Paris et l'Italie sont généralement considérés comme les deux pôles orientant la vie et l'écriture de Stendhal. La province occupe pourtant une place de choix dans sa géographie personnelle. Pour lui, c'est un univers méconnu du grand public, qui reste à découvrir et à décrire. Même s'il pose un regard fort critique sur ce monde "asphyxié", il lui reconnaît des qualités parfois inattendues. Au-delà d'une simple expression cathartique du fantasme faisant de la province à la fois une mère et une marâtre, l'utilisation du concept présente aussi pour Stendhal un intérêt d'ordre poétique car il peut structurer la fiction et inspirer une technique d'écriture particulière. Enfin, et surtout, cet objet suscite l'amusement, voire une intense jubilation. De la nausée provoquée par la province au plaisir d'écrire sur elle, c'est un Stendhal inattendu qui se révèle ainsi au fil de la lecture dans toute sa dimension d'inventeur de la province moderne aux côtés de Balzac.
Date de parution
22/03/2005
Poids
1 035g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782745311320
Titre
STENDHAL ET LA PROVINCE.
ISBN
2745311328
Auteur
MEYNARD CECILE
Editeur
CHAMPION
Largeur
160
Poids
1035
Date de parution
20050322
Disponibilité
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Sidération ! Fascination ! La forme brève dans la littérature, la danse, la photo, le cinéma ou les arts visuels relève de la fulgurance. Elle tient de la performance et de l'éphémère, elle suspend l'instant et exacerbe le détail et l'infime pour créer un choc chez son public. Quelles sont les forces et les limites de la forme brève ? Comment met-on en scène la fulgurance textuelle ? Qu'en est-il des mises en scène de fulgurances au théâtre, en peinture, en danse et dans le street-art ? Quelle est la spécificité des brièvetés audiovisuelles ? Ce livre contribue au débat sur les formes brèves à partir d'un angle d'approche inédit, celui du rapport complexe entre brièveté et temporalité. Abordant des domaines aussi variés que les arts plastiques, la photographie, les formes brèves littéraires (nouvelle, micro-nouvelle, haiku, poésie) et audiovisuelles (radio, générique, bande-annonce, très très court métrage), les performances (théâtre, danse) ou l'économie de la création, cet ouvrage examine les frontières poreuses du bref et s'intéresse au rapport des formes brèves aux temps de la fulgurance et tout particulièrement â leurs enjeux, leurs atouts et leurs limites, en lien avec cette temporalité protéiforme.
Les formes brèves sont aujourd'hui un mode de communication et d'expression artistique incontournable, omniprésent dans notre culture mais en même temps méconnu. Mouvant et polymorphe, ce format relève aussi bien de l'art que de la littérature, des sciences de la communication, du cinéma, de l'audiovisuel et de nombreux autres domaines. Il n'a pour autant fait l'objet que d'un petit nombre de publications interdisciplinaires. En confrontant les approches et les objets et en observant points communs et différences, il est toutefois possible d'en cerner les contours et d'en identifier les grandes lignes, qui ont à voir avec les notions de court, d'éphémère, de simple, de concis, de dense, voire d'inachevé, sans se confondre avec elles. Les textes rassemblés ici selon une perspective interdisciplinaire et internationale envisagent donc les formes brèves dans leur diversité, d'un point de vue diachronique tout autant que synchronique. Ils permettent de nourrir non seulement des analyses ciblées sur ces différents types de formes brèves (au cinéma, en littérature, dans l'art, dans la communication, etc.), mais aussi une réflexion théorique sur les questions de définitions, les enjeux, la modernité, ou encore sur la transgénéricité et la transmédialité qui caractérisent souvent ces formes brèves.
Cet ouvrage a pour objectif d'offrir une approche originale non pas du désir, qui a été souvent et largement étudié, mais de ses objets, dans leur diversité, leur complexité, leur ambivalence, et leurs variations dans le temps. L'ouvrage est pluridisciplinaire, ce qui permet d'aborder des objets très divers (de la relique à l'âme comme objet de désir), et parfois paradoxaux (du bien connu désir de mort au désir de désastre ou au désir du désir) quand ce n'est pas à l'inverse le désir de ne plus rien désirer ou la disparition complète de l'objet du désir. Les domaines d'analyse sont aussi larges et abordés selon des perspectives croisées qui enrichissent l'approche des "objets de désir" : littéraires, artistiques, philosophiques, cinématographiques, religieuses, historiques... L'originalité de ce volume international (Angleterre, Danemark, Roumanie, Australie, Afrique du Sud...) tient aussi à son bilinguisme, la moitié des textes étant rédigée en anglais.
Le bref, par son brio et son pouvoir de concentration, prend souvent la force d'une évidence lumineuse, séduisante - et parfois dangereuse car incitant au schématisme. C'est ce "coup d'éclat" d'images et de textes qui est analysé ici. J'accuse, Un seul être vous manque... , #MeToo, Yes, we can, ou encore les premières notes de La marche impériale de J. Williams : ces formats divers (unes, slogans, fanvids, titres, images, séquences filmiques, thèmes musicaux...) relevant de différents domaines (politique, art, littérature, cinéma ou médias) ont un point commun : la force performative de leur brièveté. Ils frappent les esprits, fédèrent une communauté, symbolisent une action, voire, accélèrent l'Histoire. Cet ouvrage interdisciplinaire, fruit des recherches du laboratoire CIRPaLL (Université d'Angers) sur les formes brèves, aborde celles-ci sous l'angle du "coup d'éclat" , en questionnant leur dimension performative, leur rhétorique facilement mémorisable et leurs effets sur le récepteur au fil des ans et des siècles. Sans idéalisme naïf, les limites et dangers de ces formes brèves, du schématisme à la manipulation, sont également analysés.