Je découvre le Luxembourg un soir d'hiver au volant d'une voiture de location. Je traverse une frontière qui n'en est plus une et suis accueilli par une improbable succession de stations-service le long d'une ligne droite perdue au milieu des champs. Lumière diffuse de néons dans le brouillard. Etrange apparition de pompes à essence qui saluent mon passage en terre luxembourgeoise. Je roule jusqu'à Esch-sur-Alzette ancienne ville minière et de la métallurgie. Je découvre les friches industrielles de cette ville. L'habitat ouvrier. Je rencontre des Italiens et des Portugais qui ont construit ce pays. Nadège avec qui je réalise un documentaire sur les "frontaliers" travaille dans un centre de santé mentale de cette ville. Elle me présente l'institution Réseau psy, son fonctionnement. Je suis intrigué. Cela me rappelle des choses. Je fais quelques images. Je sais déjà qu'il faut que je revienne. Je décide quelques mois plus tard de réaliser un projet photographique au coeur de cette institution. Je demande l'autorisation de travailler en immersion dans ce centre ouvert de santé mental. Le Covid passe. Je cherche des financements. Je commence à réaliser mes premières images en 2022 mais quelque chose assez vite me manque. Je reste en surface. Il me faut creuser, aller plus loin, perdre mon équilibre. Je mets en place des "ateliers". Je pars plusieurs fois en vacances, Ostende en Belgique ou la forêt noire en Allemagne, avec une partie des résidents. Nous partons également en randonnée et dormons sous tentes. Je tisse patiemment des liens. Nous formons également avec Paul qui est éducateur à Réseau Psy depuis de nombreuses années un petit groupe avec qui nous échangeons régulièrement. La confiance est là. Chacun peut s'exprimer, participer et créer à sa manière. Tout est libre, horizontale. Il n'y a pas de jugement et le regard de l'expert est écarté. La parole est libre. Petit à petit les choses se mettent en place. On rentre parfois dans la confidence. On est juste ensemble et je crois que l'on est bien. Ce livre se veut la restitution de ces moments de partage, de création et de convivialité". Bertrand Meunier
Nombre de pages
144
Date de parution
21/08/2026
Poids
760g
Largeur
213mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782843141454
Auteur
Meunier Bertrand
Editeur
LOCO
Largeur
213
Date de parution
20260821
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
On est plus fort quand on est deux. " Gillette " Des conseils utiles pour fonctionner en tandem. " Raymond Poulidor " Un véritable hymne à l'amour. " Edith Piaf " Une BD hilarante où l'on se sent moins seul. " Robinson Crusoé " Indispensable afin que les jeunes tourtereaux ne se fassent pas pigeonner. " Le Chasseur Français " Voici l'occasion rêvée de rencontrer une belle-famille. " Elephant Man
Fortes de leur expérience et de leur savoir-faire en matière d'humour thématique, les Éditions Vents d'Ouest développent une nouvelle série : Les Mini-Guides en BD. Après le succès des Mini-Guides du Chocolat ou des signes astrologiques c'est maintenant autour de la bière d'être la cible de ces sympathiques moqueries. Un dessin tout public, un mélange de vrai et faux, un ton proche des fameux "Rubrique-à-brac", un prix très attractif de 38 Francs et un format original (155 x 218 mm, tout en couleurs) devraient faire des Mini-guides en BD un nouveau succès de la collection Humour.
