La mouvance des communistes critiques. Enquête sur le désarroi militant, une écoute sociopsychanalyt
Mendel Gérard ; Prades Jean-Luc ; Sada Debora
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782738455598
Ce livre offre la photographie à un moment précis d'une mouvance politique difficile à cerner dans la complexité de ses courants. Il se présente comme la mise en parallèle systématique, pour la première fois peut-être, de la parole des militants et du discours des leaders, sur un plan de stricte égalité et à partir des mêmes questions. On peut se demander si cette parole et ce discours seront en mesure de se rejoindre un jour, tant l'écart entre eux apparaît grand quelquefois. Aussi, convient-il de s'interroger sur cet écart : est-il chose nouvelle ? Ou bien n'en a-t-il pas toujours été ainsi ? La méthodologie utilisée ici n'éclaire-t-elle pas ce qui n'apparaît pas habituellement en raison du recouvrement systématique de la parole des uns par le discours des autres ? C'est à ces questionnaires que convie ce livre, produit d'une enquête réalisée par le groupe Desgenettes de sociopsychanalyse au sein de la mouvance des communistes critiques, c'est-à-dire de groupes politiques se situant à l'intérieur du Parti Communiste ou à l'extérieur de celui-ci : des Refondateurs (avec Guy Hermier, Roger Martelli...) à "Confrontations" (avec Ph. Herzog, B. Marx...) en passant par Anicet le Pors ; de la C.A.P., Convention pour une Alternative Progressiste (avec Ch. Fitennan, Claude Poperen, G. Wasserman.) à la L.C.R., Ligue Communiste Révolutionnaire (avec Alain Krivine, F. Dietrich...). Ce livre donne à entendre les propos de quelque 90 militants et leaders recueillis au cours de séries d'entretiens de groupe d'une durée totale de presque 50 heures. Les questions posées portaient sans complaisance sur des points centraux pour le communiste aujourd'hui : l'histoire du mouvement communiste au XXe siècle, les raisons de l'engagement militant, les rapports de la pratique à la théorie, la situation présente, les objectifs à court et à moyen terme. Gérard MENDEL est sociopsychanalyste. Son oeuvre de La révolte contre le père (1968) à La société n'est pas une famille (1992) explore les influences mutuelles de l'inconscient et du social.
Nombre de pages
250
Date de parution
03/05/2000
Poids
300g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738455598
Titre
La mouvance des communistes critiques. Enquête sur le désarroi militant, une écoute sociopsychanalyt
ISBN
273845559X
Auteur
Mendel Gérard ; Prades Jean-Luc ; Sada Debora
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
300
Date de parution
20000503
Nombre de pages
250,00 €
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Dans nos relations sociales, nous avons souvent tendance à agir selon les schémas mentaux hérités des relations familiales de la petite enfance : agressivité, culpabilité, soumission à l'autorité sont ainsi des sentiments souvent présents dans les relations de travail. Et pourtant, la société n'est pas une famille, et les clés qui permettent de comprendre et de résoudre des relations sociales conflictuelles ne peuvent venir de la psychologie familiale et de la psychanalyse. C'est ce que montre de façon remarquablement convaincante ce livre original. Cette originalité, il la doit d'abord au travail de terrain dont il rend compte : plus de vingt ans d'interventions " sociopsychanalytiques ", menées par Gérard Mendel et le groupe Desgenettes au sein d'entreprises, d'établissements scolaires, d'institutions de santé, de centrale nucléaires. De ce matériau très riche, Gérard Mendel dégage une théorie du sujet social profondément novatrice, constituant une discipline à part entière, complémentaire et différente de la théorie psychanalytique. Car si cette dernière aide mieux à comprendre l'inconscient, elle est inopérante pour analyser la façon dont l'organisation sociale, et en particulier la division du travail, contribue également à déterminer les comportements de chacun. C'est dire que ce livre s'adresse aux praticiens du travail social qu'aux chercheurs en sociologie ou aux psychanalystes. Et qu'au-delà, il passionnera tous ceux qui souhaitent mieux comprendre l'un des enjeux majeurs de notre époque : à quelles conditions sociales l'individu peut-il parvenir à développer sa personnalité ?
Résumé : Cet ouvrage s'adresse à la fois à ceux et celles qui sont directement concernés par la psychanalyse et à ceux et celles qui aujourd'hui ne savent plus trop comment l'apprécier en raison, en particulier, du babélisme actuel des courants et des chapelles. La société change, et les patients aussi : pourquoi, malgré ces évolutions, les analystes refusent-ils de remettre en question ce qui est manifestement dépassé dans les fondements de leur discipline ? C'est aussi à cette question que l'auteur de La révolte contre le père, Pour décoloniser l'enfant, 54 millions d'individus sans appartenance s'efforce de répondre dans cet essai particulièrement stimulant.
Résumé : Descendre acheter le journal ? Réflexion : vous délibérez, construisez un projet, argumentez. Décision prise, la volonté vous met debout. Alors, dès le premier pas, l'acte vient à la rencontre de l'action-projet qui agrégeait dans votre tête réflexion, délibération, argumentation, décision, volonté. L'acte est une aventure. Toute la réalité imprévisible du monde se trouvait là, en réserve, dont les créations intellectuelles de l'action escamotaient la part d'inconnu. On décide une action, c'est l'acte qu'on rencontre. Mais alors, pourquoi les deux mots sont-ils communément employés l'un pour l'autre, obligeant à penser l'acte dans une réduction à l'action " dans la tête " ? Tel est le sujet de ce livre magistral de Gérard Mendel qui prend la suite de La psychanalyse revisitée (1988) et La société n'est pas une famille (1992). A partir d'une lecture critique de l'?uvre des grands philosophes, d'Aristote à Habermas, en passant par Saint Augustin, Descartes ou Nietzsche, Gérard Mendel montre comment la naissance philosophique de l'être il y a vingt-cinq siècles a chassé l'acte de la réflexion intellectuelle. En s'appuyant sur une étude approfondie de l' " intelligence pratique " nourrie de son expérience de terrain sur le champ social et sur la relecture des travaux fondamentaux de Winnicott, il propose une nouvelle approche théorique du sujet et de l'acte. Loin du fantasme occidental d'une domination absolue de l'esprit sur la nature et la société, s'affirme alors l'idée d'un acte, pouvoir individuel et collectif en quête d'un rapport plus harmonieux avec la réalité qui, parce qu'elle résiste continûment, reste toujours aussi blessante pour le narcissisme humain. Cette réflexion passionnante, d'une écriture toujours claire, intéressera tous ceux qui ne se satisfont pas de la césure entre théorie et pratique dans la compréhension de l'activité humaine : psychanalystes, psychologues et philosophes, bien sûr, mais aussi travailleurs sociaux et sociologues.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.