Mémoires imaginaires de Garnier de la bande à Bonnot
Ladarre Benoît
LIBERTAIRE
6,10 €
Indisponible
EAN :9782915514155
J'ai écrit ce texte à la demande d'un ami, Nicolas Corato, qui me proposa de participer à un recueil de nouvelles qui présentaient certaines grandes figures criminelles de l'histoire de France. Mes affinités me portèrent très vite à choisir deux personnages haut en couleurs, héros emblématiques de la cause anarchiste : Ravachol et Bonnot. J'avoue avoir pris plus de plaisir à écrire sur Bonnot et sa bande à partir des nombreux textes collectés, et notamment des Mémoires de Garnier, choisissant ce dernier comme narrateur de cette aventure extraordinaire qui défraya la chronique à la veille de la première guerre mondiale. Je suis parti d'extraits de ses mémoires que j'ai complétées en prenant la liberté de les modifier pour les fondre dans une écriture inspirée du parler apache de l'époque. Ma jubilation tint en grande partie au travail que je consacrais à imaginer cette langue riche et croustillante, n'ayant d'autres outils que deux dictionnaires d'argot.
Nombre de pages
96
Date de parution
17/10/2008
Poids
100g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782915514155
Auteur
Ladarre Benoît
Editeur
LIBERTAIRE
Largeur
140
Date de parution
20081017
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
Indisponible
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Entre l'anarchisme et le marxisme, il n'y a pas de conciliation possible. Le marxisme maintient l'homme dans le cercle qui enserre les sociétés de classes, quel que soit le système dont elles se réclament, l'anarchisme sort l'homme de ce cercle. Malgré ses prétentions, le marxisme n'est qu'une adaptation des sociétés de classes avec des moyens appropriés. L'anarchisme est rupture. C'est la civilisation de l'Homme en lutte contre toutes les formes d'oppression. " Ainsi écrivait Maurice Joyeux. Les Éditions du Monde Libertaire se devaient de consacrer un livre à celui qui, par son action et sa pensée a marqué, et marque encore aujourd'hui, le mouvement libertaire français. Maurice Joyeux se montra, sa vie durant, ouvert à toutes les pistes dès lors que le principe fondateur s'appuyait sur cette notion chère qui s'appelle et, en brisant les conformismes, Maurice Joyeux construisit les adaptations de la pensée libertaire nécessaires au monde contemporain. Il reste, encore aujourd'hui, l'un des principaux artisans de sa reconstruction. Roland Bosdeveix, qui fut un de ses compagnons de combat pendant plus de vingt ans, raconte Maurice Joyeux dans ces pages. Il raconte le personnage d'abord, celui qui passa de la révolte (qui le conduisit plusieurs fois en prison) à l'action révolutionnaire et à la création de la Fédération Anarchiste. Dans une deuxième partie l'auteur analyse l'œuvre et la théorie de Maurice Joyeux.
Depuis toujours, et sans aucun doute à toujours, les "cocos" font dans l'anti-anarchisme primaire. A l'époque de Marx déjà, quand la grenouille de bibliothèques londoniennes cherchait à régner par oukases sur la Première Internationale, les Bakouniniens se voyaient interdits d'antenne pour cause de refus d'organiser le prolétariat sur un mode militaire, de refus de chercher à prendre le pouvoir et d'y installer une dictature sur le prolétariat censée mettre en place... les conditions du dépérissement de l'Etat. Lors des révolutions de ce siècle, les tenants d'un socialisme dictatorial, d'un capitalisme d'Etat et du règne sans partage de leur parti-Etat, n'eurent de cesse de dénoncer, d'emprisonner, de torturer, de déporter, de fusiller et d'assassiner ceux qui pensaient que le plus court chemin du capitalisme vers un socialisme à visage humain et, donc, antiautoritaire, passait par l'autogestion généralisée et le fédéralisme. Pendant un siècle, les fascistes rouges, drapés dans un pseudo "science" totalitaire, ont confisqué et dévoyé l'espérance en un monde plus humain. A l'heure où le fascisme rouge a explosé (implosé) en vol et où la barbarie capitaliste dévoile chaque jour un peu plus sa nature cannibale, on voudra bien nous pardonner de ne pas perdre la mémoire. Tirer sur les corbillards, ça peut aider à tuer la mort... mais de bonnes vieilles bombes (politiques, sociales et organisationnelles) antiautoritaires contre tous les intolérables du présent, et surtout, quelques roses de socialisme libertaire, en paroles et en actes, ça ne peut qu'aider l'anti à oser le pour. De l'anti-communisme-autoritaire au communisme libertaire ! Il est des paradoxes dont nous assumons la cohérence !