La Chine est un thème central dans l'oeuvre de Bertrand Meunier, membre du collectif français Tendance Floue. Cette première monographie du photographe constitue l'aboutissement d'un travail au long cours mené dans ce pays, tout d'abord sur les mutations du monde paysan et industriel chinois à partir de 1998 avec la série Erased puis REC sur la société de surveillance à outrance et les événements récents de protestation à Hong Kong. A travers ces études de terrain menées sur plus de vingt ans, Bertrand Meunier scrute, examine l'évolution de l'empire du Milieu et dresse un état des lieux sans concession de ce pays où les transformations sociales exacerbent les inégalités. Il s'intéresse ainsi aux villes périphériques, aux laissés-pour-compte et à la dureté du quotidien. Privilégiant le temps long, il s'inscrit dans une démarche documentaire éloignée de l'actualité, portant sur une analyse sociologique où l'information se trouve souvent hors du cadre. A travers des images fortes, méticuleusement composées, il construit des séquences narratives dans une démarche proche du cinématographique, empreintes d'onirisme. Le choix du noir et blanc, de tonalités contrastées, de l'argentique qui fait ressortir le grain, la matière de ces zones industrielles oscillant entre gris fantomatique et noir charbonneux, témoignent d'un univers à la fois dur, poétique et tourmenté qui correspond à sa vision subjective de la société chinoise. Texte de Pierre Haski, Journaliste français spécialiste de la Chine
Depuis les années 1990, Jean-Christian Bourcart plonge dans les profondeurs des lieux du sexe, d'où il rapporte des images, volées, aux grains éclatés, au flou suggestif et aux couleurs dégoulinantes. Tout a commencé quand un magazine l'envoie faire un reportage dans les bordels de Frankfort. Trois interdictions : pas de femmes, pas de photo, pas de film. Il s'immerge dans les immeubles réservés au commerce sexuel, un monde à part aux couleurs crues. Dans la poche de sa veste truquée, un appareil photo trop bruyant ; il s'arrête devant les chambres et déclenche, la position du photographe voyeuriste, assumée. Ce livre nous offre crûment la découverte de la nuit sexuelle, bordels ou clubs échangistes, ouvrant les portes d'un univers fellinien ou pasolinien, méconnu et souvent objet de fantasmes.
Dans l'oeuvre photographique de Pierre Jahan (1909-2003), c'est l'ombre qui se propose comme guide opérant, permettant de traverser l'éclectisme de sa production artistique. Photographe, mais aussi illustrateur, dessinateur, peintre, contemporain de Sougez, Ronis, Doisneau mais aussi de Vigneau, Kertész, Landau, Steiner..., membre du groupe Rectangle puis de celui des XV, et représentant - pas toujours reconnu à sa juste place - de ce qu'est la photographie : un art du passage, un art de la traversée, mais aussi un art des écarts, un art où l'ombre peut être la muse d'un regard autre, la preuve d'une attention singulière à un état de vie, à un état d'âme, à un état de fait... Et ce sont justement ces différents " états " qui inclinent à la diversité des photographies de Jahan allant de la série de l'Herbier surréaliste (1947) à celle des étranges Poupées (1942-45), des Etudes de nus (1945-49) aux reportages sur La vie Batelière (1938), ou le Paris [qui] chante sa nuit (1945)... aux travaux d'éditions (Le Dévot Christ (1934), La mort et les statues (1941-42), Les Gisants de Saint-Denis (1948), ou d'illustrations publicitaires (parfums Piguet, cristallerie Daum et arts de la table Christofle, laboratoires pharmaceutiques mais aussi Renault, Citroën...).
Rondepierre Eric ; Millet Catherine ; Rancière Jac
D'abord comédien, Eric Rondepierre se dirige ensuite - via la peinture - vers un travail photographique lié au cinéma. Depuis 2002, l'oeuvre s'est diversifiée : l'artiste utilise ses propres images qu'il recompose avec ses textes, ses dessins ou encore avec des images de cinéma qu'il s'approprie. Images secondes reprend l'ensemble des séries que l'artiste a réalisées depuis plus de vingt ans et est accompagné d'essais inédits de Jacques Rancière, Catherine Millet et Quentin Bajac. Cette monographie vient combler un manque éditorial : en effet, l'artiste n'a pas publié de monographie importante depuis près de dix ans.
Sabine Meier est partie à New York avec l'idée de faire le portrait de Rodion Romanovitch Raskolnikov, le célèbre personnage de l'écrivain russe Dostoïevski. Avec ses seuls souvenirs de lecture du roman lu plusieurs années auparavant, elle déambule dans les rues new-yorkaises. C'est au cours de ses pérégrinations, qu'elle reconnaît dans le visage d'un passant celui qui deviendrait son Raskolnikov. Comment réussit-elle à convaincre cet inconnu à incarner l'image de ce personnage de fiction ? Une longue collaboration commença entre eux et " Portrait of a Man " était en construction.