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Descartes en Allemagne, 1619-1620. Le contexte allemand de l'élaboration de la science cartésienne,
Mehl Edouard ; Fichant Michel
PU STRASBOURG
30,00 €
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EAN :9782868209993
J'étais alors en Allemagne, où l'occasion des guerres qui n'y sont pas encore finies m'avait appelé...". C'est ainsi que l'auteur anonyme du Discours de la méthode (1637) entame le récit d'une autobiographie intellectuelle que la postérité s'accorde à regarder comme l'acte de naissance de la philosophie moderne. Pourtant, on ne sait presque rien des circonstances réelles qui entourent la naissance de ce projet. Au lieu de remonter jusqu'à cet événement initial depuis l'oeuvre achevée de Descartes, qui n'en dit - et peut-être même n'en sait presque rien -, cette enquête cherche à l'éclairer du dehors, à partir de ces circonstances. En Allemagne, en 1619, Descartes a-t-il rencontré Kepler, le mathématicien Faulhaber, ou un quelconque représentant de la société Rose-Croix ? A-t-il visité Kassel, Butzbach, Linz ou Prague ? Cet ouvrage s'emploie à départager ces hypothèses, et surtout à en évaluer l'intérêt philosophique : qu'apportent-elles à l'intelligence du projet cartésien, et par extension, de toute la philosophie comme projet de fondation de la science mathématique de la nature ?
Nombre de pages
625
Date de parution
21/03/2019
Poids
1 029g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782868209993
Titre
Descartes en Allemagne, 1619-1620. Le contexte allemand de l'élaboration de la science cartésienne,
Auteur
Mehl Edouard ; Fichant Michel
Editeur
PU STRASBOURG
Largeur
170
Poids
1029
Date de parution
20190321
Nombre de pages
625,00 €
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Depuis Copernic, la cosmologie antique et médiévale, qui voulait "enfermer le monde dans une boule", est entrée dans une crise à laquelle ne survivra pas le Dieu cosmique, sage artisan disposant dans l'ordre dû le système des orbes solides. C'est cette crise que Descartes a voulu surmonter par la métaphysique et par la déduction d'une proposition "fondamentale" : l'étendue est l'essence du corps. Ce dessein n'impliquait pas le rejet de toute théologie, mais le retour à une théologie libérée des chimères de la scolastique (matière première, qualités réelles, formes substantielles, espaces imaginaires...). Ce même dessein gouverne la "fable du monde" qui expose une physique cohérente avec l'explication de la Genèse — on prendra donc ici au sens littéral l'intention cartésienne de "démêler le chaos pour en faire sortir la lumière". Qu'en résulte-t-il ? Rien de moins qu'un nouveau ciel et un nouveau monde. Loin d'engloutir l'homme dans la nuit de la disproportion, ceux-ci doivent le conduire à reconnaitre en quoi consiste sa vraie perfection. Dans ce nouveau monde doit donc naître un homme nouveau, qui renonce au privilège fictif d'en constituer le centre ou le but, et se conçoit lui-même comme une "partie" — indéterminée et quelconque — de tout l'univers. C'est dans cette inflexion que s'inaugure, avec Descartes, le tournant de la modernité.
Les Principes de la philosophie de Descartes (1647) proposent une philosophie réunissant de manière originale tout ce qui relevait jusque-là de sciences distinctes: la « physique », l« astronomie », la « métaphysique ». Louvrage, parfaitement didactique, vise à remplacer les manuels scolaires de lépoque, figés dans un aristotélisme dont la révolution scientifique des XVIe et XVIIe siècles a précipité la ruine. Mais, sans céder à la facilité dune polémique unilatérale contre un savoir périmé, les Principes retournent cet aristotélisme sublimé contre le scientisme dune époque parfois tentée denterrer lidée même de philosophie. Doù lambiguïté dun ouvrage où les frontières entre la critique et la réappropriation de la tradition ne sont pas toujours évidentes. Doù aussi la radicalité et lenvergure dune uvre qui expose une nouvelle théorie de la connaissance, de la matière corporelle, du mouvement, de la lumière, du ciel doù celle-ci nous parvient, et enfin du monde comme le lieu absolu de leur apparition. Ce monde nest pas seulement lespace, sans qualités, que hantent des corps sans esprit; cest un monde immense, à la fois parfait et ouvert, évident et mystérieux, car le ciel étoilé cèle dans son immensité le secret de son ordre. Les Principes consacrent la philosophie à la considération de cette nouvelle énigme.