L'ARTISTE Vik Muniz est né en 1961 à São Paulo au Brésil. Après des études d'art et des débuts dans l'univers de la publicité, il rejoint les États-Unis et s'installe à New York en 1986. De sa première expérience de publicitaire il conservera un intérêt pour le pouvoir des images et leur manipulation. Il vit et travaille à Brooklyn (État de New York). L'oeUVRE Ses reproductions d'oeuvres ou d'images iconiques réalisées à l'aide de matériaux incongrus pour être ensuite photographiées questionnent aussi bien le rôle de l'image, de la photographie, que la nature de la représentation visuelle et de notre rapport à l'art, à l'histoire de l'art et aux chefs-d'oeuvre dont l'image est démultipliée dans les magazines et les ouvrages spécialisés. L'EXPOSITION : 11 décembre 2011 au 13 mai 2012 Dans ce« Musée imaginaire», Vik Muniz, photographe contemporain incontournable et ambassadeur auprès de l'Unesco, déploie tout son art de l'illusion. Les portraits de Van Gogh, Cézanne, Picasso, Warhol, comme ceux d'autres grands noms de l'histoire de l'art, reconstitués par l'artiste grâce à des matériaux incongrus (pigments, laine, ketchup, sauce chocolat, magazines découpés, végétaux séchés, détritus...) puis photographiés, investissent les salles su rez-de-chaussée de l'hôtel de Caumont, créant un nouveau musée dans le musée, confrontant le public à un véritable « musée imaginaire », selon les termes de Malraux. Dans le cadre de cette exposition, Vik Muniz investit un autre lieu patrimonial de la ville d'Avignon, l'église des Célestins, afin d'y réaliser une oeuvre monumentale inédite conçue en collaboration avec des enfants et des étudiants de la ville. Parallèlement à Vik Muniz, la Collection Lambert en Avignon présente les travaux de Lawrence Weiner. En dédiant ses espaces à deux artistes majeurs de la scène internationale, le musée renoue avec les doubles monographies qui ont permis par le passé de découvrir des artistes émergeants et de présenter le travail d'artistes confirmés - Salla Tykkä et Francis Alÿs en 2003, Sol Lewitt et Christian Marclay en 2004... LE CATALOGUE Autour de plus de 120 oeuvres de l'artiste, le catalogue réunit un texte de présentation d'Eric Mézil (critique d'art et directeur de la Collection Lambert Avignon), deux entretiens entre Vik Muniz et Eric Mézil et des textes de Vik Muniz.
Nombre de pages
176
Date de parution
13/12/2011
Poids
1 138g
Largeur
227mm
Plus d'informations
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EAN
9782330004576
Titre
Vik Muniz. Le Musée imaginaire
Auteur
Mézil Eric ; Muniz Vik
Editeur
ACTES SUD
Largeur
227
Poids
1138
Date de parution
20111213
Nombre de pages
176,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Sait-on comment naît une exposition ? Les histoires, les enjeux, les doutes ou les rebondissements qui traversent sa genèse restent le plus souvent inconnus aux visiteurs, aux regardeurs, à ceux qui pourtant s'empareront du projet une fois qu'il leur sera donné à voir sur les murs du musée ou à travers les pages du catalogue. Figures de l'acteur. Le Paradoxe du comédien est une exposition qui a pris racine à Avignon, peut-être même dans la cour d'honneur du palais des Papes, sur laquelle les foudres se sont déchaînées lors de l'été 2005. Des interrogations récurrentes que s'était alors posées la presse spécialisée, j'avais retenu pour ma part l'oubli de l'Histoire proche ou lointaine, la perte de l'auteur, l'absence de l'acteur au profit d'un seul grand créateur protéiforme." Éric Mézil.
