La tragédie grecque est un art du politique, qui en révèle tous les aspects afin de lui donner un ordre et un sens. Pour établir cette liaison entre le tragique et le politique, Christian Meier étudie d'abord l'émergence de la démocratie athénienne et les conflits qui la traversent, notamment à l'époque, restée très mystérieuse, d'Ephialte, prédécesseur de Périclès à la tête du parti démocratique. C'est sur ce fond de querelles que se développe la tragédie. En étudiant les principales pièces d'Eschyle, les Perses, les Suppliantes et l'Orestie, ainsi que les premières pièces de Sophocle, l'Ajax et l?Antigone, Christian Meier se préoccupe beaucoup moins de repérer les allusions à la situation politique athénienne, bien que ces allusions existent, que de définir la tragédie comme un élément du jeu politique: l'esthétique tragique est une dimension, fondamentale, de la vie politique athénienne. Et, peut-être, de toute vie politique, ce qui donne à ce texte une résonance profondément actuelle. Christian Meier, né en 1929, professeur d'histoire ancienne à l'Université de Munich, a créé une nouvelle discipline, qui commence à s'acclimater en France: l'anthropologie politique. Parmi ses ouvrages traduits en français, citons La politique et la grâce et César.
Nombre de pages
276
Date de parution
11/03/1991
Poids
388g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782251380087
Titre
De la tragédie grecque comme art politique
Auteur
Meier Christian
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
388
Date de parution
19910311
Nombre de pages
276,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comment et pourquoi les Grecs, qui en ignoraient tout, créèrent-ils la démocratie ? L'école française, à cette question, répond par la seule explication du contexte : la crise sociale générale du monde grec au Ve siècle obligea les aristocraties à laisser le pouvoir au peuple. Mais donner le pouvoir au peuple implique que l'on ait d'abord inventé la notion de citoyen. C'est à cette lente genèse des nouveaux cadres de pensée qui, une fois la crise venue, permirent de jeter les bases de la démocratie, que ce livre s'attache, décrivant l'ample révolution culturelle que fut l'invention de la citoyenneté : la prééminence accordée à la communauté, l'importance prise par la participation politique dans la définition de l'identité de chacun, mais aussi, entres autres exemples, l'affirmation du libre-arbitre de l'homme dans la tragédie, Les Euménides d'Eschyle, ou la découverte, par Hérodote, que l'Histoire n'est pas un fil dévidé par les Dieux, mais un motif tissé par l'action des hommes.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
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Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine