Carl Einstein 1885-1940. Itinéraires d'une pensée moderne
Meffre Liliane
SUP
30,00 €
Épuisé
EAN :9782840502296
Découvreur de l'art africain, théoricien majeur de l'art moderne dont il publia la première somme, lucide et audacieuse, dès 1926 dans L'art du XXe siècle, écrivain d'avant-garde dans Bebuquin ou les dilettantes du miracle (1912, Carl Einstein exerça également une médiation culturelle de premier plan entre la France et l'Allemagne. Personnalité très connue du monde des arts et des lettres tant à Berlin qu'à Paris, il signa de multiples contributions dans les revues allemandes, en particulier dans celle de son beau-frère Franz Pfemfert Die Aktion. Il cofonda Documents à Paris en 1929 avec Georges Bataille et Michel Leiris et participa aussi pleinement à la réalisation du film Toni de jean Renoir en 1934. Ami des cubistes et de leur marchand D.-H. Kahnweiler, lié avec les talents les plus représentatifs de son époque, il se caractérisa toujours par son esprit de pionnier. Il opéra des croisements féconds entre divers domaines du savoir humain et sut constituer de riches réseaux de sociabilité dans l'Europe du moment. Intellectuel engagé dans toutes les luttes de son temps, combattant de la liberté en Espagne, il chercha sa vie durant à faire coïncider idées et réalité, art et existence. Cet ouvrage est le premier à explorer l'ensemble des itinéraires intellectuels qu'emprunta Carl Einstein en ces débuts fascinants du XXe siècle. Il s'appuie sur l'analyse des ?uvres, de très nombreux documents inédits, des correspondances, des souvenirs recueillis auprès des derniers contemporains de Carl Einstein tels D.-H. Kahnweiler, Louise et Michel Leiris, Maria Jolas.
Nombre de pages
343
Date de parution
01/06/2002
Poids
638g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782840502296
Titre
Carl Einstein 1885-1940. Itinéraires d'une pensée moderne
Auteur
Meffre Liliane
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
638
Date de parution
20020601
Nombre de pages
343,00 €
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Dans le Paris cosmopolite des années 1920 et 1930, les avant-gardes fleurissent et se fécondent mutuellement, grâce notamment à l'afflux d'émigrés du monde entier qui se sont expatriés pour des raisons politiques, idéologiques ou personnelles. Parmi eux, Carl Einstein (1885-1940), Allemand, et Benjamin Fondane (1898-1944), d'origine roumaine, tous deux Juifs et Parisiens de coeur, ont oeuvré en phase avec les courants d'avant-garde du début du siècle, travaillé au carrefour de l'esthétique, de la poésie, de la critique littéraire, de la philosophie et du cinéma. Ce volume, qui présente les actes du colloque tenu à Dijon en juin 2007, explore leurs interactions avec d'autres acteurs des avant-gardes – T. Tzara, C. Brancusi, W. Benjamin, I. Voronca, E. Jolas, R. Allendy, F. Werfel, etc. – tout en discutant leurs conceptions de l'art moderne et du primitivisme et en soulignant l'originalité de leur apport et l'héritage contemporain de leurs oeuvres frontalières.
Ce livre est un premier essai pour clarifier le chaos de l'art de notre temps, pour séparer ce qui a de la valeur de ce qui n en pas, pour montrer quels sont les intentions et les buts de la peinture et de la sculpture modernes en Europe.
Einstein Carl ; Meffre Liliane ; Paudrat Jean-Loui
Résumé : Théoricien majeur de l'art moderne, Carl Einstein fut aussi le découvreur de l'art africain, le premier à l'analyser sur le plan formel. Ce faisant, il modifia le regard posé par les Occidentaux sur ces objets en provenance d'Afrique et leur conféra un statut d'art à part entière, en phase avec les cubistes à la recherche de solutions de formulation de l'espace. Cet ouvrage a pour but d'offrir aux lecteurs tous les textes publiés par Carl Einstein sur les arts africains tant en allemand qu'en français, aussi bien en Allemagne qu'en France. Ont été traduits les deux célèbres ouvrages Negerplastik (1915) et Afrikanische Plastik (1921) ainsi que l'article "Exotische Kunst". Les autres écrits avaient été publiés en français dans les revues Documents (cofondée par Carl Einstein, Georges Bataille et Michel Leiris en 1929) et Cahiers d'art. Tous les textes sont ici accompagnés de leurs illustrations d'origine. Ils ont été traduits, annotés et présentés par des spécialistes de l'oeuvre de Carl Einstein et des arts de l'Afrique.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.