Après l'achèvement réussi du cycle du cinquième élargissement avec l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie, le 1 janvier 2007, l'Union Européenne a devant elle de nouvelles perspectives d'élargissement aux Etats actuellement candidats : l'Ancienne République Yougoslave de Macédoine, l'Islande, la Croatie, le Monténégro, la Turquie et la Serbie et aux autres Etats des Balkans (Albanie, Bosnie-et-Herzégovine, Kosovo), candidats potentiels. Cet ouvrage est une version actualisée de la thèse de doctorat soutenue à l'Université de Lille 2, le 1er janvier 2008, et traite des aspects juridiques d'un Etat candidat à l'adhésion à l'Union Européenne. Le concept d'Etat candidat est ici perçu dans un sens large du terme, car il comprend non seulement celui qui est reconnu comme tel pour avoir déposé une demande officielle d'adhésion, mais aussi tout Etat ayant exprimé ses aspirations d'adhésion à l'UE, les Etats reconnus par l'UE comme des candidats potentiels et, dans une catégorie à part, les Etats signataires d'un Traité d'adhésion à l'Union, mais non encore en vigueur. Fondée sur une analyse générale de l'évolution des conditions d'adhésions et des relations qui lient l'Etat candidat à l'Union Européenne, avec une attention particulière consacrée à la stratégie de préadhésion, cette étude démontre que la candidature d'adhésion à l'UE est une situation particulière, qui oscille entre le statut d'Etat tiers et celui d'Etat membre.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...