Kepler : la physique céleste. Autour de l'Astronomia Nova (1609)
Mehl Edouard
BELLES LETTRES
55,00 €
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EAN :9782251420462
Comme le De Revolutionibus de Nicolas Copernic (1543), l'Astonomia Nova de Johannes Kepler (1609) est un livre sans fioritures, écrit pour les seuls mathématiciens. En plus d'une technicité déjà assez rébarbative, l'ouvrage n'épargne au lecteur aucun détail d'une recherche émaillée de revers de fortune et d'hypothèses sans lendemain. Mais ceux qui ont eu le courage de le lire ont pu être les témoins d'une victoire inouïe, et d'une mutation radicale de la science astronomique devenue « physique céleste ». Tous les mouvements célestes sont désormais démontrés par leur cause physique : une vertu motrice émanée du soleil, c'ur et vrai centre du monde. L'Astronomia Nova assure donc le triomphe de la théorie copernicienne, contre Aristote, Ptolémée, Tycho Brahé et d'autres. Elle va même plus loin : en renonçant au principe du mouvement circulaire uniforme ? la première des deux lois découvertes dans cet ouvrage définit la trajectoire elliptique des planètes ?, elle ouvre un horizon nouveau à ce qu'on appellera bientôt la « mécanique céleste ».Toutes les contributions réunies dans ce volume concourent à jeter un éclairage nouveau sur une ?uvre qui a aussi contribué à redéfinir les critères de la scientificité et l'objet même du savoir à l'époque moderne : en ruinant la théorie aristotélicienne des moteurs célestes, l'Astronomia nova a porté un coup fatal à la définition traditionnelle de la métaphysique, en sa dimension thé(i)ologique, comme science des substances immobiles et séparées. C'est dire qu'en dépit d'un propos à la fois très technique et circonscrit, l'?uvre de l'astronome impérial a ébranlé les bases sur lesquelles reposait tout l'édifice du savoir au seuil de l'époque moderne. Au-delà de son public savant et mathématicien, l'?uvre intéresse donc ? ou devrait intéresser ? tous ceux qui veulent savoir ce que c'est que savoir. Édouard Mehl, ancien élève de l'École Normale Supérieure (Fontenay-Saint-Cloud), est maître conférences à l'Université de Strasbourg.
Nombre de pages
360
Date de parution
22/11/2011
Poids
500g
Largeur
150mm
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EAN
9782251420462
Titre
Kepler : la physique céleste. Autour de l'Astronomia Nova (1609)
Auteur
Mehl Edouard
Editeur
BELLES LETTRES
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150
Poids
500
Date de parution
20111122
Nombre de pages
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La théologie au c'ur de la cosmologie cartésienneLa cosmologie cartésienne n'est désignée par son auteur que sous le modeste diminutif d'une « fable du monde », où l'on peut voir l'indice d'une incapacité du savoir humain à pénétrer le secret de la « fabrique du monde ». Pourtant, comme pris d'hybris théorique, et comme si le physicien était lui-même attelé à l??uvre des six jours, le même Descartes peut se déclarer « après à démêler le chaos pour en faire sortir la lumière ». C'est là, dans la tension entre ces deux attitudes diamétralement opposées, que se déploie l'effort cartésien pour surmonter la crise déclenchée par la mise à l'index de Copernic (1616), aboutissant, dix-sept ans plus tard, à la condamnation de Galilée (1633). Cet effort est celui qu'accomplit la philosophie pour tout « recommencer dès les premiers fondements ». Quels sont ces « fondements » ? C'est l'étendue qui, dès les premiers moments de la création, définit l'essence des corps. Si la théologie, libérée des chimères de l'École (matière première, qualités réelles, formes substantielles, espaces imaginaires, etc.), pouvait y reconnaître l'unique et vraie forme des corps, sans doute renoncerait-elle bientôt à « enfermer le monde dans une boule » et à tenir des fables suspectes pour articles de foi. Cette conviction, chez Descartes, est invariable. Ce qui varie, ce sont les moyens et les stratégies discursives pour le « persuader aux autres ».
Les Principes de la philosophie de Descartes (1647) proposent une philosophie réunissant de manière originale tout ce qui relevait jusque-là de sciences distinctes: la « physique », l« astronomie », la « métaphysique ». Louvrage, parfaitement didactique, vise à remplacer les manuels scolaires de lépoque, figés dans un aristotélisme dont la révolution scientifique des XVIe et XVIIe siècles a précipité la ruine. Mais, sans céder à la facilité dune polémique unilatérale contre un savoir périmé, les Principes retournent cet aristotélisme sublimé contre le scientisme dune époque parfois tentée denterrer lidée même de philosophie. Doù lambiguïté dun ouvrage où les frontières entre la critique et la réappropriation de la tradition ne sont pas toujours évidentes. Doù aussi la radicalité et lenvergure dune uvre qui expose une nouvelle théorie de la connaissance, de la matière corporelle, du mouvement, de la lumière, du ciel doù celle-ci nous parvient, et enfin du monde comme le lieu absolu de leur apparition. Ce monde nest pas seulement lespace, sans qualités, que hantent des corps sans esprit; cest un monde immense, à la fois parfait et ouvert, évident et mystérieux, car le ciel étoilé cèle dans son immensité le secret de son ordre. Les Principes consacrent la philosophie à la considération de cette nouvelle énigme.
A la fin du Moyen-Age, et jusqu'au début de l'époque moderne, l'astronomie n'a pas réellement d'autonomie ni sa fin en elle-même : largement ancillarisée, elle a surtout pour fonction et pour tâche de mesurer les périodes planétaires, et donc le temps. Ce qu'en dit le théologien Andreas Osiander, dans l'avis au Lecteur ajouté en tête du De Revolutionibus, énonce la définition et la fonction de l'astronomie encore valable ? du moins certains le souhaiteraient-ils ? au temps de Copernic : "Il revient en propre à l'astronome de faire l'histoire des mouvements célestes (?) de concevoir et d'inventer des hypothèses quelles qu'elles soient par la supposition desquelles on puisse calculer avec exactitude, à partir des principes de la géométrie, ces mouvements tant pour le futur que pour le passé." Cet ouvrage travaille à vérifier la pertinence de cette définition, à en comprendre les enjeux, et aussi les limites, c'est-à-dire a comprendre comment et pourquoi cette définition de l'astronomie est rapidement devenue insuffisante, inadéquate, et finalement obsolète. Mais il montre aussi, à sa façon, comment la "science moderne" qui est "fille de l'astronomie... descendue du ciel sur la terre le long du plan incliné de Galilée" (Bergson), n'a pu constituer le temps en une variable indépendante qu'en séparant radicalement le temps réel, historique, d'un temps idéal, condition de possibilité des phénomènes physiques. Notre ouvrage peut aussi se lire comme une enquête sur l'origine de ce partage. E. M. & N. R.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine