Cet ouvrage collectif, coédité par les Publications de la Sorbonne et l'Ecole du Patrimoine Africain, examine le remarquable patrimoine architectural et urbain (vernaculaire, afro-brésilien et colonial), mais aussi naturel et immatériel, de Porto-Novo. Fondée au XVIIIe siècle comme port d'embarquement des esclaves et devenue capitale de colonie du Dahomey puis de la République du Bénin, la ville, qui a vocation à être inscrite sur la Liste du patrimoine mondial, fait l'objet d'un ambitieux projet de réhabilitation. A partir de l'étude pionnière coordonnée par l'Ecole du Patrimoine Africain, le processus de patrimonialisation est abordé sous un angle pluridisciplinaire, avec des éclairages de l'histoire, de la géographie, de l'économie, de l'anthropologie, de la sociologie, de l'histoire de l'art, de la préservation des biens culturels et de la science politique. Une part est donnée à la pratique, à l'expérience et aux questions des différents acteurs (de la médiation du patrimoine comme de la coopération), croisant ainsi les démarches de recherche fondamentale et de recherche-action. Les auteurs interrogent successivement le développement historique et urbain de la ville ; l'invention du patrimoine et l'essor des dynamiques de patrimonialisation ; la tension entre modernisation et préservation à la lumière des enjeux économiques contemporains, ainsi que l'articulation entre patrimoine et développement.
Date de parution
18/11/2013
Poids
1 690g
Largeur
200mm
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EAN
9782859447571
Titre
PORTO NOVO PATRIMOINE ET DEVELOPPEMENT
ISBN
2859447571
Auteur
MENGIN
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
200
Poids
1690
Date de parution
20131118
Disponibilité
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Berlin, 1928. Dans le quartier tranquille de Zehlendorf, deux citésd'habitation sortent de terre, dans un face-à-face hostile. D'uncôté, la plastique cubiste de l'avant-garde, de l'autre, les tuilesde la tradition revisitée par le régionalisme. Cette confrontationde formes déclenche la "guerre du toit", qui divise le milieuarchitectural si fécond de l'Allemagne de l'entre-deux-guerres.Replaçant cet épisode célèbre, mais jamais étudié, dans le contextede l'ambitieuse politique du logement menée par la républiquede Weimar, le livre compare les deux sociétés de constructionimpliquées, la conservatrice Gagfah et la progressiste Gehag, etprésente leurs destinataires, à savoir le groupe social des employés.Evoquant les convictions partagées par les maîtres d'ouvrage et lesmaîtres d'?uvre sur la cité-jardin, la standardisation et la nécessaireéducation des habitants, l'étude pose en des termes nouveaux laquestion de la fracture entre modernisme et traditionalisme, liée àdes enjeux symboliques et recoupant l'antagonisme entre Kultur etZivilisation. Grâce à des sources inédites, l'ouvrage propose denouvelles hypothèses sur ce moment crucial où le renouvellementde la culture architecturale, engagé au début du siècle, rencontrel'émergence de la société de masse avec ses nouvelles exigencesen matière d'habitat. Il vient aussi combler une considérable lacunehistoriographique des études françaises sur l'architecture et sur l'Allemagne.
La crise économique et les responsabilités nouvelles confiées au " local " par les lois de décentralisation sollicitent de manière croissante l'initiative et la créativité des acteurs locaux. Les failles que laisse apparaître le système économique dominant jettent le doute sur son absolue fiabilité : gaspillage des ressources, des hommes, marginalisation de l'espace. Depuis un certain nombre d'années s'expérimentent, dans les pays ruraux, dans les bassins d'emploi, dans les quartiers d'habitat social dégradé, des actions de développement voulant intégrer économique, technique, social et culturel, avec la participation des populations concernées. Il est possible aujourd'hui de tirer de l'analyse de ces très nombreuses opérations de développement local des enseignements de méthode. Ce guide s'appuie à la fois sur des études réalisées depuis vingt ans, sur des exemples ruraux et urbains de développement, mais également sur des travaux de réflexion critique par des groupes d'acteurs locaux sur leur propre méthodologie. Prenant en compte la complexité des problèmes du développement d'un pays ou d'un quartier, la diversité des intérêts et des modalités, ce qui veut aider tout acteur à analyser la situation, repérer les problèmes, participer à la construction d'un projet cohérent et d'une équipe de pilotage adaptée.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.