Aux XVIe et XVIIe siècles, l'ordre européen était parfois menacé par des crises d'origine régionale. Ces désordres venaient des initiatives scandaleuses d'acteurs politiques habituellement peu présents sur la scène internationale (municipalités, institutions provinciales, seigneurs locaux). Pour résoudre des conflits internes, parfois contre leur propre souverain, ces acteurs n'hésitaient pas à appeler des puissances étrangères à leur secours, dans des logiques de solidarités politico-religieuses internationales. Les "affaires de Provence" (1580-1598) permettent de comprendre le fonctionnement de ce type de crises. Au plus fort des guerres de Religion en France, les catholiques de Provence appelèrent à leur secours le duc de Savoie, le grand-duc de Toscane, les papes et le roi d'Espagne. Parce que la Provence avait une position stratégique entre Barcelone et Gênes, d'autres puissances intervinrent à leur tour : l'Angleterre, l'Empire ottoman, le duché de Lorraine et la République de Venise. A partir d'une étude minutieuse des événements, ce livre mène une réflexion approfondie sur les défis stratégiques, intellectuels et rhétoriques d'une situation vécue à l'époque comme un désordre international, en raison de la marge de manoeuvre subversive acquise par des acteurs ordinairement faibles.
Date de parution
27/02/2014
Poids
730g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782859447755
Titre
UN DESORDRE EUROPEEN
ISBN
285944775X
Auteur
MICALLEF
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
730
Date de parution
20140227
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Il venait de s'installer à Marseille. Deux mois à peine avant les effondrements mortels de la rue d'Aubagne. Photographe indépendant, Anthony Micallef décide de documenter la crise des délogés dans cette ville, donner un visage et une voix à ceux qui sont devenus invisibles. Indigne toit est un ouvrage / témoignage édifiant et poignant sur le problème du mal logement. Le 5 novembre 2018, deux immeubles s'effondraient rue d'Aubagne à Marseille, faisant huit morts en plein centre-ville. Très médiatisé sur l'instant, ce drame a été en réalité le déclencheur d'une crise humanitaire qui va secouer la deuxième ville de France pendant encore plusieurs années et la transformer durablement. Après l'effondrement, la mairie a dû faire évacuer de nombreux immeubles considérés comme dangereux. Mais cette vague de "périls imminents" ne s'est plus arrêtée depuis : près de 4000 personnes ont été sorties de leurs foyers et envoyées dans des hôtels, où une année plus tard près de 600 y vivent encore.
Avec La Dolce Vita, Marcello Mastroianni est devenu, aux yeux du monde entier, l'incarnation du latin lover. Cette identification de l'acteur à l'archétype du séducteur italien ne laisse pas d'étonner, au regard du reste de sa filmographie qui s'emploie à mettre en pièces cette image, que ce soit sur le mode dramatique ou dans la pure tradition de la comédie de moeurs à l'italienne. De l'immédiat après La Dolce Vita, aux rôles de la fin de carrière, les réalisateurs, de Germi à Mikhalkov en passant par Fellini lui-même, ne cesseront de proposer à Mastroianni des rôles de mâle mis en déroute par les femmes, de séducteur veule, d'impuissant... Cette démystification, à laquelle se prêtera l'acteur avec malice, donne à sa filmographie des airs de miroir déformant. Qui dit miroir déformant dit aussi jeux de miroirs : la filmographie de Mastroianni est truffée de clins d'oeil plus ou moins explicites aux rôles du passé. Tout en s'attachant à cerner la persona de Marcello et ce qui fait la quintessence du jeu de cette icône, que son éthique de la légèreté et de la distanciation ont rendue irrésistible, cet essai revient sur les pans les plus emblématiques de la carrière de l'acteur, plus mâle mis à mal que latin lover.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.