La Philosophie au piège de l'Histoire. Failles et disparités dans la nouvelle image de la pensée
Mengue Philippe
DIFFERENCE
30,45 €
Epuisé
EAN :9782729115241
Une certaine conception du temps et de l'histoire (l'historicisme) aura constitué l'axe organisateur du plan de pensée qui fut commun aux philosophies modernes et d'avant-garde. Les maîtres de l'historicisme (principalement Hegel et Heidegger) ont piégé la philosophie en annulant sa destination anhistorique (il n'y a pas d'histoire de la philosophie) et lui ont permis de colmater le " trou " de la métaphysique (Lacan) par une politique du progrès et de la révolution (permanente ou non). L'auteur explore les conséquences théoriques qu'entraîne ce changement de perspective : d'abord une théorie de la pensée comme faillée (dont le modèle fut fourni par Pascal), déchirée en ordres de rationalité pluriels, hétérogènes et irréductibles. Ensuite, une réévaluation de la démocratie en tant que régime se sachant reposer sur la béance du savoir de ce que doit être la société. Enfin, l'avènement d'une éthique du désir et des singularités, distincte de la morale. Interrogeant le plan de pensée doxique propre au politique et son rapport au plan d'immanence de la pensée philosophique, Philippe Mengue tente de tracer, à partir des deux ?uvres majeures que sont à ses yeux celles de Deleuze et de Lacan, une ligne de réflexion qui se voudrait intempestive et positive par rapport à notre actualité.
Nombre de pages
367
Date de parution
01/09/2004
Poids
536g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782729115241
Titre
La Philosophie au piège de l'Histoire. Failles et disparités dans la nouvelle image de la pensée
Auteur
Mengue Philippe
Editeur
DIFFERENCE
Largeur
151
Poids
536
Date de parution
20040901
Nombre de pages
367,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Être idiot en politique n'est pas forcément un handicap mais plutôt une ressource nécessaire pour retrouver une fraîcheur dans le questionnement. À travers des dialogues philosophiques, des rencontres, des discussions et des expériences dans des milieux socio-culturels variés, le personnage principal de ce récit, retrouve grâce à son idiotie enjouée de nouvelles orientations capables d'atténuer la misère sociale et spirituelle qui est présentement la nôtre, malgré l'abondance des biens et les progrès en tout domaine des technologies nouvelles. « L'Idiot » est un récit littéraire qui retrace le cheminement d'une réflexion politique qui dégage les soubassements affectifs du politique. Sans être retenu par les convenances intellectuelles et politiques, l'idiot fait ironiquement apparaître la folie interne du politique et le démembrement de la démocratie. Il s'achemine vers la découverte de la dualité du monde qui est le nôtre en tant qu'un autre rapport à la Terre.
Philippe Mengue est agrégé et docteur en philosophie. Il a enseigné à l'Université d'Aix-Marseille et au Collège international de philosophie à Paris. Il a publié Gilles Deleuze ou le système du multiple (Kimé, 1994), L'Ordre sadien (Kimé, 1996), Deleuze et la question de la démocratie (L'Harmattan, 2003) et La Philosophie au piège de l'Histoire (La Différence, 2004).
L'utopie, en ces moments de crise économique et civilisationnelle, devrait-elle redevenir une démarche nécessaire au politique et au philosophe ?" Face à cette question, Deleuze soutient une position originale qui, sans annuler complètement le concept d'utopie (il est solidaire de la critique nietzschéenne et spinosiste de cette notion), permet d'en construire un sens nouveau. L'utopie revue par Deleuze ouvre un questionnement nécessaire concernant les problèmes fondamentaux de la philosophie de notre temps.
Proust et Joyce sont lus par Deleuze. Mais Joyce l'est aussi par Lacan: quels sont les principes mutuels de leur lecture? Qu'est-ce qui réellement les oppose? Pour tous les deux, il y a un point, point de fuite, qui est à l'origine de l'oeuvre littéraire, fuite du sens, non-sens. Gilles Deleuze, avec sa théorie des "lignes de fuite" est certainement le philosophe contemporain le plus à même pour nous aider à penser ce point et la littérature. Mais, il est montré que la compagnie de Jacques Lacan s'avère indispensable. A travers les oeuvres de Proust (réminiscences) et de Joyce (épiphanies) qui servent, avec la lecture que Deleuze en donne, d'appui et de départ, le concept de point de fuite, comme point littéraire, se trouve peu à peu construit, dans l'horizon de l'idée que la littérature est "production" de réel. En quoi la "ligne de fuite" deleuzienne a-t-elle néanmoins besoin d'être re-élaborée dans son rapport à ce qui "fuit"? Qu'en est-il de ce Réel que chacun invoque? Et du littéral dont chacun se réclame? Le réel est à comprendre et par le littoral qui le cerne et le littéral qui le suit.
Chef-d'?uvre inachevé, à classer entre le Manuscrit trouvé à Saragosse et Les 120 Journées de Sodome, Le Grand Romande Ladislav Klima, écrit entre 1907 et 1915 et fort maltraité par l'histoire, a été découvert par le public français en 1991, cinq ans avant sa première édition intégrale en Tchéquie. La réédition que nous proposons aujourd'hui dans le cadre des ?uvres complètes de Klima ajoute au texte, devenu introuvable, un apparat critique qui éclaire tout ensemble les racines philosophico-fantasmatiques, la double naissance, la mort programmée et la résurrection des membra disjecta de cette superbe folie, " non plus ultra d'immoralité, de malfaisance et d'extravagance ", qui remplit une lacune de taille dans la révolution du roman moderne communément associée aux noms plus connus de l'Autriche-Hongrie finissante. " Grand ", dit le titre. " Hénaurme ", comme dirait l'autre. Entre le roman noir, le fantasme nu, la féerie et l'exercice pratique de métaphysique appliquée, entre les enfers et les " surmondes ", l'Italie, l'Inde et les déserts d'Arabie, le romantisme échevelé et un picaresque teinté de scatologie, la fresque férocement irréaliste et gaiement anachronique n'obéit qu'à sa propre démesure, touchant à tout, depuis les réincarnations successives de la Vierge jusqu'à l'aménagement sanitaire de la drôle de machine volante inventée, semble-t-il, par l'empereur Guillaume Ier. Au lecteur de se laisser emporter, à ses risques et périls, par l'irrépressible surenchère de l'imaginaire, dans un mouvement de progression à l'infini, ponctué d'abîmes.
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.