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Guy de Malherbe
Meaux Antoine de ; Cloux Patrick ; Delavallade Oli
CORLEVOUR
43,75 €
Épuisé
EAN :9782372090209
Guy de Malherbe peint des paysages verticaux. Des paysages dépourvus de ciel, la plupart du temps, qui, du fait de cette absence, semblent comme dressés le long de la paroi du tableau. C'est vrai des falaises, ça l'est aussi des sols. Cette façon de faire, qui contrevient à la tradition du paysage, induit un nouveau mode de relation à la peinture. Là où il est d'usage qu'un paysage soit un tableau privilégiant l'horizontalité - un tiers de terre, deux tiers de ciel - afin que le spectateur, dans sa verticalité d'homme, éprouve un sentiment de domination du monde qu'il parcourt et contemple, Malherbe nous emmène ailleurs : au pied du monde, avec lui. Ca n'est pas qu'une affaire d'inversion d'un rapport, et de spectateur soudain dominé. De cela, l'artiste n'a que faire, cherchant non à nous donner la sensation que c'est le monde qui nous possède, mais, par un abandon de souveraineté, à ouvrir notre regard à une autre forme d'exploration. C'est le surplomb qui est mis à mal ici, c'est la distance entre la chose observée et celui qui la regarde qui est abolie. Le peintre nous colle littéralement le nez dans ce qu'il peint, et dans ce qu'il met en jeu pour le peindre. Afin de nous aveugler ~ Je ne crois pas. Ou alors pour un temps, comme un passage nécessaire au désapprentissage du privilège accordé à un oeil désincarné. Car ici on voit, mais l'organe qui voit est le corps tout entier. Un corps pour qui voir, c'est tout autant éprouver que visualiser, décrire que fouiller, comme ces animaux fouisseurs qui découvrent le monde en l'ingérant, strate par strate.
Nombre de pages
160
Date de parution
26/05/2016
Poids
1 120g
Largeur
232mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782372090209
Titre
Guy de Malherbe
Auteur
Meaux Antoine de ; Cloux Patrick ; Delavallade Oli
Editeur
CORLEVOUR
Largeur
232
Poids
1120
Date de parution
20160526
Nombre de pages
160,00 €
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Vie et mort de Michel Vieuchange On ignorait tout de Michel Vieuchange (1904-1930), l'auteur du fulgurant Smara, carnets de route arraché à la fournaise et aux sables d'une des dernières taches blanches des cartes du monde, le Rio de Oro saharien. Antoine de Meaux fait plus que raconter l'odyssée de cet explorateur de vingt-six ans, mort au terme de son périple. Ayant eu accès à nombre d'archives inédites, il parvient à nous faire revivre de l'intérieur l'itinéraire de ce garçon de bonne famille, promis à un bel avenir, et qui choisit délibérément de se soumettre à l'épreuve du pire. Car les photos sont là : en l'espace de quelques saisons, le jeune homme bien élevé se transmue en une sorte de démon ou d'archange, dardant sur le monde un regard de foudre... D'une image à l'autre, que s'était-il donc passé ? "Un livre que l'on lit en état de grâce, mais souffrant mille morts de n'avoir pas été de ceux qui écrivaient à 26 ans : " Le feu du désir de la chose retrouvée... m'entraîne dans son cercle d'or. "" Edmonde Charles-Roux, La Provence.
Résumé : 1792, en pleine Révolution. Tandis que les Jacobins ont fait tomber Paris, tout un peuple afflue à Lyon, qui devient le théâtre d'un siège impitoyable. Dans la cité à vif, les trajectoires des familles Pierrebelle et Conche reflètent les combats de la guerre civile, avec ses trahisons et sa sauvagerie.
4e de couverture : Denise Jacob a dix-neuf ans quand elle entre en résistance, sous le nom de Miarka. Agent de liaison à Lyon, elle recueille les demandes de faux-papier, collecte et achemine les informations, jusqu'au jour de son arrestation, le 18 juin 1944. Soumise à la torture, Miarka révèle un courage extraordinaire. Elle ne parle pas, ne lâche rien. C'est ensuite la déportation dans le camp de Ravensbrück puis celui de Mauthausen, alors qu'au même moment sa famille, dont sa petite soeur, la future Simone Veil, est plongée dans la nuit de la Shoah. Antoine de Meaux a bien connu Denise Jacob devenue Vernay par son mariage après-guerre. Il retrace ici la bouleversante histoire de Miarka et de sa famille emblématique en s'appuyant sur des archives inédites, sa correspondance, ses écrits intimes et poétiques, et les carnets de son père, André Jacob. Miarka, portrait sensible d'une femme d'exception, est un superbe hommage à l'esprit de la Résistance, et une oeuvre de combat, plus que jamais nécessaire.Notes Biographiques : Né en 1972, Antoine de Meaux est écrivain, poète, réalisateur de documentaires. Membre du comité éditorial de la revue Nunc, il est l'auteur, entre autres, de L'Ultime désert, vie et mort de Michel Vieuchange.
