Mirages d'Orient, grenades & figues de Barbarie. Chassé-croisé en Méditerranée
Mézil Eric
ACTES SUD
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EAN :9782330012779
Alors que, depuis le début de l'année 2011, les pays arabes qui entourent le Sud-Est de la Méditerranée ne cessent de nous surprendre par leur héroïsme et une dignité retrouvée, la Collection Lambert propose une exposition faisant l'apologie du voyage dans ces pays fascinants. Ils le sont tant par la richesse de leur culture que par une histoire bien plus ancestrale que la nôtre, par la beauté des êtres, et par ce courage dont ces peuples fiers font preuve aujourd'hui. Cette fascination n'est pas récente. Le monde arabe était auparavant décrit aux Occidentaux par des écrivains et des artistes qui accomplissaient des voyages longs et éprouvants. La France a toujours eu le goût de l'exotisme, d'une attirance pour la culture de l'Autre, cet étranger oriental ou arabe qui, lui-même, pendant des siècles, a cultivé le fait de recevoir le voyageur comme un art de vivre à part entière avec un raffinement poussé à son paroxysme. Nos plus grands écrivains en ont rêvé - Chateaubriand, Nerval, Flaubert, Lamartine ou, plus proche de nous, Pierre Loti... -, tout comme nos plus grands artistes, de Delacroix à Matisse. L'exposition s'organisera autour de quatre sections restituant les différentes images de l'Orient, qui se télescoperont tel un kaléidoscope de visions fantasmées ou réelles. Des collections jamais montrées au public seront associées à des oeuvres plus connues. Ainsi, le fonds de l'Association des amis de Pierre Loti présentera des documents inédits de cet écrivain: portraits, peintures et photographies... Une collection privée provenant de Gadagne fera découvrir des objets rares et précieux: bijoux, ustensiles, livres enluminés... À travers des oeuvres de maîtres du XIXe siècle et du début du XXe siècle, on comprendra comment est né cet orientalisme, mouvement aux répercussions si denses dans l'art de vivre en Europe. Des oeuvres sur papier de Delacroix et de Matisse confirmeront l'influence de la Méditerranée. Un lit turc de harem du début du XIXe siècle, entouré de peintures de la fin du XIXe siècle de femmes au bain et accompagné d'un magnifique film tourné dans un hammam par l'artiste anglaise Tacita Dean, donnera une ambiance de langueur. Plus loin, dans un univers plus viril, des photographies de Nan Goldin présentant son amant égyptien, Jabelawe, côtoieront des clichés chez un coiffeur turc de l'Italien Maloberti et des images anciennes d'un quotidien oublié où la tolérance était encore de mise. Dans une section plus contemporaine, les oeuvres engagées de Mona Hatoun, originaire du Liban, se confronteront aux images implacables de l'Iranienne Shirin Neshat, toutes deux féministes engagées et révolutionnaires avant l'heure. Enfin, à côté des vidéos de Douglas Gordon tournées aux portes de Marrakech avec des charmeurs de serpents et de scorpions, deux oeuvres teintées d'espoir et d'optimisme irradieront cette exposition: une installation vidéo de Charles Sandison où des milliers de mots calligraphiés en arabe se transforment en mains qui s'unissent à jamais, alors qu'Idriss Khan a photographié sur une même plaque argentique toutes les pages du Coran. Ces pages se superposent en traçant une immense partition sublime où, dans ce feuilleté visuel, on ne devine plus que la beauté des mots divins insufflés à jamais par le Prophète.
Sait-on comment naît une exposition ? Les histoires, les enjeux, les doutes ou les rebondissements qui traversent sa genèse restent le plus souvent inconnus aux visiteurs, aux regardeurs, à ceux qui pourtant s'empareront du projet une fois qu'il leur sera donné à voir sur les murs du musée ou à travers les pages du catalogue. Figures de l'acteur. Le Paradoxe du comédien est une exposition qui a pris racine à Avignon, peut-être même dans la cour d'honneur du palais des Papes, sur laquelle les foudres se sont déchaînées lors de l'été 2005. Des interrogations récurrentes que s'était alors posées la presse spécialisée, j'avais retenu pour ma part l'oubli de l'Histoire proche ou lointaine, la perte de l'auteur, l'absence de l'acteur au profit d'un seul grand créateur protéiforme". Eric Mézil.
