Au coeur d'une cité triste des alentours de Paris, Tonio, un jeune adolescent de 13 ans, vit dans un petit appartement avec sa mère, Alenya. Tonio est handicapé physique et vissé à son fauteuil roulant. Il ne parle plus depuis le départ mystérieux de son père, ouvrier portugais qui gagne sa vie sur les chantiers. Sa mère ne parvient pas à joindre les deux bouts et vogue de petits boulots en petits boulots. Entre eux, c'est la guerre silencieuse, entrecoupée des accès de colère d'Alenya, désespérée par cette vie qui n'en est pas une. Tonio ne sort jamais, les étages à descendre puis gravir sont trop contraignants. Il y a bien Kévin, le voisin du dessus, qui vient de temps à autre rendre visite à Tonio, et les aides-soignants, qui se succèdent dans l'ombre de sa chambre. Mais enfin le tableau sombre va trouver un contre-point lumineux lorsqu'un jour Lola passe la porte. C'est la nouvelle femme de son oncle. Elle est belle, grande, le teint charbon. Sur son passage, elle laisse un parfum sucré, celui d'un ailleurs lointain et plein de promesse. Double inversé d'Alenya, Lola n'est que tendresse et générosité. De sa lumière, elle bouscule le noir opaque de leur existence. Avec Tonio elle va tisser une complicité sans faille qui le mènera jusqu?à son rêve de toujours : s'envoler. L'entier récit est raconté du point de vue du jeune et sensible Tonio. Une âme belle et heurtée. La narration est ainsi portée par une écriture singulière et poétique. Martine Merlin-Dhaine compose une chronique sociale foudroyante d'actualité et d'une grande prégnance psychologique.
Nombre de pages
160
Date de parution
13/04/2016
Poids
186g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782246860150
Titre
Vouloir voler
Auteur
Merlin-Dhaine Martine
Editeur
GRASSET
Largeur
131
Poids
186
Date de parution
20160413
Nombre de pages
160,00 €
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La construction d'un grand barrage sur le Nil est-elle synonyme de progrès ? Le progrès, à quel prix ? Déplacement de populations. Anéantissement d'une civilisation... Qu'a-t-on fait d'irréparable en noyant cette vallée de Nubie ? Pour Sara, Yang, Ahmed, Lou... Le destin est là où leurs pas les mènent. Ils vont tricher, s'étourdir, fuir ou faire face. A Mérowé, chacun a rendez-vous avec sa liberté.
Ce récit romancé est l'histoire d'une famille du Nord de la France, sur trois générations, au travers des parcours de vie noués aux grands mouvements de l'Histoire qui ont marqué cette région. Comment les guerres, les crises économiques, les révolutions sociétales ont-elles pu façonner les êtres, déterminer leurs rapports jusqu'au plus intime de leur vie et pousser les individus à des choix parfois irréparables ? C'est Anne, l'enfant issue de cette lignée, qui questionne les absents pour tenter de suivre au plus près ces fragiles humains de bonne volonté ballottés dans les tourmentes du XXe siècle. Dans cet engrenage d'événements qui les broie, quelle part de responsabilité leur reste-t-il à assumer et quelle voie étroite, douloureuse, pour affirmer qu'ils sont encore libres, malgré tout ?
Ce récit est inspiré du journal d'une fille de 18 ans qui raconte son vécu de volontaire en kibboutz et, en parallèle, sa quête d'identité. Elle relate son séjour de travail et sa perception de l'Israël des années 70. Une expérience partagée par de nombreux jeunes qui ont cru en l'idéal des kibboutzim. Cette jeune fille est à présent une femme lucide qui commente le témoignage de l'idéaliste d'alors. Profondément marquée par son expérience, la femme d'aujourd'hui reste engagée contre le racisme, soutient celles et ceux qui luttent pour la paix entre Juifs et Palestiniens et témoigne. Parce qu'il y a urgence face à l'antisémitisme de retour et aux falsifications de l'Histoire. Urgence face aux extrémismes de tous bords qui déchirent cette terre du Moyen-Orient. Et parce qu'il n'est pas possible de laisser le champ libre aux seules voix qui distillent la haine et étouffent l'espoir.
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
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