Nombreux sont aujourd'hui ceux qui considèrent Smara (1932) de Michel Vieuchange comme « le » livre unique parmi ceux qui ont été écrits sur le désert. Un livre pour ainsi dire arraché à la fournaise et aux sables par un garçon de vingt-six ans parti se brûler les ailes dans la zone interdite de l'El-Gaada mauritanien. Un livre qui fascina des esprits aussi divers que Claudel, Massignon, Cocteau ou Théodore Monod. Mais sur l'auteur de ce livre, Michel Vieuchange (1904-1930), avouons qu'on savait peu de chose. Antoine de Meaux, donc ce sont ici les débuts en littérature, se garde bien ? tant mieux ? de re-raconter l'incroyable aventure de Vieuchange au désert (Smara suffit à cela). Ayant eu accès aux archives de la famille et à nombre de documents étonnants, il parvient à nous faire revivre comme de l'intérieur l'itinéraire de ce garçon de bonne famille, promis à ce qu'on appelle un bel avenir, et qui choisit délibérément de se soumettre à l'épreuve du pire. Car les photos sont là: en l'espace de quelques saisons, le jeune homme bien élevé, cravaté, plein de santé, se transmue d'impossible façon en une sorte de démon ou d'archange, ravagé par l'incendie intérieur, dardant sur le monde un regard de foudre? D'une image à l'autre, que s'était-il donc passé? C'est à cette question qu'a voulu répondre le livre d'Antoine de Meaux ? qui se garde bien de re-raconter par le détail l'aventure du voyage à Smara (si bien que le récit de Vieuchange et le sien jamais ne se chevauchent): « J'ai souhaité rassembler les éléments épars de cette vie, tâcher de comprendre ce que Michel avait tenté de nous dire en allant se perdre au désert. J'ai été au Maroc, au cimetière d'Agadir où il repose, et jusqu'à Smara. Ma biographie est en fait une sorte de pèlerinage, entre quête et enquête, un cheminement vers ce prodigieux visage de la fin que le temps risquait d'effacer de nos mémoires, et dont j'étais convaincu qu'il avait un secret à révéler. » Une seule certitude en tout cas: les lecteurs de Smara ne seront pas déçus par ce nouveau voyage.
Plazenet Laurence ; Rastoin Marc ; Kéchichian Patr
Quand je parlerais toutes les langues des hommes, et le langage des anges mêmes, si je n'ai point la charité, je ne suis que comme un airain sonnant, ou une cymbale retentissante. Et quand j'aurais le don de prophétie, que je pénétrerais tous les mystères, et que j'aurais une parfaite science de toutes choses ; quand j'aurais encore toute la foi possible, jusqu'à transporter les montagnes, si je n'ai point la charité, je ne suis rien. Et quand j'aurais distribué tout mon bien pour nourrir les pauvres, et que j'aurais livré mon corps pour être brûlé, si je n'ai point la charité, tout cela ne me sert de rien. La charité est patiente ; elle est douce et bienfaisante ; la charité n'est point envieuse ; elle n'est point téméraire et précipitée ; elle ne s'enfle point d'orgueil ; elle n'est point dédaigneuse, elle ne cherche point ses propres intérêts, elle ne se pique et ne s'aigrit de rien, elle n'a point de mauvais soupçons ; elle ne se réjouit point de l'injustice ; mais elle se réjouit de la vérité ; elle supporte tout, elle croit tout, elle espère tout, elle souffre tout. La charité ne finira jamais.
Ce texte poétique à la structure ouverte ancre le récit dans un passé mythique méditerranéen en même temps qu'intensément actuel (le Cap Corse). A travers la voix de Minoa, qui confie son désarroi, ses doutes, ses perplexités face à la vie et à l'amour, toute une réflexion sur l'écriture est engagée. Pour explorer le monde intérieur qui la fonde et dans lequel elle se débat, la narratrice choisit des modalités d'écriture et des tonalités volontairement diversifiées. L'ensemble épistolaire des Feuillets de Minoa (première partie), est ponctué par de brefs poèmes dont la tonalité sagement érotique rompt avec la prose des lettres tout imprégnées du "sentimentalisme" du XVIIIe siècle. Les Journuits (seconde partie) combinent récits oniriques et prose journalistique. Les Petites fantaisies minoennes (3e partie), brefs textes en vers, jouent le rôle d'intermède ludique. La dernière partie, Chants de Minoa, rassemble des poèmes inspirés par la même ferveur lyrique. Avec en ouverture une sextine écrite selon les règles mises en place au XIIe siècle et en chant final, le "Brame de la Minotaure", l'ouvrage, tendu à l'extrême, constitue une partition surprenante. Si la voix dominante est celle de Minoa, les différents modes d'expression qu'elle emploie pour la faire résonner, rendent compte d'une intériorité polyphonique d'une grande intensité.