Exposition du 9 juin au 11 novembre 2013 à la Fondation Lambert et au palais des Papes à Avignon. Après le vif succès des expositions « La Beauté» en 2000 et « Terramare » de Miquel Barcel
?Cy Twombly est l?un des plus grands artistes vivants: ses expositions dans les musées les plus prestigieux le placent au niveau de ses grands amis des premières heures, Jasper Johns et Robert Rauschenberg. S?il reste plus connu pour son oeuvre picturale et ses sculptures, on connaît moins son activité de photographe, qu?il poursuit pourtant depuis soixante ans. C?est la première fois que cette partie importante de sa création est présentée dans un musée français. En 2007, Cy Twombly avait réalisé la sublime exposition ?Blooming? (Avignon), pour laquelle il avait spécialement créé un cycle d?immenses peintures autour des pivoines et de leur poésie très japonaise. L?artiste a souhaité renouveler l?expérience avec la Collection Lambert, proposant cette fois-ci d?être l?artiste invité, en tant que photographe et commissaire d?exposition. Cette expérience est passionnante et riche d?enseignements, parce que les choix effectués permettent une lecture nouvelle à cette oeuvre si foisonnante. Cy Twombly, qui est réputé pour n?accorder aucun entretien depuis un demi-siècle, livre un autoportrait en creux à travers des choix artistiques très personnels. Si, de Cy Twombly, sont présentées ses années au Black Mountain College, avec John Cage et Franz Kline, puis les années romaines, avec des photographies d?intérieur, de mer ou de natures mortes, accompagnées des prises de vue de ses peintures ou de ses sculptures, ses choix esthétiques montrent une filiation directe avec Vuillard, Bonnard et Degas, d?où le titre proustien de l?exposition et du catalogue. Avec Brancusi et les célèbres photographies de son atelier, cette relation intime à la lumière et au temps qui passe, où la création est en devenir, sera mieux comprise. Une confrontation des célèbres carnets de Lartigue aux horizons marins de Sugimoto nous plonge dans un temps suspendu. De même, avec Ed Ruscha ou Sol LeWitt, la photographie comme acte répétitif annonçant des séries de peintures nouvelles fait comprendre l?obsession des thèmes avec cet art rare consistant à maîtriser toute forme de création. Enfin, Cy Twombly a retenu des artistes typiquement américains: Diane Arbus, photographe si rare et si influente dans l?art contemporain, Sally Mann, peu connue en France et amie chère de l?artiste. Cette exposition, connectée aux manifestations des Rencontres d?Arles, est accompagnée d?un catalogue illustré de photographies choisies par Cy Twombly avec poésie et intelligence, tissant des liens entre la fin du xixe siècle et aujourd?hui, entre l?Europe atemporelle et l?Amérique des années 1960, entre l?histoire de l?art et celle de l?intimité d?un artiste dans son intérieur.? Éric Mézil
A l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Des électeurs de Trump et des armes, des situations qui dérapent, échappent aux protagonistes et font la une du journal local, trois histoires de famille et de voisins, une montée en puissance exceptionnelle à mesure que la tension grimpe : voilà les ingrédients de cet opus final, qui frappe par la finesse des profils dessinés et l'art de la nuance. Palpitant, haletant et d'une remarquable maîtrise, "American Spirits" explore les hostilités souterraines qui minent les communautés rurales américaines, ainsi que les dérives de la politique nationale. En nous entraînant dans le Nord de l'Etat de New York, au coeur du bourg de Sam Dent, Russell Banks signe une oeuvre magistrale, qui s'inscrit avec éclat au panthéon de la grande littérature américaine. "Banks est un maître au sommet de son art. Si les habitants de Sam Dent n'étaient que les clichés d'un mouvement politique, alors American Spirits ne posséderait pas cette force impressionnante. Mais chacun d'entre eux est un personnage marquant, dont la vie fourmille de détails finement observés. Ces trois novellas sont un immense accomplissement, grâce aux seuls ressorts bruts de l'intrigue et du suspense. Une fois lues, vous ne pourrez plus oublier leur violence troublante et leur fin empreinte d'élégie". Casey Cep, The New Yorker
Reito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.
Évoquer la vie d'une femme au travers de l'expression de visage des mannequins dans les vitrines de Bruxelles, Anvers, Paris, Rome. Prendre plaisir à jouer des reflets et tenter de rompre l'immobilisme de la pose en les intégrant dans l'urbanisme qui les entoure, en les laissant s'exprimer au-delà de leur paroi de verre. Shirley Hicter a demandé à Laurence Rosier, linguiste à l'Université Libre de Bruxelles, d'illustrer les photos de ses mots. Laurence offre un texte fort, impertinent, libre et conforme à leur image. Pour compléter l'ouvrage, des femmes talentueuses ont accepté de partager leur réflexion sur son sujet central : " Suis-je libre ? " Ce livre a reçu le soutien de la SABAM.
L'urbex, ou l'exploration urbaine, consiste à explorer et documenter des lieux abandonnés et interdits d'accès au public. A travers ses propres expériences, Juliette, alias Juj'urbex sur les réseaux sociaux, vous embarque avec elle pour mieux comprendre cette pratique hors du commun et vous transmettre sa passion. Elle reviendra sur les origines du genre, ses codes implicites et l'importance de la préservation des lieux abandonnés. Mais surtout, vous explorerez en sa compagnie et celle de ses amis urbexeurs, 15 lieux plus insolites les uns que les autres à travers le monde : parcs d'attractions abandonnés, villas désertes, Tchernobyl ou encore Fukushima n'auront plus de secret pour vous ! Et prolongez la découverte de certains lieux en scannant le QR Code associé, pour regarder l'exploration vidéo du site en question. Explorez comme si vous y étiez, et suivez heure par heure le déroulé de chacune de ses aventures.
A travers l'objectif de neuf photographes de terrain, l'exposition Ukraine, la mort dans l'âme propose une plongée poignante au coeur du conflit en Ukraine. Ce catalogue retrace les réalités de la guerre : les destructions, les vies bouleversées, mais aussi la résilience des populations face à l'adversité.