l'art et la littérature, à partir du Moyen Age, s'en sont abondamment inspirés. Ces biographies buissonnières de l'enfant Jésus sont le reflet du christianisme populaire aux premiers siècles de la Chrétienté; elles nous éclairent sur la vie intérieure et sur la perméabilité à la fiction de ces générations pénétrées de foi.
Un essai qui s'efforce de dresser le visage le plus authentique de Montaigne, avec ses expressions les plus contradictoires et singulières, si souvent et volontairement gommées par les exégètes.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.