L'insertion : plaidoyer pour une clinique anthropologique
Mémery Liliane
L'HARMATTAN
15,00 €
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EAN :9782747539425
À quoi servons-nous ? Qu'avons-nous à transmettre ? Au nom de quoi fait-on ce que l'on fait ? sont les questions que se posent les professionnels de l'insertion. En les suivant dans leur quête de sens, on s'aperçoit que trouver sa place et son identité est une problématique qui dépasse le champ même de l'insertion. Par contre, l'insertion, production sociale datée et située, est un révélateur " en négatif " de ce qu'est devenue notre socio-culture et ce qu'elle pourrait devenir si elle était réhumanisée. C'est qu'il y a dans cette quête de sens la nostalgie d'un moi-monde révolu qui sollicite en son centre dépressionnaire l'émergence d'une nouvelle socialité. D'un point de vue symbolique, il s'agit d'un contrat narcissique convenable qui garantit à l'individu et à la socio-culture une humanité en partage. Il s'agit d'un nouveau rituel initiatique, qui inscrit l'individu dans le champ social et l'horizon temporel. En prenant soin de l'humanité en partage chez les individus et dans la civilisation qui se construit, l'insertion devient une clinique anthropologique qui ne se limite pas à sa fonction sociale. Sa fonction symbolique a une inquiétante familiarité avec un conte de fée pour adultes et une nouvelle ruse de la civilisation.
Nombre de pages
163
Date de parution
01/11/2003
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747539425
Titre
L'insertion : plaidoyer pour une clinique anthropologique
ISBN
2747539423
Auteur
Mémery Liliane
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
230
Date de parution
20031101
Nombre de pages
163,00 €
Disponibilité
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Le 8 mai 1902, à 7 h 50, le port de Saint-Pierre, en Martinique, est dévasté par une nuée ardente produite par l'éruption de la montagne Pelée. Vingt-cinq mille personnes périssent en un instant et quelque deux cents bateaux sombrent dans les profondeurs de la rade. Le monde est frappé de stupeur devant ce phénomène inconnu et l'Académie des sciences dépêche sur place une mission de savants. Parmi eux se trouve Maurice Rollet de l'Isle, ingénieur hydrographe, dont le journal, inédit, constitue l'un des témoignages les plus captivants de l'époque. En février 1974, Michel Météry, pionnier de la plongée en scaphandre autonome, découvre la première des épaves de la catastrophe. Son histoire est celle de dix années de patientes et passionnantes investigations. Les manifestations volcaniques dureront jusqu'à la fin des années vingt, mais dés 1916, les premiers artisans de l'improbable reconstruction s'affairent dans la ville. Et le 8 mai 2002, le Belem, le dernier des trois- mâts français, que la fortune avait voulu épargner, revient sur les lieux du drame qui aurait pu être aussi le sien. A la fois beau livre, livre d'histoire et invitation à la découverte du monde sous-marin, Tamaya est un hommage à tous les marins disparus en ce jour fatidique ainsi qu'à Saint-Pierre, destination mythique pour les plongeurs du monde entier.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...