Pour une école qui aime le monde. Les leçons d'une comparaison France-Québec (1960-2012)
Meuret Denis
PU RENNES
16,00 €
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EAN :9782753528574
L'école du Québec aime le monde auquel elle prépare les élèves : une société moderne, démocratique, multiculturelle, solidaire. L'école française l'aime beaucoup moins, elle se raidit à beaucoup d'égards contre une modernité jugée menaçante pour ses valeurs. Pourquoi cette différence ? Au cours des années soixante, la commission Parent a proposé au Québec un récit global et positif sur l'école et son rôle dans la société moderne. A la même époque, en France, le colloque d'Amiens a proposé un récit moins ample et beaucoup plus ambivalent, même si, dans les deux cas, on réclamait une école moins rigide et plus ouverte. Le premier récit persuadait que les évolutions proposées étaient bonnes, tandis que le second les présentait avec autorité comme nécessaires. Depuis, le gouvernement de l'école en France ne cesse de rejouer l'affrontement de la Réforme et de la Tradition, reste englué dans le modèle que le colloque d'Amiens a échoué à remplacer. D'où des rapports enterrés, des semblants de réforme, des dispositifs implantés puis retirés ou affadis, bref, un mauvais gouvernement, tandis que l'on constate au Québec une action moins contradictoire, moins heurtée, des consultations nombreuses, des évolutions qui ressemblent à des progrès : un bon gouvernement. Cet ouvrage compare d'abord l'évolution de l'état de l'école en France et au Québec depuis 1960 (efficacité, équité, bien être des élèves), puis les deux récits proposés en France et au Québec dans les années soixante. Il compare ensuite le gouvernement de l'école en France et au Québec (l'élaboration des politiques, leur contenu, leur mise en oeuvre), reliant la qualité de l'école à la qualité de son gouvernement et celle-ci à la qualité du récit qui la fonde.
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Nombre de pages
207
Date de parution
25/11/2013
Poids
400g
Largeur
168mm
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EAN
9782753528574
Titre
Pour une école qui aime le monde. Les leçons d'une comparaison France-Québec (1960-2012)
Auteur
Meuret Denis
Editeur
PU RENNES
Largeur
168
Poids
400
Date de parution
20131125
Nombre de pages
207,00 €
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Dans la plupart des pays, ont lieu des réformes assez radicales du gouvernement de l'éducation. Ce qui caractérise la France n'est pas - loin de là - l'incapacité d'imaginer ou d'engager des réformes, mais le fait qu'elles sont justifiées par des valeurs secondaires (l'adaptation à la compétition économique, aux nouvelles populations...), et qu'elles prennent des formes technocratiques, facultatives ou incantatoires, parfois silencieuses (l'assouplissement de la carte scolaire depuis 1984), d'autres fois encore contradictoires. De ce fait, elles laissent aux traditionalistes le monopole des références à la citoyenneté et aux valeurs ultimes de l'éducation. L'éducation française est donc toujours administrée, mais elle n'est plus gouvernée: le lien n'est pas fait entre un état du monde, une conception de l'éducation et un mode de fonctionnement de l'institution. Cet ouvrage interprète cette situation à la lumière de la notion de modèle politique d'éducation et d'une comparaison France/États-Unis. Le modèle proposé par Émile Durkheim dans le cadre de la conception rousseauiste de la société politique, a permis l'éducation publique française et sa modernisation, mais devient un obstacle dès lors qu'il s'agit d'améliorer l'école plus que de la moderniser, tandis que le modèle américain, proposé à la même époque par John Dewey dans le cadre d'une société politique d'inspiration lockéenne, permet davantage à ce pays - quoiqu'en disent les détracteurs américains de ce modèle - de penser, d'expérimenter et de mettre en ?uvre une éducation permettant aux élèves de faire face au monde qui vient, et aux enseignants, de trouver leur place dans une société de responsabilité.
Tous les individus, et parmi eux les enseignants, les élèves et leurs parents, sont soucieux de justifier leurs actes au regard de critères de justice. Ceux qui estiment être traités avec injustice - presque le tiers des élèves - mais aussi ceux qui pensent traiter les autres avec injustice, en éprouvent des conséquences multiples et graves. Les recherches convergent vers ce constat. On les trouvera ici présentées par quelques-uns des meilleurs spécialistes parmi lesquels L. Bègue et C. Dalbert pour la psychologie sociale, F. Dubet pour la sociologie, A. Trannoy pour l'économie. Comment, alors, expliquer que les sentiments d'injustice soient si prégnants, si fréquents, à l'école en particulier? Ce livre apporte des réponses, venues de disciplines différentes et de recherches récentes. L'une est que la force même du besoin de justice se traduit par la négation d'injustices réelles ou par le fait d'en rendre les victimes responsables. Une autre est que tous les acteurs n'ont pas les mêmes représentations de ce qui est juste. Par exemple, les enseignants se soucient surtout d'impartialité, tandis que les élèves se soucient davantage d'être traités avec "respect". En fait, autre leçon des recherches présentées ici, les élèves, comme leurs enseignants, mobilisent une combinaison de plusieurs critères pour juger de la justice d'une situation. Le mérite ne suffit pas, d'autant que tous les acteurs de l'école sont bien conscients que ce critère est souvent bafoué dans la pratique. Des questions scientifiques se posent alors, par exemple comprendre pourquoi ceux qui ont le mieux réussi l'école sont plutôt moins persuadés que les autres que l'école récompense vraiment le mérite. Se posent aussi des questions politiques ou pédagogiques. Comment diminuer le nombre se sentent traités avec injustice à l'école? Comment mettre le besoin de justice au service de la justice de l'école?
Gaëtane Chapelle est docteur en psychologie, chefde projet à l'institut Demos et chercheur associé duCentre de recherche sur la formation du CNAM.Denis Meuret est professeur de sciences de l'éducation à l'Université de Bourgogne, chercheur à l'IREDU (institut de recherche sur l'éducation) - CNRS.
Dewey John ; Meuret Denis ; Zask Joëlle ; Deledall
Résumé : Ce volume propose les deux grands textes de John Dewey sur l'éducation : son traité de pédagogie, Démocratie et Education (1916) et Expérience et Education (1938) où l'auteur précise sa pensée et répond à ses détracteurs. Dewey place l'expérience au coeur de l'apprentissage et recentre la pédagogie sur l'individu plutôt que sur les savoirs : l'école doit répondre à la curiosité naturelle de l'enfant et lui apprendre à désirer et entreprendre ; les travaux manuels et la vie sociale prennent le pas sur les exercices imposés ; la motivation et l'effort individuel peuvent se substituer à la discipline et au régime de sanction. La finalité de l'école est d'accroître la capacité à agir et c'est en cela qu'elle participe de la démocratie. On se rendra compte de la modernité de la pédagogie de Dewey ou du moins de l'actualité des questions qu'il pose : comment centrer l'éducation sur "les propres activités sociales de l'enfant" plutôt que sur les savoirs ? Comment l'éducation peut-elle préparer l'enfant aux conditions sociales qu'il connaîtra hors de l'école ? Comment rétablir la continuité de l'école et de la société ?
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.