La gestion fait tellement partie de nos environnements professionnels qu'il semble impossible d'imaginer une réalité dont elle serait absente. Gestion de portefeuilles d'actions et des ressources humaines, des investissements et des emplois, démarches qualité et utilisation de progiciels intégrés : qu'elles soient marchandes, publiques ou associatives, les organisations sont le lieu par excellence d'application de la logique gestionnaire. Mais ne gère-t-on pas également notre temps et nos loisirs, notre santé et l'éducation de nos enfants, le stress et les affects ? Toutes les sphères de l'existence semblent ainsi obéir à un mode de raisonnement où le souci de la performance et de l'efficacité paraissent l'emporter sur toute autre préoccupation. C'est dire que la gestion est devenue une affaire de société, ce qui fait d'elle un objet sociologique à part entière. Reste alors, pour donner corps à cette " sociologie de la gestion ", à en préciser le cadre théorique. C'est ce à quoi s'emploie le présent ouvrage qui, dans le prolongement des travaux du Réseau Thématique 30 de l'Association française de sociologie, propose un ensemble de regards permettant de dresser un premier panorama de la sociologie de la gestion. Dans ce sens, Eve Chiapello, Sylvie Craipeau, Nicolas Flamant, Salvatore Maugeri, Frederick Mispelblom Beyer et Pierre Tripier précisent, chacun à leur manière, les catégories d'analyse à privilégier, la définition de l'objet gestion à retenir, les caractéristiques des acteurs à identifier, les spécificités des postures méthodologiques à adopter. L'ouvrage examine également le positionnement de cette sociologie naissante vis-à-vis des disciplines connexes et esquisse de nouvelles pistes de recherche innovantes, portant sur les mondes en développement et le rôle des actionnaires.
Nombre de pages
223
Date de parution
17/09/2008
Poids
245g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296064874
Titre
Gestion et sociétés. Regards sociologiques
Auteur
Metzger Jean-Luc ; Benedetto-Meyer Marie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
245
Date de parution
20080917
Nombre de pages
223,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Martin Dominique ; Metzger Jean-Luc ; Pierre Phili
Ce livre a d'abord le mérite de poser rigoureusement la question de savoir ce qu'est vraiment la fameuse " mondialisation " dans ses diverses dimensions, économiques, politiques, sociales et culturelles. On discerne ainsi mieux dans quelle mesure raisonner en termes de mondialisation peut être productif ou parfois détourner des vraies questions. Ainsi, une relecture critique des débats de ces vingt dernières années dissipe la part de fantasme déployé par des discours catastrophiques qui promettent la fin des nations, la fin des cultures originales, la fin du travail, la domination par d'une élite complotant contre l'humanité. La mondialisation n'est, pleinement, rien de tout cela, mais, sous couvert d'un nouvel ordre, c'est bel et bien un vaste processus de préservation des ordres anciens par l'émergence des règles nouvelles non encore stabilisées. Une fois précisée ce qu'est la mondialisation et ce qu'elle n'est pas, une sociologie critique et ouverte aux apports des autres sciences sociales autorise un décryptage rigoureux des mutations en cours dans le monde du travail, dans les relations internationales, dans le fonctionnement des Etats et dans la culture. Elle analyse aussi le rôle des nouveaux acteurs collectifs, ONG, syndicats, associations, collectifs mondiaux, les alternatives qu'ils portent et les pistes possibles pour de nouvelles régulations. A la fois étude scientifique, essai engagé et synthèse pédagogique des débats en cours, cet ouvrage séduira tout ceux, militants ou non, qui aspirent à l'intelligence des métamorphoses du monde.
Quel salarié n’a jamais été confronté aux injonctions de performance de ses managers ou de ses collègues ? Quel usager de services publics ne s’est jamais heurté aux conséquences des « politiques du chiffre » mises en oeuvre dans les secteurs de la santé, de la police, de la justice et de l’éducation ? La gestion n’irrigue pas seulement nos vies professionnelles et personnelles. Elle s’impose dans nos choix de société, quand les mécanismes de sélection créent ou renforcent des inégalités ou quand la course à la productivité détruit les équilibres naturels. Cet ouvrage propose un cadre conceptuel à l’étude empirique de ces phénomènes, permettant l’articulation des différentes échelles d’analyse. L’étude des processus et des dispositifs à l’oeuvre permet ainsi de partir des situations locales de travail, pour les réinscrire dans les rapports de pouvoir d’une entreprise ou d’une administration, en remontant jusqu’aux dynamiques d’ensemble qui régissent le fonctionnement des marchés et de l’État.