Quarante ans après son introduction, la notion de biodiversité a creusé son sillon : des politiques publiques, à toutes les échelles, lui consacrent leurs objectifs, et notre vie quotidienne est ponctuée d'appels à la préserver, dans les journaux, les publicités, les slogans politiques. Mais que nous disent réellement tous ces discours qui gravitent autour de la biodiversité ? Avant tout, ils expriment un constat d'échec : échec de la préservation de notre environnement, échec des tentatives de mesurer sa valeur, échec dans la construction de dispositifs d'expertise probants pour aiguiller les politiques environnementales. En interrogeant ce que son omniprésence nous enseigne sur notre rapport à l'environnement et sur la connaissance que nous en avons, cette enquête propose de repenser la notion de biodiversité. Ni synonyme de nature ni objet ni mesure, la biodiversité est une périphrase : c'est un appel elliptique à rendre nos décisions environnementales plus rationnelles. Penser la biodiversité, c'est interroger cette exigence de rationalisation, au-delà des caricatures que la science économique et ses critiques véhiculent. Penser la biodiversité, c'est creuser une rationalité qui s'enracine dans une exigence de justification et d'argumentation ouverte, contradictoire et exploratoire, seule à même de fonder des politiques environnementales légitimes et efficaces.
Nombre de pages
122
Date de parution
23/11/2021
Poids
163g
Largeur
140mm
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EAN
9791037010025
Titre
Penser la biodiversité
Auteur
Meinard Yves
Editeur
HERMANN
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140
Poids
163
Date de parution
20211123
Nombre de pages
122,00 €
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Depuis la Convention de Rio en 1992, les accords se sont succédé pour faire de la biodiversité une priorité dépassant tous les enjeux politiques et économiques. Le terme « biodiversité » en est ainsi venu, vingt-cinq ans à peine après son invention, à envahir les discours juridiques, politiques, journalistiques, et s'est même fait une place dans le discours de tout un chacun. Cette situation est exceptionnelle pour un terme né au coeur d'une science et qui joue aujourd'hui un rôle-clef dans nombre de sciences. Notion au carrefour des disciplines, la biodiversité fournit donc une occasion unique de repenser les pratiques scientifiques, leurs rapports aux problématiques économiques et morales, et la relation de l'homme à l'environnement. Mais cette notion, pourtant si omniprésente, s'avère insaisissable. L'expliciter implique d'examiner les usages qui en sont faits, dans toute leur profondeur philosophique. À assumer cette exigence, cet essai montre que l'explicitation de la notion de biodiversité est une double reconquête : celle d'une certaine expérience de la réalité biologique et celle d'une certaine capacité d'agir vis-à-vis d'elle.
Capotorti Francesco ; Hilf Meinhard ; Jacobs Franc
Le 14 février 1984, le Parlement européen adoptait à une très large majorité un projet de traité d'Union européenne, dont Altiero Spinelli avait été l'inspirateur et le rapporteur-coordinateur. L'Institut d'Etudes européennes de l'ULB a entendu s'associer à la célébration de cet événement par la publication du présent ouvrage. Celui-ci reprend le texte du Commentaire article par article dû aux quatre juristes qui ont assisté le Parlement dans l'élaboration du projet, les professeurs Francesco Capotorti, Meinhard Hilf, Francis Jacobs et Jean-Paul Jacqué, et publié en 1985 dans les collections de l'Institut. Cette réédition a été complétée par des textes qui soulignent les apports du projet Spinelli dans le développement constitutionnel de l'Union européenne. Enfin, le projet Spinelli n'explique pas seulement le passé de la construction institutionnelle de l'Union européenne. Il comporte des enseignements pour l'avenir. Par sa méthode d'élaboration d'abord : le projet émane du Parlement européen, fort de la légitimité démocratique que lui octroyait l'élection au suffrage universel de 1979. Pour Spinelli, le projet s'adressait d'abord aux parlements nationaux. Par sa portée constitutionnelle et les modalités originales de reprise de l'acquis communautaire ainsi que par la confiance faite aux institutions, ensuite. Par sa procédure d'entrée en vigueur, enfin. Il s'agit là d'autant de leçons à méditer notamment et au premier chef par le Parlement européen élu en mai 2014 et auquel le traité de Lisbonne de 1997 accorde, pour la première fois, le pouvoir de proposer une révision des traités constitutifs.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.