D'où viennent les étranges dessins rassemblés dans ce non moins étrange ouvrage ? Certains prétendent qu'ils auraient été dessinés par une dénomée Prody Pierce à partir de carnets de notes et d'esquisses trouvés dans une mystérieuse malle. D'autres supposent qu'il s'agirait d'une rocambolesque histoire de plagiat entre deux artistes rivaux. Une autre rumeur affirme quant à elle que ces représentations serviraient simplement de support d'interprétation à l'usage de psychologues déjantés...À l'instar d'un trésor antique exhumé sur le site archéologique d'une civilisation disparue, cette série d'illustrations conserve tout ses secrets. Plus personne ne parle désormais l?énigmatique langage qui se déploie au fil des pages. Les individus préservent leur anonymat, les scènes leur impénétrabilité. De l'ensemble naît un monde flottant, une ambiance feutrée au goût d'entre-deux qui n'aurait rien à envier aux tableaux de Magritte ou aux dessins de Topor et de Bill Plympton. Dans ce microcosme vaporeux où les corps se déforment et se mystifient, il faut accepter d'abandonner son bon sens pour savourer l'imposture. Notes Biographiques : On raconte que Rita Mercedes serait née sur une planète miroir de forme ovoïde où vivent des entités, des personnages et des situations qui cherchent à se réincarner dans notre monde. Sensibilisée depuis son plus jeune âge à la terrible condition de ces existences flottantes, elle s?évertue depuis à leur offrir une réalité palpable que se soit dans la presse ou dans les livres. Après des études en forme de carré et de triangle, elle se met à transmettre ses compétences géométriques dans une école d'architecture à Paris. Mais les perspectives se tordent et se déploient dans l'esprit de Rita et, très vite, elle ne peut s'empêcher de propager les phénomènes inexplicables qui habitent son esprit. Après un premier recueil d'illustrations paranormales publié chez Jean-Pierre Faur éditeur, elle récidive 17 ans plus tard et commet une bande dessinée aquatique peuplée de créatures abyssales éditée par L'Association. Grande amatrice du brouillage de pistes Rita Mercedes illustre ses propres textes et, inversement, légende ses dessins sous forme d'ouvrages à éditer. Autrice ou personnage fictif, mais qui est donc Rita Mercedes ?
Nombre de pages
120
Date de parution
12/10/2023
Poids
798g
Largeur
268mm
Plus d'informations
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EAN
9782360812097
Titre
Les assises de l'imposture
Auteur
Mercédès Rita
Editeur
CORNELIUS
Largeur
268
Poids
798
Date de parution
20231012
Nombre de pages
120,00 €
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Quelque part dans un pays lointain, deux hommes errent sur les plages en quête d'amis ou de tranquillité. Après avoir dégoté un bateau dans de louches conditions, ils embarquent pour une croisière à la dérive, pleine de créatures surprenantes, d'angoisses et de splendeurs au milieu d'une mer sombre et agitée. Ce voyage, entamé pour tromper l'ennui, les amène à accoster en des terres hostiles, peuplées tantôt de sirènes, d'Ostraciens ou de touristes. Ils doivent lutter contre des Visigres, monstres marins "parfaitement identifiables à son poil sous les bras" , ou des naufrageurs sauvages. Leurs rêves de gloire se brisent sur un brutal retour à la réalité, qui inaugure encore de nouveaux songes. Rita Mercedes élabore dans ce récit de voyage loufoque une ethnographie fantaisiste, en des tons que ne renieraient pas Lewis Carroll ou Jonathan Swift. Cette fiction débridée, véritable aventure pour le lecteur, est servie par un trait d'une finesse absolue : le dessin est superbe, on le savoure à chaque page en se laissant bercer par des flots meurtriers.
Recueil d'illustrations de Rita Mercedes : - Impromptu - L'antichambre - La tentation de soeur Gulbure - Les sablés de Grand-mère - Mardi Gris Tirage de 1000 exemplaires
Une princesse réprouvée. Un roi méfiant mais désemparé. Un mariage pour tous les sauver. Vor, le roi de l'Ombre, cherche à tisser une alliance avec le royaume humain afin de sauver son peuple. Pour cela, il est prêt à prendre pour épouse l'une des leurs. La princesse Faraine vit recluse, mise à l'écart de la cour en raison de son don divin qui fait d'elle un fardeau pour la couronne. Lorsque sa jeune soeur, Ilsevel, prend peur à l'idée d'être unie à Vor, Faraine est appelée pour la raisonner. Alors qu'llsevel a tout pour être la promise parfaite, Vor ne parvient pas à oublier les yeux obsédants de sa soeur aînée. Faraine, quant à elle, sent son coeur se briser à l'idée de les voir se lier à jamais. Leurs sentiments naissants seront-ils plus forts que leur devoir envers leurs sujets ?
Vous êtes-vous déjà demandé quelles histoires pourraient se cacher derrière les fausses couvertures dessinées par Charles Burns ?? C'est précisément ce que propose d'explorer Funestes amours. Deux ans après la parution de Caprice, qui présentait une trentaine de couvertures fictives de comics, Charles Burns signe son grand retour dans la collection Kim avec une nouvelle bande dessinée pensée comme un miroir de ce premier volume. Dans Funestes amours, l'auteur de Dédales livre trois récits inédits qui pourraient bien être les histoires imaginées derrière ses faux comics à l'eau de rose. Jouant avec l'esthétique romanesque des années 1950, Burns compose des intrigues empreintes de mystère, de drame et de passions déchaînées. Inspiré par le clair-obscur qui laisse place au non-dit, il tisse une narration envoûtante, où les motifs récurrents s'entrelacent d'une nouvelle à l'autre. Manipulant à sa guise personnages, cases et situations, l'auteur construit à chaque fois un récit nouveau, teinté des échos du précédent. Funestes amours s'impose ainsi comme un véritable exercice de style, aussi troublant que captivant. En complément indispensable de Caprice, ce diptyque forme un pastiche saisissant des comics des années 50, oscillant habilement entre hommage et satire.
