A quarante ans passés, Stella Payne est plutôt riche, encore assez jolie, divorcée sans remords ni regrets et mène une existence somme toute confortable de superwoman libérée version beaux quartiers de la communauté noire de San Francisco. Aussi accueille-t-elle avec un bonheur non dissimulé l'aventure qui s'offre à elle en la personne de Winston Shakespeare, un très beau gosse de vingt ans rencontré sur la plage d'un hôtel de luxe de la Jamaïque. Mais quand le gosse en question prend la chose très au sérieux, quand son fils, ses amies, son patron s'en mêlent, les choses se compliquent. Stella est amoureuse, à la folie, mais tout, décidément tout, semble faire obstacle à ce nouveau départ. L'occasion pour Terry McMillan de brosser avec humour un portrait de femme indépendante et passionnée qui veut croire que tout est possible. Un pari sur la vie, sur l'amour, qui lui réservera bien des surprises.
Nombre de pages
331
Date de parution
21/05/1999
Poids
425g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782080673466
Titre
Stella
Auteur
McMillan Terry
Editeur
FLAMMARION
Largeur
152
Poids
425
Date de parution
19990521
Nombre de pages
331,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Où sont les hommes ? Inlassablement, nos quatre Vénus version nineties s'interrogent. Savannah, trente-six ans et ô calamité, toujours célibataire ; Bernardine, mariée à un tombeur qui se prend pour J.R. Ewing et la trompe avec sa secrétaire ; Robin, perdue dans ses rêves de bébé, qui tolère un arriviste la traitant comme une bonniche, et enfin Gloria, super maman qui berce dans les kilos superflus ses blessures d'amour. Quatre amazones lancées sur la carte du Tendre, aux abords de la funeste quarantaine. Une seule question ponctue leur course : Savannah, soeur Savannah, ne vois-tu rien venir ? Combien de robes et de manucures pour séduire le bel Apollon ? Qui de la puritaine ou de la frivole trouvera l'homme idéal ? Mi-coeurs d'artichaut, mi-femmes fatales, les super-nanas n'en finissent pas d'effeuiller la marguerite à la recherche de Mr Right. Double vie, idylles sans lendemain, célibat forcé, Terry McMillan en Bretécher made in Phoenix colle au réel. Semaine fast-food, passions night-club forment l'ordinaire de nos turbulentes copines. Dialogué, tonique, le roman frappe juste. Un scénario qui cousine avec Elles ne pensent qu'à ça sur un air de Froufrou.
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Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.