La Maison de la Vieille ", roman de Catulle Mendès, parut en 1894 chez Charpentier et Fasquelle. Il s'inscrit dans le genre, très populaire au cours des dernières années du dix-neuvième siècle, du " Roman contemporain " ou du " Roman parisien ", qui était le plus souvent à clefs. Dans ce livre cruel, Mendès a dépeint le milieu littéraire et artistique qui gravita pendant deux décennies chez une jeune mondaine du nom de Nina de Villard. Elle fut la muse de Charles Cros et " La Dame aux éventails " de Manet. Pendant des années, elle accueillit dans son salon, à toute heure du jour ou de la nuit, des artistes et des écrivains connus ou en passe de le devenir. Cros, Villiers de l'Isle-Adam, Richepin, Ponchon, Nouveau, Coppée et bien d'autres sont, sous des noms fictifs, les protagonistes de ce récit satirique et impitoyable, qui révèle des aspects ignorés ou peu connus de la vie littéraire des années 1860-1880. La plupart des noms appartenant au milieu littéraire et artistique qui évoluait à Paris dans les dernières années du Second Empire et dans les premières années de la Troisième République sont passés par le salon de Nina de Villard, qui fut une des plaques tournantes du Parnasse, du Naturalisme, de l'Impressionnisme. Cette réédition de " La Maison de la Vieille ", la première depuis l'édition originale de 1894, est préfacée et annotée par Jean-Jacques Lefrère, Michaël Pakenham et Jean-Didier Wagneur.
Nombre de pages
610
Date de parution
20/01/2000
Poids
764g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782876732865
Titre
La maison de la vieille. Roman contemporain
Auteur
Mendès Catulle
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
140
Poids
764
Date de parution
20000120
Nombre de pages
610,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Très extraordinaire mais parfaitement délicieux, comme un buffet froid, quand l'histoire est racontée avec un détachement et une cruauté parfaite par Catulle Mendès, l'un des plus talentueux représentants de l'esprit fin de siècle français. Digne successeur du Villiers des "Contes cruels", il exerça son humour souvent grinçant, son cynisme mâtiné d'absurde avec une verve et une habileté qui ont traversé le siècle nous séparant de sa mort. Amateurs de fantastique et de surnaturel, visiteurs éprouvés de musée des horreurs, collectionneurs de morts bizarres, "Exigence de l'ombre" et ses neuf nouvelles étranges vous attendent: c'est sans danger, quoique...
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...