L'ECRITURE DE L'EXCES. FICTION FANTASTIQUE ET POETIQUE DE LA TERREUR.
MELLIER DENIS
CHAMPION
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EAN :9782745302243
La théorie littéraire a voulu lire le fantastique comme essentiellement lié à l'ambiguïté du sens et à l'incertitude des formes, plaçant son enjeu dans une herméneutique de l'indétermination. Mais devant l'insistance des apparitions fantastiques - monstres, vampires ou spectres - à s'objectiver dans la fiction, à rendre toujours plus explicite leur présence, il convient de requalifier, désormais, à l'intérieur du champ fantastique, ce qui a toujours constitué, depuis son origine gothique, son autre modalité: une écriture de l'excès. Examinée depuis ses origines, dans les rapports du sublime, du gothique et du grotesque, jusqu'à sa systématisation dans l'écriture de Lovecraft, la poétique de la terreur rend visible dans l'excès spectaculaire des formes fantastiques, une scène spéculaire. Dans le jeu de l'hyperréalisme descriptif et de la rhétorique de l'indicible, l'écriture dramatise, dans l'effroi, ses limites. Dans le prisme hyperbolique de la terreur, le fantastique de l'excès offre aussi un redoublement de l'effet de -fiction: si le monstre, dans la fiction, s'objective, hors l'imaginaire, pour terrifier les personnages, comment lisons-nous sa fiction - toute fiction - pour que lui soit ainsi consenti un tel effet pathétique...
Date de parution
11/07/2000
Poids
740g
Largeur
150mm
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EAN
9782745302243
Titre
L'ECRITURE DE L'EXCES. FICTION FANTASTIQUE ET POETIQUE DE LA TERREUR.
ISBN
2745302248
Auteur
MELLIER DENIS
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
740
Date de parution
20000711
Disponibilité
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Le bébé a une vie psychique. Ses émotions sont très communicatives, mais sa souffrance passe souvent inaperçue. Pour répondre à ce problème, cet ouvrage développe une approche résolument intersubjective en considérant l'émotion comme un lien entre corps et groupalité. Entre le bébé et sa mère, entre la mère et son bébé, le partage de l'émotion a une valeur de " message " et de symbolisation. B. Golse et R. Roussillon renouvellent avec vigueur le point de vue psychanalytique sur cette question, tandis que C. Athanassiou expose une observation conduite selon la méthode d'E. Bick. Les signes de souffrance du bébé, comme l'évitement ou le gel des émotions, sont très précisément analysés par S. Fraiberg dans un texte devenu une référence majeure en psychopathologie. Le thérapeute, le soignant, doivent recevoir, contenir et penser ces souffrances. D. Mellier montre qu'il s'agit ici d'un travail d'attention. M.-B. Lacroix et M. Monmayrant suivent leurs impacts dans les groupes d'enfants, O. Avron dans les groupes d'adultes sensibles aux " effets de présence ", tandis que C. Dolto nous introduit avec l'haptonomie auprès du f?tus. Cette clinique du bébé servira aussi de repère à tous ceux qui sont aux prises avec des souffrances très primitives existant en deçà des émotions.
Le bébé est un "révolutionnaire", sa naissance bouleverse l'ordre établi. C'est le bébé qui fait la famille, c'est le bébé qui transforme un couple conjugal en parents, qui bouscule la fratrie et crée des grands-parents. Sur lui convergent tous les enjeux de la transmission de la vie entre les générations, passées et présentes, mais aussi toute l'attention de chacun. Un "berceau psychique familial" s'édifie ainsi sur cet axe, fragile, où le bébé se construit dans ses liens, où les familles redistribuent la "carte d'identité" de leurs membres. Cette "géographie familiale" est largement mise en relief (D. Mellier), notamment grâce à l'apport de l'observation du bébé dans sa famille selon E. Bick. Les processus complexes de liaison sont de manière tout à fait nouvelle analysés avec l'idée d'une "tiercéité précoce" (D. Houzel), tandis que la thérapie familiale psychanalytique recueille et soigne les liens en souffrance dans l'ensemble familial (A. Eiguer). Dés la vie foetale, le "berceau virtuel" (S. Missonnier) devient bien réel pour les parents. Le miroir familial (P. Cuynet) façonne ensuite l'identité du bébé, tandis que les troubles psychosomatiques (R. -A. Belot) signalent ses souffrances. L'accompagnement des parents en situation de handicap (D. Candilis-Huisman) témoigne aussi de la fragilité de ce berceau très dépendant de l'évolution de nos sociétés.
Comment penser la vie des équipes ? Comment peuvent-elles évoluer ? Cet ouvrage propose un modèle de compréhension du fonctionnement des équipes, des dispositifs qu'elles utilisent et de leurs possibilités de changement. Les conflits et la souffrance des professionnels sont étudiés avec les capacités de l'équipe à contenir et penser la souffrance et le désir des personnes accueillies. L'évolution des pratiques est envisagée avec le devenir de ce qui n'est pas contenu dans l'institution et le risque de crise. Après les travaux de Bion, Bleger, Kaës ou Fustier, l'auteur pose le problème du positionnement clinique du psychologue et développe plus largement une théorie groupale de la fonction contenante des équipes. A l'heure où les soignants sont malmenés, où les institutions de soin ou d'éducation tentent de se "restructurer", il devient urgent de prendre toute la mesure de ce qui s'est construit dans les équipes et de la particularité de "leur vie", consciente et inconsciente.