Le laid c'est le beau" Victor Hugo. L'ouvrage que vous tenez entre les mains constitue plus qu'un simple recueil d'images. Il s'agit avant tout d'un document historique et sociologique sans équivalent. Ce panorama de la carte postale humoristique à son âge d'or (1960-1970) dessine en effet les contours d'une France aujourd'hui disparue, que l'on pourrait situer chronologiquement entre Pompidou et Giscard... et artistiquement entre David Hamilton et le professeur Choron. Ces cartes, patiemment chinées au hasard de quinze ans de vide-greniers, bien loin des cercles confinés de la cartophilie, avec pour seul critère leur intérêt pictural et leur drôlerie, nous offrent un patrimoine unique oscillant entre le meilleur et le pire, parfois grivois, souvent gaulois, toujours réjouissant. Car l'univers de la carte postale a ses codes propres, ses thèmes de prédilection, ses impératifs! On n'y prend pas de gants: si la femme est traitée sans ménagement, sujet de grasse rigolade au même titre que l'âne, le singe, le clochard, les vieux ou les fruits de mer, l'homme n'est pas épargné pour autant, tour à tour buveur impénitent, cocu pathétique, chauffard vindicatif (...) chasseur bredouille, ami décevant, piètre sportif, et amant paresseux. Comment ne pas être stupéfait face aux trésors d'inventivité et d'audace déployés ici, dans une fraîcheur décomplexée et une absence totale d'inhibition. C'est le triomphe du bout de ficelle et de la bonne franquette, les limites du bon goût sont allègrement franchies. On fait poser les copines, la famille est mise à contribution, on travaille avant tout pour le plaisir et en toute humilité. Les détourages se font sans anesthésie, on compose les textes avec du Letraset directement sur la photo. L'éditeur paie au lance-pierre, il imprime et distribue souvent lui-même, et on a vite fait de retrouver son oeuvre exposée en milliers d'exemplaires sur tous les tourniquets de France et de Navarre. Ce livre ne prétend pas à l'exhaustivité. Il entend simplement rendre un vibrant hommage à ces truculents forçats de la carte comique (et en particulier à l'incontournable Alexandre, dont la production pléthorique dépasse l'entendement), et faire partager à un large public ces trésors oubliés de la carte postale à papa. Ces images n'ont pas survécu aux années 80. Mais le charme qui s'en dégage est à l'épreuve du temps.
Une ode à la nature : Francis, blaireau mâle de forte taille et de caractère impulsif, se promène dans la campagne. Les conséquences de cet acte inconsidéré sont toutes présentes dans ce livre instructif. Déjà un classique, l'animal est né dans les pages de l'obscure Sbrödj Review. Son destin, forcément farceur, a rencontré très tôt celui de la collection Delphine. Et bien lui en a pris. Dix ans plus tard, le succès est immédiat ? : les adeptes de Francis se sont multipliés comme des hamsters. Et les auteurs poursuivent leur expériences sur les animaux... Sévissant depuis plus 30 ans, Francis le blaireau s'est imposé comme LE personnage culte des campagnes françaises ! Avec plus de 300 épisodes de sa vie compilés en 8 volumes (tous parus aux Editions Cornélius), Francis rassemble aujourd'hui une véritable communauté de fans. Qu'il décide de mourir, de procréer, de sauver le monde ou de partir en vacances, il ne fait rien à la légère... ou presque. Dans ce neuvième volume de ses aventures, Francis tente de survivre au monde du travail et de la rentabilité mais accumule aussi les imprévus et les péripéties. Harcèlement moral, management brutal, licenciements abusifs et burn-out à gogo, rien n'épargne Francis... sauf quand c'est lui qui cause tous ces problèmes !
Dans Croquemitaines, Nicole Claveloux convie petits et grands à une promenade fantasque au pays des créatures bizarres, drôles et délicieusement inquiétantes qui peuplent son imaginaire. Chaque double page révèle un nouveau monstre, commenté par un personnage complice ? : la grande carotte au dents de sabre et son armée de tofu-garou, la gargouille pleurnicharde au postérieur doré, ou encore, les terribles frères cloportes à trois yeux. Claveloux déploie ici toute la richesse de son univers graphique, mêlant formes baroques, couleurs éclatantes et détails farfelus. En s'inspirant des monstres qui peuplent la littérature classique - ogres, hydres et autres goules en tout genre - elle explore les peurs enfantines avec humour, détournant l'horreur pour en faire un terrain de jeu visuel et narratif. Car derrière leurs apparences monstrueuses, ces créatures semblent nous tendre un miroir ? : elles partagent les mêmes inquiétudes que les humains. Elles usent d'artifice pour ne pas avoir mauvaise haleine, se pomponnent allègrement et vont même parfois chez le psy ? ! Sous leurs dehors grotesques, les monstres révèlent ainsi des failles touchantes, des émotions familières et une humanité inattendue. Croquemitaines est un cabinet de curiosités illustré où chaque dessin est une porte ouverte sur l'imagination, le rêve et le rire. Une plongée réjouissante dans un monde où l'étrangeté est une forme de beauté.