Rarement assimilées aux "véritables œuvres d'art", les installations vidéo sont en revanche souvent dites ludiques, décoratives ou énigmatiques. Il arrive même qu'on les juge insignifiantes ou rébarbatives. Et sans doute répondent-elles mal, pour la plupart d'entre elles, aux attentes les plus traditionnelles de l'esthétique, fondées sur l'aptitude des objets à susciter le sentiment de beauté. Mais au-delà du simple divorce entre nouveauté et tradition, les installations vidéo semblent continuellement brouiller les pistes de tout repère culturel. A leur contact, le "désir esthétique" parfois s'égare, et s'épuise à quérir des formes qui sans cesse se dérobent. Mais, pris aux jeux des dissonances et des contradictions - arrangements multiples, souples et éphémères, bribes d'images, de mots, de sons ou fragments des mondes environnants - le regard qui s'aventure est parfois saisi par la poésie propre à chaque configuration, poésie vivifiante, issue de l'entrelacs de sensations et de sens que ces œuvres distillent. A l'émergence surprenante de leur dimension poétique, pourrait ainsi se reconnaître leur forme particulière de vocation esthétique.
Nombre de pages
285
Date de parution
03/05/2000
Poids
404g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738471550
Titre
Les installations vidéo, "oeuvres d'art"
ISBN
2738471552
Auteur
Maza Monique
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
404
Date de parution
20000503
Nombre de pages
285,00 €
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Cet ouvrage est l'occasion d'une réflexion croisée de chercheurs et d'artistes de provenances très diversifiées, sur un domaine dont les productions brouillent les frontières entre les arts et les usages et échappent aux paradigmes conventionnels de l'analyse et de la critique. En effet, pétries de nombres et modelées par les programmes informatiques, les "e-formes" s'actualisent néanmoins par des mots, des images et des sons. Ainsi, le plus souvent à la frontière entre les objets artistiques mis en ligne sur le Web et les objets de communication conçus pour lui, elles se réapproprient les formes traditionnelles, les incorporent dans leur propre médium et composent entre programmations et pratiques interactives. Que l'on s'inquiète de leur fondement ludique, de leur légèreté inconséquente, de leurs faux-semblants, ou que l'on se réjouisse de leur sens parodique ou de leur génie poétique, il importe d'admettre que ces e-formes participent d'un paysage culturel encore flou que les textes ici réunis ont le mérite d'explorer et de commencer à clarifier
Cet ouvrage est l'occasion d'une réflexion croisée de chercheurs et d'artistes de provenances très diversifiées, sur un domaine dont les productions brouillent les frontières entre les arts et les usages et échappent aux paradigmes conventionnels de l'analyse et de la critique. En effet, pétries de nombres et modelées par les programmes informatiques, les " e-formes " s'actualisent néanmoins par des mots, des images et des sons. Ainsi, le plus souvent à la frontière entre les objets artistiques mis en ligne sur le Web et les objets de communication conçus pour lui, elles se réapproprient les formes traditionnelles, les incorporent dans leur propre médium et composent entre programmations et pratiques interactives. Que l'on s'inquiète de leur fondement ludique, de leur légèreté inconséquente, de leurs faux-semblants, ou que l'on se réjouisse de leur sens parodique ou de leur génie poétique, il importe d'admettre que ces e-formes participent d'un paysage culturel encore flou que les textes ici réunis ont le mérite d'explorer et de commencer à clarifier.
Maza Sarah ; Beslon Christophe ; Dauzat Pierre-Emm
Entre l'affaire Calas et l'affaire du Collier de la reine, d'innombrables affaires ont marqué la fin de l'Ancien Régime. affaires d'escroquerie, querelles de ménage, abus sexuels, autant de drames privés dont les protagonistes sont alors au centre de procès retentissants. A partir de 1770, toute une génération d'avocats ambitieux vont en effet transformer le tribunal en scène de théâtre et peu à peu contribuer à la naissance de l'opinion publique.Ce sont ces " causes célèbres " que raconte ce livre, en montrant le rôle des avocats et le succès populaire croissant des mémoires qu'ils rédigent pour défendre leurs clients. Prenant le relais des philosophes, ils y soulèvent sur un ton de plus en plus personnel les grandes questions qui agitent la société et dénoncent explicitement la tyrannie de l'administration, la morgue des aristocrates, le pouvoir arbitraire. Procès après procès, les histoires intimes ou " particulières " alimentent une vaste littérature judiciaire dont le sens politique devient évident: un cas d'adultère est assimilé à la rupture du contrat social, la défense d'une servante est prétexte à la mise en accusation du système judiciaire, la révolte d'un village, à la suite des abus du seigneur, devient le symbole de la nation tout entière. Ainsi se répand l'idée d'un " tribunal de la nation " que les avocats veulent ériger en juge suprême de leurs causes.Sarah Maza, spécialiste de l'histoire culturelle des Lumières, est professeur d'histoire à la Northwestern University. Elle est l'auteur de Servants and Masters in Eighteenth-Century France.
Arbres magiques, arbres vivants, forêts peuplées d'ombres, accueillantes, confuses, ou menacées... « Loup y es-tu ? » rassemble des personnages habités par leurs feuillages et leur verbe. Cependant la fraîcheur et les clairières des forêts nous garantissent-elles de toute inquiétude ? Inspirées de légendes des Vosges, de marches et de rencontres, elles cachent sans doute des loups invisibles pour les yeux... Solitudes vertes, paroles végétales, ces nouvelles, illustrées par l'auteure, donnent à voir et à entendre ce que poétiquement les arbres nous disent, ceux que l'on peut y croiser.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...