La philosophie du langage de Jan Patocka (1907-1977) "relève moins d'une approche méthodologique de clarification du langage à des fins explicatives que d'une interpellation où, au contraire, la fonction objectivante se trouve examinée de façon critique, sous l'angle d'une relation d'enveloppement réciproque entre expression et exprimé [...]. D'une thérapie de l'âme comme art épimélétique à celle du langage, la distance n'est pas nulle. Les réunir dans une même tâche, celle de s'attaquer à la crise du sens, définit l'enjeu principal de ces pages" (Antonia Soulez). Si la place de la philosophie du langage est discrète dans l'oeuvre du phénoménologue tchèque, elle n'en est pas moins essentielle dans la mesure où elle fonde son projet de reconquête du sens de la vie humaine, et questionne le phénomène du parler : comment dire le vécu, et en quoi l'effort de dire le monde est une tâche infinie.
Nombre de pages
136
Date de parution
18/09/2021
Poids
225g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782359353266
Titre
Patocka et le langage
Auteur
Merlier Philippe ; Soulez Antonia
Editeur
LAMBERT-LUCAS
Largeur
0
Poids
225
Date de parution
20210918
Nombre de pages
136,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Oser restaurer le sens de la notion d'âme et mettre hors circuit le subjectivisme moderne par une théorie phénoménologique de l'asubjectivité, afin de retrouver la psyché comme condition de l'apparition de l'étant: telle est la découverte profonde et originale de Jan Patocka. Son oeuvre est centrée autour du thème du soin de l'âme, pré-métaphysique et fondateur de l'Europe. Elle inaugure une nouvelle théorie de l'âme qui décrit une légalité de l'apparaître autonome que j'appelle "pneumatophénoménologie". Cette philosophie redonne la primauté au sens plutôt qu'à l'être, et revisite la question du soin de l'âme sous l'angle phénoménologique. L'interprétation que fait le phénoménologue tchèque du soin de l'âme socratique le conduit à un platonisme négatif et à une approche non substantialiste du souci du Tout, d'où émerge son concept d'asubjectivité. Seul Patocka assume le risque de s'engager sur la voie de l'asubjectivisme esquissée par Husserl et de repenser l'âme après avoir opéré une réduction de l'ego. Mouvement de l'âme vers son être propre, la liberté est alors redéfinie comme dissidence, forme politique pouvant aller jusqu'au sacrifice et conçue dans le cadre d'une théorie des trois mouvements de l'existence humaine qui évolue dans l'oeuvre pour prendre un sens politico-historique. Repenser l'âme et son souci à nouveaux frais et reprendre la question des fondations de l'Europe dans le sillage de la réflexion husserlienne conduisent Patocka à une nouvelle philosophie hérétique de l'histoire. Celle-ci interroge le sens de l'Europe - question urgente et essentielle aujourd'hui. Biographie de l'auteur Né en 1969, Philippe Merlier est docteur en philosophie. Il enseigne actuellement la philosophie à Limoges.
En quoi la première parole de l'enfant et la parole première de l'écrivain permettent-elles de mieux comprendre la genèse du langage ? La musique est-elle un art particulier en ceci qu'elle nous entraîne dans un mouvement d'émotions et de synthèse psychique ? Le jeu est-il le symbole de notre relation au combat qui gouverne le monde ? Ce recueil de textes aborde ces questions et d'autres thèmes qui s'adressent à tout un chacun. D'autres articles portent sur le philosophe dissident, l'intentionnalité du langage et l'absubjectivité.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...