A Komprechts, village autrichien proche de la frontière tchèque, la situation n'est pas brillante en ce début d'année 1989: après la carrière, c'est la verrerie qui risque de fermer. König, le maire, croit trouver le remède dans la reconversion du village en haut lieu de tourisme vert. Un musée de la Pierre rappellera le souvenir de la carrière. Mais la vieille madame Nemec, qui a toujours vécu à proximité, acceptera-t-elle que l'on transforme sa maison en musée? Cette même année, Roman rentre du Brésil pour s'installer chez sa mère: celle-ci vient de se remarier avec un garçon à peine plus âgé que lui et d'acheter une ferme pour se lancer dans l'agriculture biologique. Fragmentée, et visionnée par les enquêteurs qui travaillent sur un crime mystérieux à partir d'une vidéo tournée par Roman, c'est toute la réalité confuse d'une région d'Europe centrale à la fin du vingtième siècle qui s'écrit ici à l'aide des touches d'un magnétoscope. Avance rapide, pause ou retour en arrière, telles sont les trois possibilités, sans doute également illusoires, qui s'offrent à la conscience des personnages, au fil d'une narration où enjeux intimes et tensions collectives sont étroitement liés, où le tragique et le grotesque ne cessent de se côtoyer
Nombre de pages
188
Date de parution
04/09/2003
Poids
280g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782864323921
Titre
Machine arrière
Auteur
Menasse Robert
Editeur
VERDIER
Largeur
140
Poids
280
Date de parution
20030904
Nombre de pages
188,00 €
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Une trilogie viennoise. Vienne, 1965. Leo Singer, étudiant en philosophie, rencontre Judith Katz, étudiante en lettres. Leo rêve sur son ?uvre à venir, mais il est incapable de la réaliser. Judith se moque de son idéalisme, mais elle lui sert d'inspiratrice. Du coup, ce n'est pas elle qu'il aime, mais une idée abstraite. Aussi Leo n'est-il pas triste mais exalté quand lui parvient la nouvelle de la mort probable de Judith : il croit pouvoir puiser dans le souvenir de leur passion la force d'achever son livre. Que Judith, qui n'est pas morte, réapparaisse soudain, et leur histoire, après une brève flambée d'enthousiasme, tourne mal. Devenu meurtrier de celle qu'il a cru aimer, mais qui, elle, a aimé un autre homme, Leo Singer lui dédiera son essai enfin achevé : mais ce livre n'est pas de lui... Robert Menasse, né à Vienne en 1954, est l'auteur d'un essai ironique sur l'esprit autrichien intitulé Le Pays sans qualités.
Après 1945, les nationalismes européens cédèrent la place à la coopération. Aujourd'hui ce projet de paix est menacé : les échecs démocratiques s'ajoutent aux crises qui conduisent au repli des populations et à la peur. Et, dans de nombreux pays, les hommes politiques ne font plus que fustiger l'Europe et attiser le nationalisme. Robert Menasse explique et défend ici l'idée européenne, invitant à critiquer et à surmonter les contradictions systémiques de l'Union. L'Europe est une fois encore à la croisée des chemins : soit nous réussissons ce qui n'a encore jamais eu cours dans l'histoire, à savoir la construction d'une démocratie postnationale, soit nous retombons dans l'Europe des seuls Etats-nations - avec les conséquences et les dangers que l'histoire ne devrait que trop nous rappeler.
Comment redonner confiance en l'Union européenne, alors même que l'Europe traverse une crise sans précédent, et que les politiques comme les citoyens de ses Etats membres ne cessent de la défier ? C'est la question à laquelle s'attelle Robert Menasse dans cet essai instructif, souvent drôle et franchement vivifiant. Européen convaincu, Menasse décide de plonger en ethnologue au coeur des institutions de l'Union et enquête à Bruxelles auprès des hommes et des femmes qui travaillent à la réalisation du projet européen. C'est de cette faune cosmopolite et engagée que l'auteur s'inspire. Il livre ici un vibrant plaidoyer pour que l'Europe, née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale dans une volonté de dépasser les nationalismes, mais surtout ses citoyens ne perdent jamais de vue la paix durable et la prospérité que ces institutions supranationales nous ont assurées. Défense de l'Europe dans ses fondements, Un messager pour l'Europe, loin de se limiter à un projet hagiographique, aide à penser les enjeux de la construction européenne et son avenir.
Tout commence dans le quartier Sainte-Catherine à Bruxelles, près de l'hôtel Atlas, où un cochon en liberté fait soudain irruption, bousculant tout sur son passage. Un échantillon d'Européens d'aujourd'hui, dont les destins vont se croiser par la suite, sont les témoins médusés de cet événement incongru. La Capitale, Prix du Livre allemand 2017, est d'abord une satire savoureuse des travers des institutions européennes. Robert Menasse atteint à des sommets de drôlerie comparables à ceux de "l'Action parallèle" dans L'Homme sans qualités de Musil quand il dépeint une fonctionnaire européenne mortellement humiliée par sa mutation à la Direction générale de la culture - secteur sans avenir ni prestige -, quand il décrit la manière dont la presse transforme l'affaire du cochon en feuilleton à scandale, ou quand il évoque les vains préparatifs d'un événement culturel censé restaurer dans l'opinion le prestige de la Commission européenne. Mais ce grand livre où se mêlent roman d'espionnage et roman policier, à travers l'hallucinante enquête sur un mystérieux assassinat, est aussi un acte de foi dans la légitimité politique de l'Europe et un rappel énergique de ce qui la fonde. Les deux derniers mots du livre prennent alors tout leur sens : "à suivre".
Novembre 1989. Le Mur de Berlin vient de tomber. Inge et Walter Bischoff, un couple d'Allemands de l'Est annoncent à leur fils Carl qu'ils ont décidé d'aller vivre de l'autre côté du rideau de fer. A vingt-six ans, Carl n'habite plus chez eux depuis longtemps. Mais leur décision qui ressemble à un abandon lui révèle qu'avant d'être ses parents, Inge et Walter ont eu une jeunesse éprise de liberté. De ce temps d'avant la construction du mur, le Stern 111, un poste de radio de fabrication soviétique, reste le symbole : toute la jeunesse d'Allemagne de l'Est s'en servait pour écouter les radios de l'Ouest. Carl se rend bientôt à Berlin avec la petite voiture de son père. Au "Cloporte", un immeuble où s'est rassemblée une communauté de squatters, il va connaître une double initiation amoureuse et politique.
L'héroïne de Boulder gagne sa vie comme cuisinière sur un vieux navire marchand. C'est la situation parfaite : la solitude, le provisoire, une cabine et l'océan, un port où rencontrer des femmes. Jusqu'à ce qu'un jour l'une d'entre elles réussisse à l'arracher à la mer et à l'entraîner dans l'aventure d'une procréation assistée. Qu'est-ce que la maternité va provoquer chez cette femme qu'elle a rencontrée dans un bar en Patagonie ? Et elle, acceptera-t-elle de se laisser enfermer entre les quatre murs d'une maison pour faire mentir le surnom de Boulder que lui a donné son amoureuse, et qui désigne des grandes roches isolées au milieu du paysage dont personne ne sait d'où elles viennent ni pourquoi elles sont là ? Le ton ironique, les évocations érotiques sans fausse pudeur, le style implacable et vibrant comme le personnage, tout contribue à faire de ce deuxième roman un texte rebelle intense et poétique.