Studia Anatolica et varia. Mélanges offerts au professeur René Lebrun (volume 2)
Mazoyer Michel ; Casabonne Olivier
L'HARMATTAN
32,50 €
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EAN :9782747574150
Ce volume est destiné à honorer le Professeur René Lebrun, hittitologue de renom, Professeur à l'Institut catholique de Paris et à l'Université Louvain-la-Neuve, directeur de publication de la revue Hethitica. Il réunit les travaux de chercheurs de six pays différents. A travers ces articles, sont explorés les domaines les plus variés en relation avec l'Anatolie du 2e millénaire et les pays voisins : histoire, histoire des religions, philologie, archéologie. Les problématiques les plus actuelles de la recherche concernant le Moyen-Orient sont ici évoquées. Des classiques ont tenu également à rendre un hommage à leur collègue. L'ensemble constitue un éventail d'une grande richesse intellectuelle, d'une lecture à la fois plaisante et enrichissante.
Nombre de pages
362
Date de parution
02/11/2004
Poids
480g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747574150
Titre
Studia Anatolica et varia. Mélanges offerts au professeur René Lebrun (volume 2)
ISBN
2747574156
Auteur
Mazoyer Michel ; Casabonne Olivier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
480
Date de parution
20041102
Nombre de pages
362,00 €
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Bien que la nature constitue un des domaines les plus explorés des Sciences humaines, les auteurs ici réunis abordent la question sous l'angle de la colonisation de l'espace et l'envisagent sous le double aspect de sa construction et de sa reconstruction. Des spécialistes de différentes civilisations ont choisi de traiter le sujet entre le deuxième millénaire avant notre ère jusqu'à nos jours. Les auteurs, dont les champs disciplinaires relèvent de l'archéologie - civilisations égyptienne, hittite ou mésopotamienne, par exemple - ou de la littérature contemporaine, mettent en évidence des structures communes qui précisent les caractères de leurs obsessions et des anxiétés qui subsistent encore devant les forces naturelles. Les approches oscillent entre la représentation du réel, celle du paysage qui se transforme, et celle de l'imaginaire, avec ses représentations mythiques pouvant, dans certains cas, s'inscrire dans une perspective morale. La reconnaissance d'une dichotomie entre le milieu sauvage et le milieu anthropisé, mise en évidence dans les pré-Actes publiés précédemment chez L'Harmattan sous les titres La campagne antique et la campagne colonisée, Histoire d'une colonisation, constitue un élément-clé du rapport de l'homme à la nature.
Si les ouvrages sur les origines de la civilisation grecque sont abondants, il est rare qu'ils se penchent sur les racines anatoliennes de celle-ci. Pourtant elles sont manifestes et méritent une analyse systématique. À cet égard, l'Iliade, qui se situe au point de convergence de l'Anatolie et de la Grèce, fournit des éléments utiles pour saisir les analogies entre ces civilisations. Les chercheurs réunis aujourd'hui sont parmi les meilleurs spécialistes du monde homérique et du monde anatolien. Ils mettent en commun leurs connaissances pour tenter de saisir ce qui dans l'Iliade et l'Odyssée pourrait relever d'une influence spécifiquement anatolienne. Au-delà se trouve abordée la question des relations entre le monde hittite et le monde mycénien.
L'apport de la civilisation hittite est essentiel pour appréhender les autres civilisations indo-européennes et méditerranéennes. En entreprenant aujourd'hui de définir les grandes lignes du culte du dieu Télipinu, M. Mazoyer donne une vision globale d'un des aspects majeurs de la religion hittite; il aborde la spécificité du jeune dieu Télipinu, dieu agraire et fondateur hittite. En centrant ses recherches sur ce dieu, un des dieux les plus importants de cette civilisation, l'auteur évoque la philosophie et l'idéologie qui prévalent en Anatolie au deuxième millénaire avant J: C. Il tente de cerner la question des relations entre les dieux et les hommes, la réflexion sur la mort et l'immortalité et s'interroge sur l'organisation du temps et de l'espace.
Cette nouvelle revue, Europeana, tente de réunir d'éminents spécialistes européens et chinois des études européennes. "Penser et faire l'Europe" concerne les sources de l'identité européenne, sa formation et ses contradictions intérieures. Une large place est faite aux débats qui ont cours parmi les spécialistes français et allemands. Cette diversité d'opinions donne un aperçu de la voie sur laquelle l'Europe est engagée.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...