Alors que, depuis le début de l'année 2011, les pays arabes qui entourent le Sud-Est de la Méditerranée ne cessent de nous surprendre par leur héroïsme et une dignité retrouvée, la Collection Lambert propose une exposition faisant l'apologie du voyage dans ces pays fascinants. Ils le sont tant par la richesse de leur culture que par une histoire bien plus ancestrale que la nôtre, par la beauté des êtres, et par ce courage dont ces peuples fiers font preuve aujourd'hui. Cette fascination n'est pas récente. Le monde arabe était auparavant décrit aux Occidentaux par des écrivains et des artistes qui accomplissaient des voyages longs et éprouvants. La France a toujours eu le goût de l'exotisme, d'une attirance pour la culture de l'Autre, cet étranger oriental ou arabe qui, lui-même, pendant des siècles, a cultivé le fait de recevoir le voyageur comme un art de vivre à part entière avec un raffinement poussé à son paroxysme. Nos plus grands écrivains en ont rêvé - Chateaubriand, Nerval, Flaubert, Lamartine ou, plus proche de nous, Pierre Loti... -, tout comme nos plus grands artistes, de Delacroix à Matisse. L'exposition s'organisera autour de quatre sections restituant les différentes images de l'Orient, qui se télescoperont tel un kaléidoscope de visions fantasmées ou réelles. Des collections jamais montrées au public seront associées à des oeuvres plus connues. Ainsi, le fonds de l'Association des amis de Pierre Loti présentera des documents inédits de cet écrivain: portraits, peintures et photographies... Une collection privée provenant de Gadagne fera découvrir des objets rares et précieux: bijoux, ustensiles, livres enluminés... À travers des oeuvres de maîtres du XIXe siècle et du début du XXe siècle, on comprendra comment est né cet orientalisme, mouvement aux répercussions si denses dans l'art de vivre en Europe. Des oeuvres sur papier de Delacroix et de Matisse confirmeront l'influence de la Méditerranée. Un lit turc de harem du début du XIXe siècle, entouré de peintures de la fin du XIXe siècle de femmes au bain et accompagné d'un magnifique film tourné dans un hammam par l'artiste anglaise Tacita Dean, donnera une ambiance de langueur. Plus loin, dans un univers plus viril, des photographies de Nan Goldin présentant son amant égyptien, Jabelawe, côtoieront des clichés chez un coiffeur turc de l'Italien Maloberti et des images anciennes d'un quotidien oublié où la tolérance était encore de mise. Dans une section plus contemporaine, les oeuvres engagées de Mona Hatoun, originaire du Liban, se confronteront aux images implacables de l'Iranienne Shirin Neshat, toutes deux féministes engagées et révolutionnaires avant l'heure. Enfin, à côté des vidéos de Douglas Gordon tournées aux portes de Marrakech avec des charmeurs de serpents et de scorpions, deux oeuvres teintées d'espoir et d'optimisme irradieront cette exposition: une installation vidéo de Charles Sandison où des milliers de mots calligraphiés en arabe se transforment en mains qui s'unissent à jamais, alors qu'Idriss Khan a photographié sur une même plaque argentique toutes les pages du Coran. Ces pages se superposent en traçant une immense partition sublime où, dans ce feuilleté visuel, on ne devine plus que la beauté des mots divins insufflés à jamais par le Prophète.
Exposition du 9 juin au 11 novembre 2013 à la Fondation Lambert et au palais des Papes à Avignon. Après le vif succès des expositions « La Beauté» en 2000 et « Terramare » de Miquel Barcel
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
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George Sand découvre Tamaris, petite bourgade provençale de la commune de La Seyne-sur-Mer, et s'enthousiasme pour le caractère sauvage et rustique du paysage. Michel Pacha (1819-1907), après avoir été directeur des phares et balises de l'Empire ottoman, constructeur des quais et docks de Constantinople, transforme le lieu en ville de saison. Il achète les terrains, comble les marécages, édifie son château entouré d'un somptueux jardin. Il bâtit un décor qui suggère le voyage : palais italiens, chalets suisses, maisons orientales ; en front de mer, il plante le Grand Hôtel et le casino et, presque sur l'eau, l'Institut de biologie marine. Il aménage les accès terrestres et maritimes et exploite toutes les ressources du territoire. Dans son principe d'élaboration d'un paysage urbain harmonieux, Tamaris associe le jardin et la ville et annonce l'optique des cités idéales du XXe siècle. Au carrefour de l'orient et de l'Occident est née une architecture de la Méditerranée.