Mariages et idendité nationale au Liban. Les relations libano-palestiniennes dans le Liban de Taëf (
Meier Daniel
KARTHALA
23,00 €
Epuisé
EAN :9782811101596
Quels liens existe-t-il entre recomposition identitaire et dynamiques postconflit dans le cas libanais ? Comment se redéploient les frontières de l'identité collective libanaise par rapport aux réfugiés palestiniens depuis le retour à la paix civile en 1990 ? Que nous apprend l'étude des mariages libano-palestiniens sur les changements politiques au Liban ? Au moyen d'une enquête de terrain auprès des acteurs concernés, l'auteur développe un axe original, à la fois historique et sociologique, des relations entre Libanais et Palestiniens depuis 1948. En outre, cette étude montre bien les mutations de la représentation de la problématique des réfugiés palestiniens au Liban et, dans le même temps, les changements intervenus dans les contours de l'identité collective libanaise. L'examen des discours politiques stigmatisant les Palestiniens et du dispositif juridique qui, depuis les années 1980, frappe ces réfugiés rend visible un important décalage entre perception institutionnelle et vie sociale, imputable au contexte d'hégémonie politique syrienne. L'auteur propose alors de nommer la période qui institue un déséquilibre dans les relations libano-syriennes " configuration de Taëf ", du nom de l'accord politique de sortie de conflit signé en 1989. Cette taxinomie permet ainsi de questionner la mutation d'une telle configuration politique depuis les changements intervenus à la suite de l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri en 2005.
Nombre de pages
214
Date de parution
01/12/2008
Poids
350g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811101596
Auteur
Meier Daniel
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20081201
Nombre de pages
214,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Depuis le 7 octobre 2023, suite à l'attaque menée par le Hamas contre Israël, le Moyen-Orient connaît une nouvelle phase de recomposition et de déstabilisation, comme cette région en a connu après la guerre des Six Jours en 1967 ou le 11 septembre 2001. Dans cet espace mouvementé, trois pays apparaissent comme de véritables puissances régionales par leur taille, leur population, leur potentiel économique, stratégique ou encore leur influence régionale, notamment sur le plan religieux : la Turquie, l'Arabie saoudite et l'Iran. Alors que les deux premiers tentent de profiter de l'affaiblissement de « l'axe de la résistance » proche de l'Iran, ce dernier plie pour ne pas rompre en attendant des jours meilleurs d'autant plus que la République islamique a prouvé sa résilience depuis 1979 face à de multiples épreuves. Les rivalités n'excluent cependant pas des rapprochements comme celui observé entre Ryad et Téhéran.
Au-delà de leur acception comme marqueurs juridiques de la souveraineté, les frontières apparaissent davantage comme des processus. Ainsi étendues aux limites des groupes politiques en lutte, elles fonctionnent comme des révélateurs de dynamiques locales, régionales ou globales. Les cas d'études rassemblés dans ce volume qui vont du Maghreb au Golfe proposent différents niveaux d'analyse, reviennent sur l'histoire des marges et reformulent une série de questions identitaires, politiques et sociales en partant des frontières.
Les Libanais sont les descendants des Phéniciens"; "Le Liban est une création de la puissance coloniale française"; "Les réfugiés palestiniens sont responsables de la guerre civile"; "Israël a occupé le Sud-Liban pour défendre la Galilée"; "L'occupation syrienne du Liban avait pour objectif son annexion"; "Derrière le Hezbollah, l'Iran"... Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. Daniel Meier les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.
Les frontières structurent notre espace de mouvement. Lieux de la mondialisation, elles s'effacent pour favoriser les échanges. Lieux des migrations, elles trient les individus, acceptent les bons, rejettent les indésirables. Lieux barrière contre les épidémies, elles enferment et confinent... Oscillation permanente entre flux et contrôle, les frontières d'aujourd'hui constituent un prisme original pour appréhender le monde dans lequel nous vivons et les rapports que nous entretenons entre nous.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.